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Déduction prêt immobilier conjoint : guide sur la répartition

Autore: Francesco Zinghinì | Data: 5 Dicembre 2025

L’achat d’une maison est une étape fondamentale, un projet qui unit souvent les forces de deux personnes, qu’il s’agisse de conjoints, de concubins ou de membres de la famille. Lorsque l’on décide d’entreprendre ce parcours ensemble, l’une des formules les plus courantes est la co-souscription du prêt immobilier. Ce choix, s’il facilite l’accès au crédit, soulève une série de questions fiscales. La principale question qui se pose au moment de la déclaration de revenus est : comment répartir la déduction des intérêts d’emprunt ? Comprendre les règles est essentiel pour maximiser l’économie d’impôt et ne pas commettre d’erreurs avec l’administration fiscale.

Naviguer parmi les règles qui régissent les avantages fiscaux liés au prêt immobilier peut sembler complexe, mais avec les bonnes informations, cela devient une opération claire et gérable. Cet article se veut un guide complet pour comprendre les mécanismes de la déduction pour les prêts immobiliers conjoints, en analysant les règles générales, les cas particuliers et en fournissant des exemples pratiques pour dissiper tout doute.

Qu’est-ce que la déduction pour intérêts d’emprunt ?

Avant d’entrer dans les spécificités de la co-souscription, il est utile de rappeler le concept de base. L’État italien permet aux contribuables de récupérer une partie des frais engagés pour le prêt de leur résidence principale. Plus précisément, il est possible de déduire de l’IRPEF (l’impôt sur le revenu des personnes physiques) 19 % des intérêts d’emprunt et des frais annexes payés à la banque. Le montant maximum de dépenses sur lequel calculer cette déduction est fixé à 4 000 euros par an. Cela signifie que l’économie d’impôt maximale qu’un seul contribuable peut obtenir est de 760 euros (19 % de 4 000 euros). Cet avantage est conçu exclusivement pour les prêts hypothécaires contractés pour l’achat, la construction ou la rénovation de sa résidence principale.

La règle générale pour les co-emprunteurs

Lorsqu’un prêt est souscrit par plusieurs personnes, la règle fondamentale est la répartition de l’avantage fiscal. Le plafond maximum de dépenses déductibles, soit 4 000 euros, ne se multiplie pas par le nombre de titulaires, mais doit être réparti entre eux. Dans la situation la plus courante, celle de deux co-emprunteurs (par exemple, un couple), cette limite est divisée par deux. Chacun des deux pourra donc déduire 19 % sur un montant maximum de 2 000 euros.

Exemple pratique : Marc et Sarah achètent leur première maison en étant copropriétaires de l’immeuble et co-emprunteurs du prêt à 50 %. En un an, ils paient un total de 5 000 euros d’intérêts d’emprunt. Lors de la déclaration de revenus, chacun d’eux pourra déduire un maximum de 2 000 euros. Marc déduira 380 euros (19 % de 2 000) et Sarah fera de même. La partie des intérêts dépassant les 4 000 euros totaux (dans ce cas, 1 000 euros) ne pourra pas être récupérée.

Conditions fondamentales : Titularité et Résidence

Pour pouvoir bénéficier de la déduction, il ne suffit pas d’être simplement co-emprunteur du prêt. L’Agence des revenus (Agenzia delle Entrate) établit trois conditions indispensables que chaque titulaire doit remplir pour sa part :

  • Titularité du prêt : le nom du contribuable doit figurer dans le contrat de prêt.
  • Propriété du bien immobilier : le contribuable doit également être propriétaire (ou nu-propriétaire) du bien, même pour une simple quote-part.
  • Résidence principale : le bien acheté doit être utilisé comme résidence principale du contribuable dans un délai d’un an après l’achat.

L’absence d’une seule de ces conditions pour l’un des co-emprunteurs entraîne la perte de son droit à la déduction pour sa quote-part. Il est fondamental qu’il y ait une coïncidence entre la personne qui a souscrit le financement et celle qui possède le bien immobilier. Ce principe est la pierre angulaire sur laquelle reposent tous les cas spécifiques.

Cas particuliers et scénarios courants

La vie de tous les jours présente des scénarios plus complexes que la simple répartition à 50 %. Il est important d’analyser ces situations pour appliquer correctly la réglementation.

Conjoint fiscalement à charge

Une exception importante à la règle de la répartition se présente lorsque l’un des deux conjoints co-emprunteurs est fiscalement à charge de l’autre. Dans ce cas, le conjoint qui dépose la déclaration de revenus peut déduire la totalité des dépenses, en cumulant sa propre part avec celle du conjoint à charge, jusqu’à la limite globale de 4 000 euros. Pour bénéficier de cet avantage, les deux conjoints doivent être co-emprunteurs du prêt et copropriétaires du bien, et le conjoint à charge doit avoir sa résidence dans le logement.

