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Certificats d’Investissement : Guide des Structures et des Risques

Autore: Francesco Zinghinì | Data: 14 Novembre 2025

Dans un monde financier en constante évolution, de nombreux épargnants se trouvent à la croisée des chemins : d’un côté, la tradition des comptes d’épargne à faible rendement ; de l’autre, l’incertitude des marchés actions. Dans ce scénario, émerge une catégorie d’instruments qui allie protection et potentiel de gain : les Certificats d’Investissement (ou Certificates). Ces produits financiers, nés en Allemagne et aujourd’hui de plus en plus répandus également en France, représentent une solution innovante pour ceux qui souhaitent naviguer sur les marchés avec une plus grande conscience et des outils de défense.

Les certificats sont, par essence, des instruments financiers dérivés titrisés, émis par des institutions financières. Leur valeur “dérive” de la performance d’un actif sous-jacent, qui peut être une action, un indice, une matière première ou un panier de titres. Grâce à leur flexibilité, ils permettent de créer des stratégies d’investissement personnalisées, capables de générer des rendements même dans des contextes de marché latéraux ou modérément baissiers, un objectif difficile à atteindre avec l’investissement direct. Cet article offre un guide complet pour comprendre leur structure, les principaux types et, surtout, les risques à connaître avant d’investir.

Que sont les Certificats d’Investissement

Les Certificats d’Investissement sont des instruments financiers complexes émis par des banques ou d’autres institutions financières. D’un point de vue juridique, ils sont assimilables à des titres de créance, mais leur fonctionnement est plus articulé. Chaque certificat est construit en assemblant différents produits financiers, principalement des options, pour créer un “package” avec un profil de risque/rendement spécifique. Ce processus, appelé titrisation, permet de donner vie à des instruments qui offrent des payoffs non directement disponibles sur le marché.

L’élément central d’un certificat est son sous-jacent, c’est-à-dire l’actif financier auquel sa performance est liée. Il peut s’agir d’une seule action (comme LVMH), d’un indice boursier (comme le CAC 40) ou même de matières premières (comme l’or). Outre le sous-jacent, chaque certificat est défini par une échéance, c’est-à-dire sa date de fin, et par une structure de paiement (payoff), qui établit comment et quand l’investisseur recevra les revenus. Ces instruments sont négociés sur des marchés réglementés comme celui d’Euronext, garantissant transparence et liquidité.

La Structure d’un Certificat : un Mélange de Tradition et d’Innovation

Pour comprendre comment fonctionne un certificat, il est utile de le considérer comme une construction réalisée avec des briques financières. L’émetteur combine différentes options pour définir un profil de rendement sur mesure. Les éléments clés qui définissent la structure de presque tous les certificats sont le prix de référence du sous-jacent (strike), l’échéance et, surtout, la barrière. Cette dernière est un seuil de prix qui, s’il n’est pas franchi par le sous-jacent, active les mécanismes de protection du capital ou le paiement d’une prime.

La barrière est le véritable cœur battant de nombreux certificats : un niveau de prix qui agit comme un bouclier. Tant que la valeur du sous-jacent reste au-dessus de ce seuil, l’investisseur peut bénéficier de la protection du capital ou de rendements périodiques, même si le marché évolue de manière latérale ou légèrement négative.

D’autres paramètres importants sont les coupons, c’est-à-dire des primes périodiques qui peuvent être inconditionnelles ou conditionnées au respect de la barrière, et le Cap, un plafond au rendement potentiel. La combinaison de ces éléments permet de créer une large gamme de produits, chacun avec un équilibre différent entre risque et opportunité. L’investisseur connaît à l’avance les scénarios de gain ou de perte, en fonction de l’évolution du sous-jacent.

Les Principaux Types de Certificats

Le marché offre une vaste gamme de certificats, classifiables en fonction du niveau de protection du capital. Cette distinction est fondamentale pour choisir l’instrument le plus adapté à son profil de risque. Les macro-catégories principales sont au nombre de trois et répondent à des besoins très différents, de l’investisseur le plus prudent au plus spéculatif.

Certificats à Capital Protégé

Ces instruments sont conçus pour les investisseurs ayant la plus faible propension au risque. Leur caractéristique principale est la garantie totale du capital investi à l’échéance, indépendamment de la performance du sous-jacent. Si, par exemple, un certificat à capital protégé est lié à la performance d’une action et que celle-ci s’effondre, l’investisseur recevra tout de même 100 % de la valeur nominale à la date d’échéance. Le revers de la médaille est que le potentiel de gain est généralement limité par rapport à d’autres types.

