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Budget 2026 et réveil européen : les avertissements de François Villeroy de Galhau

Autore: Francesco Zinghinì | Data: 25 Gennaio 2026

En ce dimanche 25 janvier 2026, l’actualité économique française est dominée par la prise de parole incisive du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Alors que l’exécution du budget 2026 débute dans un climat politique et social toujours électrique, le gouverneur a tenu à nuancer son appréciation de la feuille de route financière de la France. S’il salue les efforts de réduction du déficit, il se déclare « pas à 100 % satisfait » des arbitrages finaux, pointant du doigt un équilibre encore précaire entre baisse des dépenses et stabilité fiscale. Mais au-delà des frontières hexagonales, c’est un véritable cri d’alarme qu’il lance à l’Union européenne, l’exhortant à « se réveiller » face à la concurrence féroce des États-Unis et de la Chine.

Cette intervention intervient à un moment charnière. Après une fin d’année 2025 marquée par l’adoption au forceps du budget de la Sécurité sociale et des finances publiques, la France tente de rassurer ses partenaires européens et les marchés financiers. Le gouverneur, fidèle à sa réputation de gardien de l’orthodoxie monétaire mais aussi de pédagogue exigeant, ne se contente pas de commenter les chiffres : il dessine les lignes de force d’une stratégie de survie économique pour la France et l’Europe. Entre rigueur budgétaire nationale et ambition géopolitique continentale, François Villeroy de Galhau appelle à un sursaut collectif, défendant au passage le très controversé accord UE-Mercosur comme un levier nécessaire de puissance.

Un budget 2026 en demi-teinte : la vigilance s’impose

Le cœur du message délivré par François Villeroy de Galhau concerne la gestion des finances publiques françaises. Si le budget 2026 a été validé, le gouverneur de la Banque de France reste prudent, voire critique sur certains aspects de sa construction. Selon 20 Minutes, il n’est « pas à 100 % satisfait » du résultat final. Cette insatisfaction réside principalement dans la méthode employée pour tenter de ramener le déficit public vers des niveaux acceptables. L’objectif affiché est de contenir le déficit à un maximum de 5 % du PIB en 2026, une marche indispensable pour espérer revenir sous les 3 % à l’horizon 2029.

Cependant, le gouverneur regrette que l’effort ne porte pas suffisamment sur la réduction structurelle des dépenses. « La France ne peut pas vivre au-dessus de ses moyens », a-t-il martelé à plusieurs reprises ces dernières semaines, notamment sur les ondes d’Europe 1. Il pointe une tendance française persistante à préférer la dépense publique, qui reste parmi les plus élevées au monde, plutôt que d’opérer les réformes de structure nécessaires. Pour le gouverneur, le risque est de voir le pays s’enfermer dans une spirale de dette qui réduirait considérablement ses marges de manœuvre futures.

François Villeroy de Galhau a théorisé ce danger sous le terme de « triple étouffement ». Selon ses analyses présentées lors de ses vœux en début d’année, si la France échoue à tenir sa trajectoire budgétaire en 2026, elle s’expose à un étouffement budgétaire (avec une charge de la dette qui explose), un étouffement économique (via des taux d’intérêt plus élevés pénalisant l’investissement) et un étouffement générationnel, laissant aux jeunes le poids des déficits actuels. C’est cette épée de Damoclès qui justifie sa sévérité : un budget « passable » ne suffit plus dans l’environnement économique actuel.

« Arrêter de jouer avec l’impôt » : le message aux politiques

L’autre point de friction soulevé par le gouverneur concerne la stabilité fiscale. Durant les débats parlementaires houleux de l’automne et de l’hiver dernier, de nombreuses propositions de taxes nouvelles ont émergé, créant un climat d’incertitude préjudiciable au monde des affaires. Selon l’AFP, François Villeroy de Galhau a averti que « la sagesse est d’arrêter de jouer avec l’impôt ». Il critique sévèrement ce qu’il appelle la « créativité fiscale » des parlementaires, estimant que ces revirements incessants, même s’ils ne se concrétisent pas tous dans la loi finale, ont un « effet très réel et négatif sur le moral des entrepreneurs ».

Pour la Banque de France, la priorité doit être de donner de la visibilité aux acteurs économiques. L’investissement des entreprises, moteur de la croissance et de l’emploi, ne peut se déployer que dans un cadre fiscal lisible et pérenne. En se déclarant insatisfait du budget 2026, le gouverneur souligne en creux que ce texte n’apporte pas encore toutes les garanties de stabilité attendues. Il plaide pour un impôt « plus stable et plus juste », mais surtout pour que l’ajustement budgétaire se fasse par la baisse des dépenses en volume plutôt que par la hausse des prélèvements obligatoires, une ligne rouge pour la compétitivité française.

