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Dissolution de l’Assemblée : le coup de pression de l’exécutif pour sauver le gouvernement Lecornu

Autore: Francesco Zinghinì | Data: 12 Gennaio 2026

Ce lundi 12 janvier 2026 marque un tournant potentiellement décisif dans la vie politique française. Alors que le terme « dissolution assemblée nationale » s’envole dans les tendances de recherche avec plus de 5 000 requêtes en quelques heures, la rumeur d’un retour aux urnes n’a jamais été aussi tangible. Le gouvernement dirigé par le Premier ministre Sébastien Lecornu, nommé à l’automne dernier, joue sa survie face à une double menace de censure émanant du Rassemblement National (RN) et de La France Insoumise (LFI).

Dans un climat de tensions exacerbées par la ratification controversée de l’accord avec le Mercosur et les difficultés d’adoption du budget 2026, l’exécutif a choisi la contre-attaque. Plutôt que de subir le vote des députés, le couple exécutif agite le spectre de l’article 12 de la Constitution. Une stratégie du « quitte ou double » qui plonge l’hémicycle dans l’incertitude et pourrait redessiner le paysage politique français dès le printemps prochain.

La menace d’élections législatives en mars 2026

L’information, révélée initialement par Le Parisien et confirmée par plusieurs sources concordantes, a fait l’effet d’une bombe ce week-end. Selon ces informations, Sébastien Lecornu aurait donné instruction à son ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, de préparer la logistique pour d’éventuelles élections législatives anticipées. Les dates évoquées ne doivent rien au hasard : les 15 et 22 mars 2026.

Ce calendrier ferait coïncider ce scrutin national avec les élections municipales, déjà prévues à ces dates. Une telle superposition serait inédite sous la Ve République. L’objectif de cette manœuvre est clair : dramatiser l’enjeu de la motion de censure. En liant le sort des députés à celui d’une dissolution immédiate, l’exécutif espère dissuader les élus indécis, notamment au sein des Républicains et de l’aile droite du Parti Socialiste, de joindre leurs voix à celles des extrêmes pour faire tomber le gouvernement.

Un contexte constitutionnel favorable à l’Élysée

Sur le plan juridique, rien n’empêche le président Emmanuel Macron de prononcer une nouvelle dissolution. L’article 12 de la Constitution stipule qu’il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution dans l’année qui suit les élections provoquées par la précédente. La dernière dissolution remontant au 9 juin 2024, le délai d’immunité de l’Assemblée nationale a expiré depuis l’été 2025.

Le chef de l’État a donc « les mains libres » pour renvoyer les députés devant les électeurs. Cependant, cette arme constitutionnelle est à double tranchant. Si elle permet de trancher une crise institutionnelle, elle expose aussi le président au risque d’un nouveau désaveu électoral, moins de deux ans après la perte de sa majorité relative. Selon Les Echos, l’entourage du président considère néanmoins que la situation de blocage actuelle ne peut perdurer et que la « clarification » reste la seule issue en cas de censure.

Les oppositions dénoncent un « chantage »

La réaction des oppositions ne s’est pas fait attendre. Du côté du Rassemblement National comme de La France Insoumise, on dénonce une tentative d’intimidation. Les leaders de l’opposition estiment que cette menace de dissolution est un « bluff » destiné à sauver un gouvernement en sursis. « C’est un chantage qui n’a aucun sens », a notamment réagi l’ancien président François Hollande sur France Inter, soulignant l’incongruité de perturber les élections municipales par un scrutin législatif improvisé.

Pour Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, instrumentaliser ainsi les institutions relève d’une fébrilité inquiétante. Les députés, eux, sont placés devant un dilemme cornélien : censurer le gouvernement au nom de leurs convictions sur le budget et le Mercosur, au risque de perdre leur siège deux mois plus tard, ou s’abstenir et laisser passer des textes qu’ils combattent.

Conclusion

La semaine qui s’ouvre est cruciale pour l’avenir politique de la France. Le vote des motions de censure, attendu dans les prochains jours, dira si la stratégie de la tension adoptée par Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron a porté ses fruits ou si elle a, au contraire, précipité la chute du gouvernement. Si la censure est votée, la France se dirigera vers une campagne électorale éclair et complexe, mêlant enjeux locaux et nationaux, dans un climat de défiance inédit.

Questions fréquemment posées

Pourquoi une dissolution de l’Assemblée nationale est-elle envisagée en janvier 2026 ?

Cette hypothèse surgit car le gouvernement de Sébastien Lecornu est menacé par une motion de censure conjointe du RN et de LFI sur fond de désaccord budgétaire et de traité Mercosur. L’exécutif utilise la menace de l’article 12 de la Constitution comme une stratégie de pression pour dissuader les députés de renverser le Premier ministre en transformant le vote en un risque immédiat pour leur propre mandat.

Le président peut-il dissoudre l’Assemblée moins de deux ans après la dernière dissolution ?

Oui car juridiquement Emmanuel Macron a les mains libres pour prononcer une nouvelle dissolution. L’article 12 de la Constitution impose seulement un délai d’un an entre deux dissolutions. Comme la précédente a eu lieu le 9 juin 2024 la période d’immunité parlementaire a expiré à l’été 2025 rendant une nouvelle convocation des électeurs tout à fait légale.

Quand auraient lieu les élections législatives en cas de dissolution ?

Selon les informations révélées par la presse le ministère de l’Intérieur prépare la logistique pour des scrutins les 15 et 22 mars 2026. Ce calendrier est particulièrement notable car il ferait coïncider ces élections législatives anticipées avec les élections municipales une superposition inédite sous la Ve République qui mélangerait enjeux locaux et nationaux.

Quel est l’objectif politique de la menace de dissolution par l’exécutif ?

L’objectif principal est de dramatiser l’enjeu du vote de la motion de censure pour sauver le gouvernement Lecornu. En liant le sort du gouvernement à celui des députés eux-mêmes l’exécutif espère que la peur de perdre leur siège lors d’une élection immédiate incitera les élus indécis notamment chez les Républicains et au PS à ne pas voter la censure.

Comment l’opposition réagit-elle face à cette rumeur de dissolution ?

Les partis d’opposition du Rassemblement National à La France Insoumise qualifient cette manœuvre de chantage institutionnel et de bluff politique. Des figures comme François Hollande dénoncent une fébrilité de l’exécutif et soulignent l’absurdité de perturber les élections municipales par un scrutin législatif improvisé pour tenter de maintenir un gouvernement en difficulté.