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Asma Mhalla et le choc Pasolini : pourquoi la politologue conseille « Salò » pour comprendre 2026

Autore: Francesco Zinghinì | Data: 11 Gennaio 2026

C’est une recommandation culturelle qui a l’effet d’une douche froide, voire d’un électrochoc, dans le paysage médiatique feutré de ce début d’année 2026. Alors que les tendances de recherche s’affolent ce dimanche 11 janvier avec plus de 5000 requêtes associées à son nom, la politologue et spécialiste de la TechPol, Asma Mhalla, a jeté un pavé dans la mare lors d’un entretien accordé au magazine Le Point. Sa phrase, devenue virale en quelques jours, résonne comme un avertissement sombre : « Tout le monde devrait voir “Salò” de Pasolini au moins une fois dans sa vie. »

Loin d’être une simple coquetterie de cinéphile, cette référence au film le plus controversé et le plus insoutenable de Pier Paolo Pasolini sert de clé de voûte à la pensée actuelle de l’essayiste. Connue pour ses analyses tranchantes sur la souveraineté numérique et la géopolitique de la technologie, Asma Mhalla utilise cette œuvre pour illustrer ce qu’elle qualifie de « commodification absolue des corps et des esprits » par les géants du numérique. Dans un contexte politique marqué par l’hégémonie des Big Tech et les réformes gouvernementales sur la surveillance, cette sortie médiatique invite à une réflexion urgente sur l’état de notre démocratie.

Pourquoi convoquer l’enfer de Pasolini pour parler d’algorithmes et d’intelligence artificielle ? Selon les observateurs et les sources concordantes comme Le Devoir et France Info, cette analogie marque une nouvelle étape dans le discours de la chercheuse, qui durcit le ton face à ce qu’elle nomme désormais le « système totalitaire cyberpunk ». Décryptage d’une polémique intellectuelle qui secoue la sphère politique.

Le choc Pasolini : une allégorie de la dépossession

Pour comprendre la portée de la déclaration d’Asma Mhalla, il faut revenir à l’œuvre citée. Salò ou les 120 Journées de Sodome, sorti en 1975, est une descente aux enfers dépeignant le pouvoir absolu de quatre notables fascistes sur de jeunes victimes réduites à l’état d’objets. Selon l’entretien publié par Le Point le 4 janvier dernier, Mhalla ne suggère pas ce visionnage par voyeurisme, mais pour sa capacité à révéler la « mécanique nue du pouvoir ».

D’après la politologue, nous vivons une époque où la violence n’est plus physique et directe comme dans le film, mais cognitive et invisible. Elle établit un parallèle audacieux entre la réification des corps chez Pasolini et la transformation de nos vies privées, de nos attentions et de nos comportements en « matière première comportementale » par les algorithmes. « Nous sommes dépossédés de notre propre intériorité », explique-t-elle, soulignant que le consentement dans l’espace numérique est aussi illusoire que celui des victimes de Salò. Cette métaphore brutale vise à percer l’indifférence généralisée face à la captation de nos données par des entités supranationales.

« Cyberpunk » : la théorisation d’un nouveau totalitarisme

Cette sortie médiatique s’inscrit dans la promotion de ses travaux récents, et notamment de son essai Cyberpunk : le nouveau système totalitaire, paru fin 2025 aux éditions du Seuil. Selon Le Devoir, qui a consacré une large tribune à l’ouvrage, Asma Mhalla y développe la thèse d’un « Di-Léviathan », une créature politique à deux têtes constituée par l’alliance objective entre le « Big State » (l’État sécuritaire) et la « Big Tech » (les méga-corporations).

Dans ce système, la politique traditionnelle, faite d’élections, de parlement et de réformes législatives, ne serait plus qu’un « simulacre ». La réalité du pouvoir résiderait désormais dans les infrastructures technologiques qui modèlent le réel. En citant Pasolini, Mhalla tente de réveiller les consciences sur le fait que ce totalitarisme ne porte pas d’uniforme militaire, mais s’insinue via le confort de nos écrans. Selon France Info, qui relayait ses propos lors de la sortie du livre, l’auteure estime que « la dystopie est devenue notre réalité » et que nous acceptons, par passivité, une forme de servitude volontaire inédite dans l’histoire de l’humanité.

L’alliance Trump-Musk comme preuve du concept

L’actualité internationale semble donner raison aux inquiétudes de la chercheuse. Les récents développements politiques aux États-Unis, et particulièrement la dynamique entre Donald Trump et Elon Musk observée tout au long de l’année 2025, servent d’étude de cas centrale à son argumentation. Selon les analyses développées dans ses récentes conférences, cette fusion entre le pouvoir exécutif américain et la puissance de frappe technologique de la galaxie Musk (X, SpaceX, Neuralink) incarne parfaitement ce nouveau régime.