L’Europe face au défi de la survie économique

Au-delà des considérations hexagonales, François Villeroy de Galhau a profité de cette prise de parole pour élargir la focale. « L’Europe doit se réveiller ! », a-t-il lancé, appelant les Européens à « se retrousser les manches ». Ce cri du cœur fait écho à une inquiétude grandissante : le décrochage économique du Vieux Continent face aux deux superpuissances que sont les États-Unis et la Chine. Dans un monde fragmenté où le protectionnisme gagne du terrain, l’Europe risque de devenir un terrain de jeu plutôt qu’un joueur si elle ne renforce pas son marché unique et sa capacité d’investissement.

Le gouverneur insiste sur la nécessité de transformer l’épargne européenne, très abondante, en investissements productifs pour l’innovation et la transition écologique. Il s’agit de combler le retard technologique et de productivité qui se creuse avec l’Amérique du Nord et l’Asie. Cette vision rejoint celle de nombreux économistes qui alertent sur le risque d’une « lente agonie » économique de l’Europe si elle ne parvient pas à unifier ses marchés de capitaux et à adopter une politique industrielle plus agressive.

Le plaidoyer pour l’accord UE-Mercosur

C’est dans cette logique de renforcement géostratégique que François Villeroy de Galhau a défendu l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur. Alors que ce traité suscite une vive opposition en France, notamment de la part du secteur agricole qui dénonce une concurrence déloyale, le gouverneur adopte une position pragmatique axée sur l’intérêt global. Selon 20 Minutes, il défend l’intérêt de cet accord en soulignant qu’il est crucial pour l’Europe de diversifier ses chaînes d’approvisionnement et ses débouchés commerciaux.

Pour le gouverneur, se couper du marché sud-américain reviendrait à laisser le champ libre à la Chine, qui y investit déjà massivement. Il estime que l’Europe ne peut pas se permettre de s’isoler commercialement alors qu’elle a besoin de matières premières critiques pour sa transition énergétique et de marchés pour ses industries. Bien qu’il entende les inquiétudes légitimes des agriculteurs, il invite à regarder la balance globale des intérêts européens, arguant que le repli sur soi n’est pas une option viable face aux blocs américain et chinois.

Conclusion

En ce début d’année 2026, François Villeroy de Galhau pose un diagnostic sans concession. Son insatisfaction partielle vis-à-vis du budget français n’est pas un simple mouvement d’humeur, mais un rappel à l’ordre : la France marche sur une ligne de crête financière et ne peut plus se permettre l’improvisation. En reliant cette rigueur nationale nécessaire à l’ambition européenne indispensable, le gouverneur de la Banque de France trace la seule voie qu’il juge crédible. Entre la maîtrise des comptes publics et l’audace stratégique à l’international, le message est clair : le temps de l’insouciance est révolu, place au temps de l’effort et de la lucidité.

Questions fréquemment posées

Que pense François Villeroy de Galhau du budget 2026 de la France ?

Le gouverneur de la Banque de France émet un avis mitigé sur ce budget. Bien qu’il salue l’objectif de réduction du déficit à 5 % du PIB, il regrette que l’effort ne porte pas assez sur la baisse structurelle des dépenses et critique l’instabilité fiscale qui pèse sur les entreprises.

Qu’est-ce que le triple étouffement évoqué par le gouverneur ?

Ce concept désigne les trois risques majeurs qui menacent la France si elle ne maîtrise pas ses finances : un étouffement budgétaire par la charge de la dette, un étouffement économique via des taux d’intérêt élevés pénalisant l’investissement, et un étouffement générationnel qui transfère le poids des déficits aux jeunes.

Pourquoi la Banque de France critique-t-elle la gestion des impôts ?

François Villeroy de Galhau avertit les politiques qu’il faut arrêter de jouer avec l’impôt. Il dénonce la créativité fiscale et les changements incessants qui créent un climat d’incertitude, ce qui décourage l’investissement des entreprises et nuit à la croissance économique.

Quel avertissement est lancé à l’Europe face aux États-Unis et à la Chine ?

Le gouverneur appelle l’Europe à se réveiller face au risque de décrochage économique vis-à-vis des superpuissances américaine et chinoise. Il exhorte les pays européens à renforcer le marché unique et à transformer leur épargne en investissements productifs pour combler le retard technologique.

Pourquoi François Villeroy de Galhau soutient-il l’accord UE-Mercosur ?

Malgré l’opposition agricole, le gouverneur défend cet accord pour des raisons stratégiques. Il estime que l’Europe doit diversifier ses débouchés et ne pas laisser le marché sud-américain et ses matières premières critiques sous la domination exclusive de la Chine.