Certificats à Capital Conditionnellement Protégé

C’est la famille la plus large et la plus populaire de certificats, qui inclut des produits comme les Certificats Bonus et les Cash Collect. La protection du capital est “conditionnée” au respect de la barrière. Tant que la valeur du sous-jacent ne descend pas en dessous de ce niveau, le capital est en sécurité. Les Cash Collect, très répandus, paient des coupons périodiques si, aux dates d’observation, le sous-jacent cote au-dessus de la barrière. Ces instruments sont construits via des stratégies complexes basées sur des options call et put, qui déterminent leur profil de risque et de rendement.

Certificats à Effet de Levier

Les certificats à effet de levier sont des instruments destinés aux investisseurs expérimentés et aux spéculateurs. Leur objectif est d’amplifier la performance du sous-jacent, tant à la hausse qu’à la baisse. Un effet de levier “2x” sur une action, par exemple, doublera les gains si le titre monte, mais doublera aussi les pertes s’il baisse. En raison du risque élevé de perte totale du capital, ils sont adaptés à des stratégies de trading de très court terme, étroitement liées à la volatilité du sous-jacent.

Les Risques à Connaître Avant d’Investir

Malgré leurs caractéristiques de protection, les certificats ne sont pas exempts de risques. Comprendre en profondeur ces aspects est une étape cruciale pour un investissement éclairé. Les dangers ne découlent pas seulement de l’évolution du marché, mais aussi de la structure même du produit et de l’émetteur qui l’a créé.

Risque Émetteur

C’est peut-être le risque le plus sous-estimé. Les certificats sont juridiquement des obligations émises par une banque. Si l’institution financière émettrice venait à faire faillite, l’investisseur pourrait perdre l’intégralité du capital investi, même si la barrière n’a jamais été franchie. En effet, les certificats ne sont pas protégés par des fonds de garantie interbancaires. La solidité financière de l’émetteur est donc un facteur de première importance dans le choix du produit.

Contrairement à un ETF, qui détient physiquement les actions de son indice, un certificat représente une obligation contractuelle avec l’émetteur. Sa sécurité dépend entièrement de la capacité de la banque émettrice à honorer ses engagements.

Risque de Marché

C’est le risque le plus intuitif : si le sous-jacent a une performance négative et franchit la barrière, la protection conditionnelle du capital disparaît. À l’échéance, le certificat remboursera un montant proportionnel à la performance négative du sous-jacent, entraînant une perte partielle ou totale du capital. De plus, pendant sa durée de vie, le prix du certificat sur le marché secondaire fluctue en fonction de divers facteurs, dont la valeur du sous-jacent, la volatilité et le temps restant jusqu’à l’échéance.

Risque de Liquidité

Ce risque se manifeste lorsqu’un investisseur a des difficultés à vendre son certificat sur le marché secondaire avant l’échéance à un prix juste. Bien que les émetteurs s’engagent à garantir la négociabilité par l’intermédiaire du Market Maker (teneur de marché), dans des conditions de marché extrêmes, l’écart (spread) entre le prix d’achat (bid) et le prix de vente (ask) pourrait s’élargir, rendant la vente moins avantageuse.

Risque de Complexité

La structure des certificats peut être très complexe. Des mécanismes comme l’effet mémoire sur les coupons, les barrières multiples ou les options accessoires nécessitent une analyse attentive. La difficulté à comprendre pleinement le fonctionnement de ces instruments, nés de techniques sophistiquées d’ingénierie financière, est un risque en soi. Il est fondamental de lire attentivement le Document d’Informations Clés (DIC), le document qui décrit en détail toutes les caractéristiques et les risques du produit.

À Qui S’adressent les Certificats

Les certificats ne sont pas un instrument universel, mais plutôt un “costume sur mesure” qui doit s’adapter aux objectifs et à la tolérance au risque de chaque investisseur. Pour l’investisseur prudent, qui priorise la préservation du capital, les certificats à capital protégé peuvent représenter une alternative aux comptes de dépôt, offrant une participation minimale aux hausses du marché sans risque de perte à l’échéance. Cependant, c’est l’investisseur modéré qui trouve dans cet univers les solutions les plus intéressantes.

Celui qui recherche un rendement supérieur à celui des obligations mais ne veut pas s’exposer complètement à la volatilité des actions peut trouver dans les certificats à capital conditionnellement protégé (comme les Bonus et Cash Collect) un excellent compromis. Ces instruments sont idéaux pour ceux qui anticipent des marchés stables, latéraux ou modérément haussiers, permettant d’obtenir des flux de coupons périodiques et de protéger l’investissement contre des baisses contenues. Enfin, l’investisseur agressif ou le trader peut utiliser les certificats à effet de levier pour des stratégies spéculatives à court terme, conscient des risques élevés associés.

