Versione PDF di: Climat : le retrait des États-Unis de l’ONU et du GIEC, un suicide diplomatique ?

Questa è una versione PDF del contenuto. Per la versione completa e aggiornata, visita:

https://blog.tuttosemplice.com/fr/climat-le-retrait-des-etats-unis-de-lonu-et-du-giec-un-suicide-diplomatique/

Verrai reindirizzato automaticamente...

Climat : le retrait des États-Unis de l’ONU et du GIEC, un suicide diplomatique ?

Autore: Francesco Zinghinì | Data: 10 Gennaio 2026

C’est une onde de choc qui traverse la communauté internationale en ce matin du 10 janvier 2026. Trois jours après la signature par Donald Trump d’un décret présidentiel explosif, les chancelleries du monde entier tentent encore d’en mesurer les répercussions. Le président américain a officiellement ordonné le retrait des États-Unis de pas moins de 66 organisations internationales, dont 31 sont directement rattachées au système des Nations unies. Si la liste est longue, c’est le volet environnemental qui cristallise les plus vives inquiétudes : en quittant le GIEC et la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), Washington opère une rupture historique.

Cette décision, justifiée par la Maison-Blanche au nom de la doctrine « America First », marque une escalade sans précédent par rapport à son premier mandat. Là où le retrait de l’Accord de Paris semblait déjà un coup dur pour l’écologie mondiale, ce nouveau désengagement institutionnel est perçu par de nombreux observateurs, notamment au sein du quotidien Le Figaro, comme une erreur stratégique majeure : en s’isolant ainsi, les États-Unis « se tirent une balle dans le pied ».

Une rupture brutale avec le multilatéralisme climatique

Le décret signé le mercredi 7 janvier ne fait pas dans la dentelle. L’administration Trump a qualifié ces structures de « redondantes », « mal gérées » et « woke », estimant qu’elles ne servent plus les intérêts américains. Mais c’est bien le ciblage précis des instances scientifiques et diplomatiques du climat qui retient l’attention. Le retrait du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) signifie que la première puissance économique mondiale ne participera plus à l’élaboration du consensus scientifique sur le réchauffement planétaire.

Plus grave encore selon les experts, le départ de la CCNUCC. Contrairement à l’Accord de Paris, qui est un traité additionnel, la Convention-cadre de 1992 est le socle même de la diplomatie climatique mondiale. En la quittant, les États-Unis deviennent le seul pays au monde à ne plus reconnaître le cadre légal de la lutte contre le dérèglement climatique. Selon Reporterre, ce mouvement radical prive Washington de tout siège à la table des négociations, laissant le champ libre à d’autres puissances comme la Chine ou l’Union européenne pour dicter les normes futures de l’économie verte.

« Une balle dans le pied » économique et diplomatique

L’analyse du Figaro souligne le paradoxe de cette décision. En voulant s’affranchir des contraintes internationales pour favoriser son industrie fossile, l’administration Trump risque en réalité de pénaliser ses propres entreprises. Le monde économique s’oriente massivement vers la décarbonation et la nature des échanges commerciaux intègre de plus en plus de normes environnementales strictes (comme la taxe carbone aux frontières de l’UE).

En se coupant des instances de régulation comme le GIEC, les États-Unis perdent leur capacité d’influence sur ces standards mondiaux. Ils s’exposent à un isolement commercial où leurs produits pourraient être taxés ou rejetés par des marchés exigeants en matière d’environnement. Ce repli nationaliste, loin de protéger l’économie américaine, pourrait accélérer son obsolescence face à des concurrents qui ont fait le pari de la transition énergétique.

La communauté scientifique atterrée

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Rachel Cleetus, de l’Union of Concerned Scientists, a déploré une administration « déterminée à sacrifier le bien-être de la population ». Pour la communauté scientifique, ce retrait est une attaque directe contre la science elle-même. Le GIEC, qui compile les données vitales sur l’état de notre planète, devra désormais composer sans l’apport financier et intellectuel officiel des États-Unis, bien que de nombreux chercheurs américains continuent de collaborer à titre individuel.

Ce désengagement concerne également d’autres domaines cruciaux. Outre le climat, le décret vise l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’UNESCO, confirmant une volonté d’effacer toute trace de gouvernance mondiale. Mais c’est bien sur le front de l’écologie que les conséquences risquent d’être les plus irréversibles, à l’heure où chaque année compte pour limiter la hausse des températures.

Conclusion

En ce début d’année 2026, le pari de Donald Trump est clair : privilégier une souveraineté absolue au détriment de la coopération internationale. Si cette stratégie peut séduire sa base électorale, elle place les États-Unis dans une position de paria climatique inédite. En claquant la porte de l’ONU et du GIEC, l’Amérique ne fait pas que tourner le dos au monde ; elle prend le risque de se marginaliser dans la définition du futur économique et écologique de la planète.

Questions fréquemment posées

Pourquoi les États-Unis se retirent-ils du GIEC et de l’ONU en 2026 ?

L’administration Trump justifie ce retrait massif par la doctrine America First, qualifiant ces organisations de mal gérées et contraires aux intérêts nationaux. L’objectif affiché est de s’affranchir des contraintes internationales pour favoriser l’industrie fossile américaine, même si cela isole le pays sur la scène diplomatique.

Quelles sont les conséquences économiques de ce retrait pour les États-Unis ?

Selon les analystes, cette décision risque de pénaliser les entreprises américaines en les coupant des normes mondiales de l’économie verte. En s’isolant des négociations, les États-Unis s’exposent à des barrières commerciales, comme la taxe carbone aux frontières de l’Union européenne, rendant leurs produits moins compétitifs sur les marchés exigeants.

Quelle est la différence entre quitter l’Accord de Paris et la CCNUCC ?

Le retrait de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) est jugé plus grave car il s’agit du socle juridique de la diplomatie climatique depuis 1992, contrairement à l’Accord de Paris qui est un traité additionnel. En quittant la CCNUCC, Washington perd son siège à la table des négociations et ne reconnaît plus le cadre légal de la lutte climatique.

Quel impact ce départ a-t-il sur la recherche scientifique et le GIEC ?

Le retrait américain prive le GIEC d’un financement majeur et de la contribution officielle de la première puissance scientifique mondiale. Bien que les chercheurs américains puissent continuer à collaborer individuellement, l’absence de mandat gouvernemental affaiblit le consensus scientifique global nécessaire pour orienter les politiques climatiques.

Qui profite de l’isolement climatique des États-Unis ?

Ce désengagement laisse le champ libre à d’autres puissances mondiales, notamment la Chine et l’Union européenne, pour dicter les futures normes de l’économie verte. En créant un vide diplomatique, les États-Unis permettent à leurs concurrents économiques de prendre le leadership sur la transition énergétique mondiale.