Résidence différente entre les co-emprunteurs

Que se passe-t-il si un seul des co-emprunteurs réside dans le bien immobilier ? Ce scénario est fréquent, par exemple, entre un parent et un enfant qui souscrivent ensemble un prêt. La règle est stricte : seule la personne qui a fait du bien sa résidence principale peut bénéficier de la déduction. L’autre co-emprunteur perd son droit à l’avantage. Il est important de souligner que celui qui réside dans le bien ne peut pas déduire la totalité des dépenses, mais seulement sa quote-part (par exemple, 50 % jusqu’à un maximum de 2 000 euros). La part du co-emprunteur non-résident est de fait perdue.

Séparation et divorce

En cas de séparation de corps, le conjoint qui a quitté le domicile peut continuer à déduire sa part d’intérêts, à condition que l’autre conjoint et/ou les enfants continuent d’y résider. En effet, sur le plan fiscal, le foyer familial est considéré comme étant encore uni. La situation change avec le divorce, qui dissout le lien. Cependant, si les enfants continuent de vivre dans le bien, le parent qui a déménagé pourrait conserver le droit à la déduction pour sa part.

Comment remplir le formulaire 730

La demande de déduction se fait en remplissant la déclaration de revenus, généralement le formulaire 730 (Modello 730). Les intérêts d’emprunt pour la résidence principale doivent être indiqués dans le Cadre E, à la Ligne E7. Chaque co-emprunteur devra déclarer sa part d’intérêts payés dans l’année, sans dépasser sa propre limite maximale (ex. 2 000 euros pour deux titulaires). Il est fondamental de conserver toute la documentation nécessaire pour prouver le droit, à savoir :

  • La copie du contrat de prêt et de l’acte d’achat du bien immobilier.
  • La certification annuelle de la banque, qui récapitule les intérêts d’emprunt et les frais annexes payés.
  • Les reçus des différentes échéances ou les quittances de paiement.

Dans le cas du conjoint à charge, celui qui remplit la déclaration devra cocher la case appropriée dans le formulaire 730 pour indiquer qu’il bénéficie également de la part du conjoint.

Conclusion

La gestion de la déduction d’un prêt immobilier conjoint demande une attention aux détails, mais suit des logiques précises. La règle de base est la répartition du plafond de dépenses de 4 000 euros entre tous les titulaires qui remplissent les conditions de propriété et de résidence. Comprendre les exceptions, comme celle pour le conjoint à charge, et les implications de situations particulières comme la résidence différente, est crucial pour optimiser son avantage fiscal de manière correcte et transparente.

Planifier en toute conscience l’achat de la première maison, en tenant compte non seulement des aspects financiers mais aussi fiscaux, permet de transformer une obligation réglementaire en une réelle opportunité d’économie. Une information claire et précise est le premier pas vers un investissement serein et avantageux sur le long terme.

Foire aux questions

Si le prêt immobilier est conjoint, comment se répartit la déduction des intérêts ?

En cas de prêt immobilier conjoint pour la résidence principale, la déduction IRPEF de 19 % se calcule sur un plafond maximum de 4 000 euros. Cette limite doit être répartie entre les co-emprunteurs. Par exemple, avec deux titulaires, chacun pourra déduire les intérêts sur sa propre part jusqu’à un maximum de 2 000 euros. La répartition se fait à parts égales ou selon les différents pourcentages établis dans le contrat de prêt.

Que se passe-t-il si l’un des co-emprunteurs est fiscalement à charge de l’autre ?

Si un conjoint est fiscalement à charge de l’autre, ce dernier peut bénéficier de la déduction pour les deux parts d’intérêts d’emprunt. Pour ce faire, il est nécessaire que les deux soient co-emprunteurs du prêt et copropriétaires du bien. Ainsi, le conjoint qui supporte la dépense peut bénéficier de la totalité de la déduction sur le plafond de 4 000 euros.

Puis-je déduire les intérêts si je suis co-emprunteur du prêt mais pas propriétaire du bien immobilier ?

Non, pour pouvoir déduire les intérêts d’emprunt, il est nécessaire d’être à la fois titulaire du contrat de prêt et propriétaire du bien immobilier. Si une personne est co-emprunteur du prêt mais pas de la maison, elle n’a pas droit à la déduction. Le co-emprunteur qui est également propriétaire ne pourra déduire que sa part d’intérêts, perdant de fait la partie de déduction de l’autre.

Si le prêt est conjoint mais qu’une seule personne habite dans le bien, la déduction est-elle accordée aux deux ?

Oui, la déduction est accordée aux deux co-emprunteurs du prêt qui sont également propriétaires, à condition que le bien soit la résidence principale d’au moins l’un d’entre eux. Si l’un des deux conjoints transfère sa résidence (par exemple pour une séparation de corps), il peut continuer à bénéficier de la déduction jusqu’au jugement de divorce, à condition qu’un membre de sa famille, comme le conjoint lui-même ou les enfants, continue de vivre dans le bien.

Quels documents sont nécessaires pour obtenir la déduction avec un prêt immobilier conjoint ?

Pour obtenir la déduction, il est fondamental de conserver et de présenter lors de la déclaration de revenus certains documents clés. Ceux-ci incluent : la copie du contrat de vente du bien immobilier, la copie du contrat de prêt, les quittances de paiement ou la certification annuelle de la banque attestant les intérêts d’emprunt versés et les frais annexes. Il est également nécessaire de prouver que le bien est utilisé comme résidence principale.