Le Marché des Certificats en Italie

Le marché des certificats en Italie a connu une croissance exponentielle ces dernières années, devenant une composante importante des portefeuilles des ménages italiens. Selon les données de l’ACEPI (Association Italienne des Certificats et Produits d’Investissement), les volumes placés ont atteint des chiffres records, témoignant d’un intérêt croissant de la part des investisseurs et des conseillers. En 2023, les volumes totaux ont dépassé les 25 milliards d’euros. Ce succès est porté par plusieurs facteurs : des rendements souvent plus attractifs que ceux des titres d’État dans un contexte de taux bas et la possibilité d’obtenir des flux de coupons périodiques.

La plupart des négociations ont lieu sur le marché SeDeX de Borsa Italiana, un marché réglementé qui garantit transparence et liquidité, et sur le système multilatéral de négociation Cert-X. La croissance a également été soutenue par une innovation produit continue de la part des émetteurs, qui proposent des structures de plus en plus sophistiquées pour répondre aux différents besoins des investisseurs. La catégorie dominante reste celle des certificats à capital conditionnellement protégé, qui représentent la grande majorité des émissions.

Conclusions

Les Certificats d’Investissement représentent une fascinante synthèse entre la prudence de la tradition financière méditerranéenne et la poussée vers l’innovation des marchés mondiaux. Ils ne sont ni bons ni mauvais en soi, mais des instruments polyvalents qui, s’ils sont compris et utilisés correctement, peuvent offrir des solutions efficaces pour la diversification et l’optimisation du portefeuille. Ils offrent la possibilité d’obtenir des rendements intéressants même dans des scénarios de marché incertains, tout en protégeant le capital contre des baisses contenues.

Cependant, leur complexité ne doit pas être sous-estimée. Le risque émetteur, le fonctionnement de la barrière et les autres caractéristiques structurelles exigent une analyse attentive avant chaque investissement. La clé pour une utilisation profitable des certificats réside dans la connaissance : il est indispensable d’étudier le Document d’Informations Clés (DIC) et de ne choisir que les produits alignés avec ses propres objectifs et sa tolérance au risque. Dans un portefeuille bien équilibré, les certificats peuvent représenter un allié précieux pour naviguer dans la complexité des marchés financiers modernes.

Questions fréquentes

Que sont exactement les certificats d’investissement ?

Ce sont des instruments financiers dérivés, émis par des institutions financières, dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent (comme une action, un indice ou une matière première). Ils offrent des profils de risque et de rendement qui peuvent être personnalisés, se positionnant comme un juste milieu entre les obligations et les actions. Ils permettent de réaliser des stratégies d’investissement complexes, non réalisables avec l’achat direct du sous-jacent.

Quels sont les principaux risques des certificats ?

Les risques principaux sont au nombre de trois. Le premier est le risque de marché, lié à l’évolution du sous-jacent, qui peut causer des pertes significatives si la valeur descend sous la barrière. Le deuxième est le risque émetteur, c’est-à-dire le danger que la banque qui a émis le certificat fasse faillite et ne soit pas en mesure de rembourser le capital. Enfin, il y a le risque de liquidité, qui consiste en la difficulté de vendre le certificat avant son échéance à un prix de marché juste.

Les certificats d’investissement sont-ils adaptés à tous ?

Non, ce ne sont pas des instruments pour tout le monde. Ils sont plus indiqués pour les investisseurs qui possèdent déjà une certaine connaissance des marchés financiers et des produits complexes. Ils sont adaptés à ceux qui souhaitent diversifier leur portefeuille, ont des objectifs spécifiques et une tolérance au risque définie, mais ils ne sont pas idéaux pour les débutants ou ceux qui recherchent la garantie totale du capital investi.

Que signifie ‘protection du capital’ dans un certificat ?

La protection du capital est presque toujours ‘conditionnelle’. Cela signifie que le capital investi est remboursé intégralement à l’échéance seulement à condition que la valeur de l’actif sous-jacent ne descende pas en dessous d’un niveau prédéfini, appelé ‘barrière’. Si la barrière est franchie, la protection disparaît et l’investisseur subit une perte proportionnelle à celle du sous-jacent.

Comment gagne-t-on de l’argent avec les certificats Cash Collect ?

Les certificats Cash Collect sont structurés pour générer un flux de revenus grâce au paiement de coupons périodiques. Le paiement de ces coupons est généralement conditionnel : il n’a lieu que si, aux dates d’observation, la valeur du sous-jacent se trouve au-dessus d’un certain niveau de barrière. Ce mécanisme permet d’obtenir un rendement potentiel même dans des phases de marché latérales ou en léger recul.