Mhalla pointe du doigt ce qu’elle appelle le « fascisme simulacre ». Il ne s’agit pas d’une répétition exacte des années 1930, mais d’une hybridation où la technologie permet un contrôle social sans précédent. D’après les extraits de ses interventions relayés sur les réseaux sociaux, elle affirme que ces acteurs « ne se contentent pas d’imaginer le futur, ils le programment ». En ce sens, les élections deviennent des événements secondaires face à la capacité de ces acteurs à définir la vérité elle-même via le contrôle des flux d’information. C’est ici que la référence à Salò prend tout son sens : le pouvoir ne se discute pas, il s’exerce sur des sujets qui n’ont plus les moyens langagiers ou cognitifs de se révolter.

Une crise de la souveraineté européenne

Si le constat est sombre, l’objectif d’Asma Mhalla reste politique et mobilisateur. En provoquant le débat public avec cette référence cinématographique extrême, elle cherche à interpeller les gouvernements européens et le Parlement sur l’urgence d’une réponse. Selon ses déclarations reprises par la presse, l’Europe risque de devenir une « colonie numérique » si elle ne parvient pas à proposer un contre-modèle démocratique robuste.

Les lois actuelles sur le numérique (comme le DSA ou le DMA) sont, selon elle, des outils nécessaires mais insuffisants s’ils ne sont pas accompagnés d’un sursaut politique majeur. Elle appelle à une « survie cognitive », invitant les citoyens à reprendre le contrôle de leur attention et à questionner les infrastructures qui régissent leur quotidien. La violence symbolique de Salò est utilisée ici comme un antidote à la torpeur : il s’agit de choquer pour forcer à voir la réalité d’un asservissement technologique que nous avons fini par trouver confortable.

Conclusion

En ce dimanche 11 janvier 2026, l’effervescence autour des propos d’Asma Mhalla témoigne d’une inquiétude grandissante au sein de la société civile. En conseillant le visionnage de Salò, la politologue ne fait pas de la critique de cinéma, mais de la politique de combat. Elle nous force à regarder en face la laideur potentielle d’un monde où l’humain ne serait plus qu’une donnée exploitable à l’infini. Si le diagnostic est terrifiant, le débat qu’il suscite est peut-être le signe que la résignation n’est pas encore totale. Comme le suggère Mhalla, voir l’horreur est la première étape nécessaire pour refuser qu’elle ne devienne notre quotidien.

Questions fréquemment posées

Pourquoi Asma Mhalla recommande-t-elle de voir le film Salò de Pasolini ?

La politologue recommande cette œuvre pour illustrer la commodification absolue des corps et des esprits par les géants de la tech. Elle utilise la violence du film comme une allégorie de la dépossession cognitive face aux algorithmes, cherchant à provoquer un choc salutaire pour réveiller les consciences endormies par le confort numérique.

En quoi consiste le totalitarisme cyberpunk théorisé par Asma Mhalla ?

Ce concept décrit une nouvelle forme de domination née de l’alliance entre l’État sécuritaire et les méga-corporations technologiques. Selon l’auteure, ce système remplace la politique traditionnelle par une gestion algorithmique du réel, créant une servitude volontaire où les citoyens perdent le contrôle de leur propre attention et de leurs données.

Quel parallèle la chercheuse fait-elle entre Pasolini et l’intelligence artificielle ?

Elle établit une analogie entre la réification physique des victimes dans le film de Pasolini et la transformation de nos vies en matière première comportementale par l’IA. Pour Asma Mhalla, la violence n’est plus physique mais cognitive, nous réduisant à l’état d’objets exploitables par des entités supranationales sans que nous puissions réellement consentir.

Pourquoi l’alliance entre Donald Trump et Elon Musk inquiète-t-elle Asma Mhalla ?

Cette collaboration incarne pour elle le fascisme simulacre, une hybridation entre pouvoir exécutif et puissance technologique privée. Elle considère que ces acteurs ne se contentent pas d’imaginer le futur mais le programment, rendant les élections secondaires face à leur capacité de contrôler les flux d’information et la vérité elle-même.

Quelles solutions Asma Mhalla propose-t-elle face à la colonisation numérique ?

Elle appelle à une survie cognitive et à un sursaut politique majeur en Europe pour éviter de devenir une simple colonie numérique. Au-delà des régulations comme le DSA, elle incite les citoyens et les gouvernements à questionner les infrastructures technologiques pour reprendre le contrôle de leur souveraineté et refuser l’asservissement confortable.