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C’est une image qui restera gravée dans les annales de la Ve République, autant pour sa symbolique que pour les polémiques qu’elle suscite. Ce lundi 12 janvier 2026, Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France et PDG du géant LVMH, a fait son entrée solennelle sous la Coupole de l’Institut de France. Élu au fauteuil de la section « Économie politique, statistique et finances », il succède à Denis Kessler, ancien président de la Scor. Mais plus qu’une simple succession académique, cette cérémonie a pris des allures de couronnement pour celui qui incarne, à l’échelle mondiale, la puissance du luxe français.
L’événement, qui s’est tenu quai de Conti, a rassemblé une densité de pouvoir rarement observée au mètre carré. Comme le rapporte Le Monde, le nouvel académicien a été intronisé devant un « parterre de grandes fortunes » et de dignitaires politiques, brouillant un peu plus les lignes entre réussite entrepreneuriale et consécration institutionnelle. Dans un contexte économique où l’inflation continue de peser sur le pouvoir d’achat des ménages, ce faste affiché par l’élite financière ne manque pas de faire réagir.
La liste des invités présents ce lundi ressemblait à s’y méprendre à un organigramme du CAC 40 mêlé aux plus hautes sphères de l’État. Selon les observations sur place, la Première dame Brigitte Macron, la ministre de la Culture Rachida Dati, ainsi que les milliardaires Vincent Bolloré et Rodolphe Saadé avaient fait le déplacement. Des figures médiatiques et culturelles comme Pharrell Williams, directeur artistique chez Louis Vuitton, étaient également présentes pour applaudir le patriarche du luxe.
Le moment fort de la réception fut la remise de l’épée d’académicien, un rituel codifié ici réinterprété à la gloire de l’empire LVMH. L’épée, dessinée par l’architecte Frank Gehry (disparu en décembre dernier, quelques semaines avant la cérémonie), a été remise à Bernard Arnault par son ami et ancien ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. C’est lors de cet échange que l’assemblée a entendu cette phrase marquante, rapportée par plusieurs observateurs : « Vous êtes une lame dans la silhouette, une lame dans le regard, une lame dans l’intelligence… » Une métaphore tranchante pour saluer le parcours de celui qui a bâti le premier groupe de capitalisation boursière européen.
L’entrée de Bernard Arnault à l’Académie des sciences morales et politiques n’est pas anodine pour le monde de l’économie. Elle valide institutionnellement le poids démesuré qu’ont pris les grands groupes de luxe dans la structure financière française. LVMH n’est plus seulement une entreprise de mode ; c’est un acteur systémique du marché, dont les résultats influent directement sur la santé de la bourse de Paris. En accueillant son PDG, l’Institut de France reconnaît la primauté de la réussite financière comme une « science morale » à part entière.
Dans son discours d’accueil, Jean-Claude Trichet, ancien président de la Banque centrale européenne, a d’ailleurs insisté sur les « données objectives » justifiant cette élection : la contribution de LVMH à la prospérité de l’économie française et européenne. L’habit vert, réalisé sur mesure par la maison Dior, l’une des marques phares du groupe, témoignait physiquement de cette fusion entre l’institution séculaire et la puissance industrielle du nouvel élu.
Cependant, cette intronisation ne fait pas l’unanimité. Pour Mediapart, l’événement est le « symptôme du capitalisme autoritaire ». Le média d’investigation pointe du doigt la concentration extrême des pouvoirs — économiques, médiatiques et désormais académiques — entre les mains d’un cercle restreint d’ultra-riches. La critique porte sur la manière dont cette oligarchie semble s’auto-célébrer, imperméable aux soubresauts sociaux qui traversent le pays.
Les détracteurs de cette nomination soulignent que l’Académie, censée réfléchir aux grands enjeux de société, s’ouvre à une figure dont les investissements et les stratégies d’optimisation fiscale ont souvent été questionnés. L’image de Bernard Arnault, entouré de ministres et de patrons de presse (dont certains qu’il possède ou influence), renforce le sentiment d’une classe dirigeante fonctionnant en vase clos, loin des réalités de l’économie réelle vécue par les Français.
L’intronisation de Bernard Arnault ce 12 janvier 2026 restera comme un marqueur de son époque. Elle symbolise le triomphe d’une certaine vision de l’économie, où la réussite boursière et la puissance financière ouvrent les portes des institutions les plus vénérables de la République. Si pour ses pairs, il s’agit de la reconnaissance légitime d’un capitaine d’industrie exceptionnel, pour ses critiques, cette cérémonie sous la Coupole illustre l’emprise croissante de la sphère privée sur la sphère publique.
Cet événement du 12 janvier 2026 marque une étape majeure où la réussite financière et le secteur du luxe obtiennent une reconnaissance institutionnelle au sein de l Académie des sciences morales et politiques. En succédant à Denis Kessler, le PDG de LVMH symbolise la fusion inédite entre la puissance boursière mondiale et la tradition académique française sous la Ve République.
Certains observateurs et médias d investigation comme Mediapart qualifient cette cérémonie de symptôme d un capitalisme autoritaire. Ils dénoncent une concentration excessive des pouvoirs économiques, médiatiques et politiques entre les mains d une oligarchie restreinte, jugeant cet entre-soi déconnecté des réalités sociales et de l inflation qui touche les ménages.
L épée a été dessinée par le célèbre architecte Frank Gehry, ami de l homme d affaires et disparu peu avant la cérémonie. Elle lui a été remise par l ancien ministre Bruno Le Maire, transformant ce rituel traditionnel en un hommage à la puissance industrielle et créative de l empire LVMH.
La réception quai de Conti a réuni une densité rare de pouvoir, mêlant organigramme du CAC 40 et sommet de l État. Parmi les invités figuraient la Première dame Brigitte Macron, la ministre Rachida Dati, ainsi que d autres milliardaires comme Vincent Bolloré et Rodolphe Saadé, illustrant la proximité entre les sphères publiques et privées.
L accueil de Bernard Arnault sous la Coupole est perçu comme la validation institutionnelle du rôle systémique de LVMH dans l économie française. Jean-Claude Trichet a d ailleurs souligné la contribution objective du groupe à la prospérité nationale, élevant ainsi la performance financière au rang de science morale à part entière.