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Coupe de France : Avranches – Strasbourg, la “filiale” caennaise défie l’élite

Autore: Francesco Zinghinì | Data: 10 Gennaio 2026

C’est une affiche qui sent la poudre et les souvenirs. Ce samedi 10 janvier 2026, le stade René-Fenouillère d’Avranches s’apprête à vibrer pour un 16e de finale de Coupe de France aux allures de gala. L’US Avranches, pensionnaire de National 2, reçoit le RC Strasbourg, club de l’élite. Si sur le papier, trois divisions séparent les deux formations, l’atmosphère autour de cette rencontre est électrique. Après avoir créé l’exploit en éliminant le Stade Brestois au tour précédent, les Manchois rêvent d’une nouvelle épopée. Mais au-delà de l’enjeu sportif, ce match possède une saveur particulière pour les observateurs du football normand : il marque les retrouvailles d’une véritable colonie d’anciens du Stade Malherbe Caen, désormais installés aux commandes du club du Mont-Saint-Michel.

Dans les travées du stade comme sur la pelouse, l’ombre du grand frère caennais plane omniprésente. Dirigeants, staff technique, joueurs cadres : l’US Avranches a su attirer l’expérience des anciens « Rouge et Bleu » pour bâtir une équipe taillée pour la compétition. Alors que le coup d’envoi approche, l’excitation monte dans la Manche, où l’on espère voir le Petit Poucet faire tomber un nouveau géant, porté par cette expertise du haut niveau.

Un organigramme estampillé Malherbe

Pour comprendre cette connexion inédite, il suffit de regarder le banc de touche et la tribune présidentielle. L’architecte de ce projet n’est autre que Xavier Gravelaine. L’ancien directeur général du SM Caen, désormais directeur sportif de l’US Avranches, a su user de son réseau et de son aura pour structurer le club manchois. Selon les informations locales, c’est lui qui a convaincu plusieurs anciens professionnels de rejoindre l’aventure en National 2, apportant une exigence digne du monde professionnel au sein du monde amateur.

À ses côtés, on retrouve une figure légendaire de Malherbe : Cédric Hengbart. L’ancien défenseur latéral, héros de l’épopée caennaise des années 2000, est aujourd’hui l’entraîneur principal d’Avranches. Sa philosophie de jeu et sa connaissance des matchs couperets sont des atouts majeurs pour aborder ce choc face à Strasbourg. Cette concentration d’anciens Caennais ne relève pas du hasard, mais d’une volonté de créer une identité forte, mêlant la combativité locale à l’expérience de l’élite.

Sur le terrain : des cadres rompus à la Ligue 1

L’influence caennaise ne s’arrête pas à la direction. Sur le rectangle vert, Cédric Hengbart peut s’appuyer sur des relais de confiance qui ont connu les joutes de la Ligue 1 et de la Ligue 2 sous les couleurs de Caen. Au milieu de terrain, le duo formé par Jessy Pi et Jordan Adéoti fait figure de tour de contrôle. Selon Foot Normand, ces trentenaires vivent une « seconde jeunesse » dans la Manche. Leur calme et leur vision du jeu sont essentiels pour rassurer les plus jeunes face à l’intensité physique imposée par une équipe de Ligue 1 comme Strasbourg.

Ces joueurs ne sont pas là en pré-retraite. Ils abordent chaque match avec la rigueur d’un athlète de haut niveau, préparant leur corps et leur mental comme s’ils allaient disputer une finale de Grand Chelem en tennis ou un match décisif de play-offs en basket. Cette culture de la gagne, importée de leur passé professionnel, a transfiguré le vestiaire avranchinais, transformant une équipe de N2 en un commando redoutable sur un match sec.

Anthony Beuve, le maître du poker mental

Si les joueurs de champ apportent la maîtrise, le véritable héros de ce parcours en Coupe de France garde les cages. Anthony Beuve, le portier emblématique de l’US Avranches, est l’homme providentiel de ce début d’année 2026. Déjà décisif lors de la qualification aux tirs au but contre Brest en 32es de finale, il aborde ce rendez-vous avec une sérénité déconcertante. Pour lui, l’exercice des penalties n’est pas une loterie, mais un duel psychologique.

