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C’est l’épilogue d’une saga judiciaire et financière qui aura tenu en haleine les marchés pendant près d’une décennie. En ce 25 janvier 2026, le paysage énergétique mondial se réveille avec une nouvelle donne : Citgo, la filiale américaine de la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne (PDVSA), n’est plus le joyau de Caracas. Elle est officiellement devenue le « jackpot » du milliardaire américain Paul Singer et de son fonds d’investissement Elliott Management. Ce transfert de propriété, acté par la justice américaine, marque une défaite cinglante pour le Venezuela, qui perd là son actif le plus stratégique à l’étranger.
Simultanément, comme pour tenter de survivre à cette hémorragie financière, le pouvoir vénézuélien opère un virage idéologique à 180 degrés. Selon les informations rapportées par Le Figaro, l’Assemblée nationale vénézuélienne vient d’adopter en première lecture une loi historique ouvrant l’exploitation pétrolière au secteur privé. Entre la perte de Citgo et la fin du monopole d’État sur l’or noir, c’est toute l’économie du pays sud-américain qui bascule dans une nouvelle ère, sous la pression constante de la finance internationale.
La vente forcée de Citgo est le résultat d’un processus d’enchères supervisé par le tribunal fédéral du Delaware et le juge Leonard Stark. L’objectif était de rembourser les milliards de dollars de dettes accumulées par le Venezuela envers divers créanciers internationaux. Au terme de ce processus, c’est Amber Energy, une filiale du fonds Elliott Management dirigé par Paul Singer, qui a raflé la mise. Selon Libération, cette acquisition s’apparente à un véritable « jackpot » pour l’homme d’affaires.
Les chiffres donnent le vertige et illustrent la bonne affaire réalisée par le fonds américain. Alors que Citgo, avec ses trois raffineries majeures (Louisiane, Texas, Illinois) et son réseau de milliers de stations-service, était valorisée par certains experts entre 11 et 13 milliards de dollars, l’offre gagnante d’Amber Energy avoisinerait les 5,9 milliards de dollars. Pour Paul Singer, c’est une victoire totale : il récupère un actif industriel clé du marché américain à un prix défiant toute concurrence, tout en s’assurant que les créances qu’il détenait (ou rachetées à bas prix) soient honorées.
Paul Singer n’en est pas à son coup d’essai. Surnommé le « roi des fonds vautours » par ses détracteurs, le fondateur d’Elliott Management a bâti sa fortune sur le rachat de dettes souveraines décotées pour ensuite exiger leur remboursement intégral devant les tribunaux. Après avoir fait plier l’Argentine au début des années 2000, il a appliqué une stratégie similaire avec le Venezuela. Selon les observateurs, sa capacité à naviguer dans les méandres judiciaires américains a été déterminante pour forcer la main de Caracas.
Cette opération ne se limite pas à une simple transaction financière ; elle redessine les rapports de force géopolitiques. En prenant le contrôle de Citgo, Singer ne s’empare pas seulement de raffineries, mais d’un outil d’influence. Pour les investissements américains dans le secteur de l’énergie, c’est un signal fort : les actifs souverains des pays en défaut de paiement ne sont plus intouchables. Cependant, cette victoire de la finance spéculative laisse le Venezuela exsangue, privé de sa principale source de devises fortes.
Face à la perte de son fleuron et étranglé par une inflation qui continue de ravager le pouvoir d’achat local, le Venezuela n’a d’autre choix que de s’adapter. D’après Le Figaro, l’adoption en première lecture de la loi ouvrant l’exploitation pétrolière au secteur privé marque la fin du nationalisme pétrolier strict hérité de l’ère Chavez. Le texte, qualifié de « révolutionnaire » par les députés de la majorité, permet désormais aux compagnies étrangères d’opérer de manière autonome sur le sol vénézuélien, et non plus seulement en tant que partenaires minoritaires de PDVSA.
Cette décision pragmatique vise à attirer massivement des capitaux étrangers pour relancer une production en chute libre. L’objectif affiché est clair : remonter la production vers 1,2 million de barils par jour à court terme. « Le pétrole sous terre ne sert à rien », a martelé l’exécutif lors de la présentation du projet, soulignant l’urgence de monétiser les réserves immenses du pays pour tenter de stabiliser la bourse de Caracas et la monnaie nationale.
L’impact de ces deux événements simultanés — la vente de Citgo et la privatisation du secteur vénézuélien — se fera sentir bien au-delà des frontières de l’Amérique latine. Sur le marché pétrolier, l’arrivée de gestionnaires privés comme Elliott à la tête de Citgo pourrait optimiser les flux de raffinage aux États-Unis, influençant potentiellement les prix à la pompe. Pour le Venezuela, l’enjeu est existentiel : sans les revenus de Citgo, le pays dépendra entièrement des redevances et impôts versés par les nouvelles compagnies privées qui viendront forer son sol.
Les analystes restent toutefois prudents. Si la loi est un pas vers la libéralisation, la confiance des investisseurs mettra du temps à revenir après des années d’expropriations et d’instabilité juridique. De plus, la pression américaine, évoquée par les médias, reste un facteur déterminant. Les États-Unis, qui ont longtemps poussé pour ce changement de modèle économique, pourraient voir d’un bon œil le retour de leurs majors pétrolières dans le bassin de l’Orénoque, sécurisant ainsi un approvisionnement stratégique proche de leurs côtes.
En ce 25 janvier 2026, la page du chavisme pétrolier semble définitivement tournée. D’un côté, Paul Singer réalise l’opération financière de la décennie en s’offrant Citgo à prix cassé ; de l’autre, le Venezuela, acculé, brade ses principes historiques pour tenter de sauver son économie. Ce double mouvement consacre le triomphe d’une vision libérale et financière sur le nationalisme des ressources, redéfinissant pour longtemps les règles du jeu énergétique dans les Amériques.
Cette opération est considérée comme une affaire exceptionnelle car la filiale du fonds Elliott a déboursé environ 5,9 milliards de dollars pour un actif valorisé le double par les experts. Paul Singer récupère ainsi trois raffineries majeures et un vaste réseau de distribution à un prix défiant toute concurrence, tout en sécurisant le remboursement de ses créances.
Face à la crise et à la perte de ses actifs extérieurs, l Assemblée nationale a voté une loi historique mettant fin au monopole étatique sur le pétrole. Ce texte permet aux entreprises privées étrangères d opérer de façon autonome sur le sol vénézuélien, marquant une rupture totale avec la politique nationaliste des décennies précédentes.
Le processus a été piloté par le tribunal fédéral du Delaware sous la supervision du juge Leonard Stark pour solder les dettes du Venezuela. C est cette procédure judiciaire américaine qui a permis de mettre aux enchères cet actif stratégique, malgré les protestations de Caracas, au profit des créanciers internationaux comme le fonds Elliott.
L arrivée de gestionnaires privés à la tête de Citgo pourrait optimiser le raffinage aux États-Unis et influencer les prix à la pompe. Parallèlement, la réouverture du Venezuela aux capitaux étrangers pourrait ramener les majors pétrolières dans le bassin de l Orénoque et augmenter l offre globale de brut sur le marché international.
Surnommé le roi des fonds vautours, Paul Singer dirige Elliott Management et s est spécialisé dans le rachat de dettes souveraines à bas prix. Sa méthode consiste à utiliser intensivement les tribunaux pour forcer les États débiteurs, comme l Argentine ou le Venezuela, à rembourser la totalité des sommes ou à céder des actifs stratégiques.