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Angoulême : Le Festival de la BD renaît pour 2027, l’association historique écartée

Autore: Francesco Zinghinì | Data: 10 Gennaio 2026

C’est une annonce qui résonne comme un soulagement immense pour le monde du neuvième art, encore sous le choc de l’annulation de l’édition 2026. Ce matin du 10 janvier 2026, l’avenir du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême s’éclaircit enfin. Lors de ses vœux à la presse organisés à la Méca de Bordeaux, Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine, a officiellement confirmé que l’événement emblématique serait « sauvé » et ferait son grand retour dès 2027. Cette renaissance s’accompagne cependant d’un bouleversement majeur dans les coulisses : l’association historique du festival est désormais mise sur la touche au profit d’une gouvernance entièrement repensée.

La crise institutionnelle qui secouait la cité angoumoisine depuis plusieurs mois semble avoir trouvé son épilogue. Après des semaines d’incertitude et de tensions palpables ayant conduit à la suppression pure et simple du festival traditionnel prévu pour cette fin janvier, les pouvoirs publics ont décidé de trancher dans le vif. L’objectif est clair : reconstruire un événement apaisé, durable et en phase avec les attentes des auteurs et des éditeurs, loin des polémiques qui ont entaché les dernières années de gestion.

Un sauvetage confirmé pour 2027

« Le festival de la BD à Angoulême est sauvé », a martelé Alain Rousset ce vendredi, selon les propos rapportés par Sud Ouest. Cette déclaration met fin aux spéculations les plus pessimistes qui craignaient une disparition définitive de l’événement ou sa délocalisation vers d’autres métropoles culturelles comme Lyon ou Paris. Le président de région, affichant sa satisfaction d’avoir pu « ramener tout le monde autour de la table », a précisé les contours de ce renouveau. Il ne s’agit pas d’une simple reconduction, mais bien de la création d’un « nouvel événement d’audience internationale ».

Cette annonce a été coordonnée avec celle de Xavier Bonnefont, le maire d’Angoulême, qui tenait simultanément un point presse avec les partenaires publics. La volonté politique est unanime : il faut tourner la page. Pour ce faire, un calendrier précis a été établi. Un appel d’offres sera lancé dès la semaine prochaine, avec une date limite de candidature fixée au 12 mars 2026. Le lauréat, qui aura la lourde tâche d’organiser ce festival nouvelle formule, sera désigné à la mi-avril pour un contrat de cinq ans, offrant ainsi une visibilité à moyen terme indispensable pour les partenaires économiques et artistiques.

L’association historique et 9e Art+ mis hors jeu

Le véritable séisme de cette annonce réside dans la refonte totale de la gouvernance. Selon les informations relayées par Charente Libre, l’Association du Festival international de la bande dessinée (FIBD), structure historique, est clairement « mise hors jeu ». Elle ne disposera d’aucun siège au sein du nouveau conseil d’administration de l’ADBDA (Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême), l’entité qui pilotera désormais la stratégie globale.

C’est l’ADBDA qui reprend les rênes, avec des statuts modifiés pour inclure les financeurs publics, les auteurs et les éditeurs, garantissant ainsi une représentativité plus équilibrée. Cette reprise en main marque également la fin définitive de l’ère 9e Art+, la société privée dirigée par Franck Bondoux, qui organisait l’événement depuis près de deux décennies. Les tensions accumulées avec cette structure, notamment les menaces de boycott des auteurs et les critiques sur la gestion des droits de monstration, avaient rendu la situation intenable. « On laisse la liberté au futur organisateur d’imaginer un nouveau festival », précise Laura Baron du Syndicat national de l’édition, citée par la presse locale, soulignant la volonté de rupture avec les méthodes du passé.

2026 : Un “Grand Off” pour combler le vide

Si le regard est désormais tourné vers 2027, l’année 2026 ne sera pas totalement blanche pour les amateurs de bulles. Pour pallier l’annulation du festival officiel, un événement alternatif a été monté dans l’urgence. Baptisé le « Grand Off », il se tiendra du 29 janvier au 1er février 2026. Selon Sud Ouest, cette manifestation se veut une « fête indépendante, collective et gratuite », proposant environ 150 événements, expositions et séances de dédicaces à travers la ville.

Ce « Grand Off » servira de transition symbolique, permettant de maintenir le lien entre le public et les créateurs malgré l’absence de la grande messe habituelle. Il incarne l’esprit de résistance d’un écosystème culturel qui, bien que meurtri par les crises de gouvernance, refuse de laisser la ville d’Angoulême orpheline de son art fétiche, ne serait-ce que pour une année.

Conclusion

Le 10 janvier 2026 marquera sans doute une date charnière dans l’histoire de la bande dessinée en France. En écartant l’association historique et l’ancien organisateur privé pour redonner le pouvoir à une structure collégiale incluant les auteurs, les collectivités locales envoient un signal fort. Le Festival d’Angoulême est sauvé, mais il doit maintenant se réinventer. Le défi pour le futur opérateur, qui sera connu au printemps, sera immense : il s’agira de reconquérir la confiance de la profession et de bâtir, sur les ruines d’une édition 2026 annulée, un événement capable de rayonner à nouveau sur la scène internationale dès 2027.

Questions fréquemment posées

Quand le Festival de la BD d’Angoulême fera-t-il son grand retour ?

Le retour officiel de l’événement est programmé pour 2027, suite à la confirmation du président de la région Nouvelle-Aquitaine. Après l’annulation de l’édition 2026, cette renaissance vise à bâtir un nouveau projet d’audience internationale sur des bases saines. Un contrat de cinq ans sera établi avec le futur organisateur pour assurer la stabilité du festival.

Pourquoi l’association historique du festival a-t-elle été écartée de l’organisation ?

Les partenaires publics ont choisi de retirer la gestion à l’association historique et à la société 9e Art+ pour résoudre une crise de gouvernance majeure. Cette décision répond aux tensions accumulées avec les auteurs et les éditeurs ces dernières années. La stratégie est désormais pilotée par l’ADBDA, une structure incluant les financeurs et les professionnels pour garantir une meilleure représentativité.

Quel événement remplace le festival officiel en janvier 2026 ?

Pour pallier l’absence du festival traditionnel, un événement nommé Grand Off se tiendra du 29 janvier au 1er février 2026. Il s’agit d’une manifestation indépendante et gratuite proposant environ 150 expositions et séances de dédicaces dans toute la ville. Ce rendez-vous alternatif permet de préserver l’esprit de la bande dessinée à Angoulême durant cette année de transition.

Comment sera désigné le nouvel organisateur pour l’édition 2027 ?

Un appel d’offres est lancé dès janvier 2026 avec une clôture des candidatures fixée au 12 mars. Le lauréat sera sélectionné à la mi-avril pour un mandat de cinq ans afin de repenser totalement l’événement. Ce processus vise à trouver un opérateur capable de travailler en harmonie avec les auteurs et de redonner au festival son rayonnement mondial.