Interrogé par L’Équipe avant la rencontre, le gardien de 38 ans compare cet exercice à une partie de cartes : « Je suis un joueur de cartes. C’est un peu le jeu du chat et de la souris. On a une idée de l’endroit où on voudrait que le joueur tire et on essaie de l’y emmener. » Cette approche ludique mais chirurgicale fait de lui l’arme fatale d’Avranches en cas de match nul à la fin du temps réglementaire. Xavier Gravelaine ne tarit pas d’éloges à son sujet, affirmant que Beuve « rassure les jeunes et guide le collectif » par son simple langage corporel.

Le clin d’œil : Hengbart face à Seube

Ce 16e de finale offre enfin une histoire dans l’histoire, savoureuse pour les nostalgiques. En face, sur le banc strasbourgeois (plus précisément à la tête de la réserve mais très proche du groupe pro pour l’occasion), on retrouve Nicolas Seube. L’ancien capitaine emblématique du SM Caen et Cédric Hengbart, amis de longue date et anciens coéquipiers, se retrouvent adversaires le temps d’un match. Selon un entretien croisé réalisé par la presse régionale, les deux techniciens partagent la même vision du football et des valeurs communes, mais il n’y aura pas de cadeau au coup d’envoi.

Conclusion

Ce samedi, Avranches ne joue pas seulement pour une place en 8es de finale. Le club joue pour prouver que l’expérience et la cohésion d’un groupe, bâti sur des fondations solides et des amitiés anciennes, peuvent renverser des montagnes. Avec son ossature d’anciens Caennais revanchards et un gardien en état de grâce, le sport pourrait bien nous réserver l’une de ces surprises dont la Coupe de France a le secret. Strasbourg est prévenu : ce n’est pas une simple équipe de National 2 qui les attend, mais tout un pan de l’histoire du football normand prêt à en découdre.

Questions fréquemment posées

Pourquoi l’US Avranches est-elle considérée comme une filiale du SM Caen ?

Cette réputation provient de la forte présence d’anciens membres du Stade Malherbe Caen dans l’organigramme du club. Xavier Gravelaine, directeur sportif, et Cédric Hengbart, entraîneur, ont recruté plusieurs anciens joueurs professionnels caennais pour apporter une exigence de haut niveau et structurer l’équipe amateur.

Qui est l’entraîneur de l’US Avranches pour ce match de Coupe de France ?

L’équipe est dirigée par Cédric Hengbart, une figure historique du football normand et ancien défenseur du SM Caen. Sa connaissance tactique et son expérience des matchs couperets sont des atouts essentiels pour préparer ses joueurs à affronter une formation de Ligue 1 comme Strasbourg.

Quel rôle joue le gardien Anthony Beuve dans le succès d’Avranches ?

Anthony Beuve est le héros du parcours en Coupe, notamment grâce à sa maîtrise des séances de tirs au but. Âgé de 38 ans, il aborde les penalties comme un duel psychologique comparable au poker, une approche qui rassure ses coéquipiers et déstabilise les tireurs adverses.

Quels joueurs d’expérience composent l’effectif d’Avranches ?

Outre le gardien, l’équipe s’appuie sur un milieu de terrain expérimenté avec Jessy Pi et Jordan Adéoti. Ces anciens professionnels, passés par la Ligue 1 et la Ligue 2, apportent calme et vision du jeu pour aider les jeunes talents à résister à l’intensité physique du match.

Quelle relation lie Cédric Hengbart à Nicolas Seube avant ce match ?

Les deux techniciens sont des amis de longue date et d’anciens coéquipiers emblématiques du Stade Malherbe Caen. Ce 16e de finale marque leurs retrouvailles en tant qu’adversaires, avec Hengbart sur le banc d’Avranches et Seube présent dans le staff strasbourgeois.