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Donald Trump au New York Times : « Seul mon sens moral m’arrêtera »

Autore: Francesco Zinghinì | Data: 12 Gennaio 2026

C’est une phrase qui résonne déjà comme le mantra de ce second mandat, et qui risque de figurer dans les livres d’histoire. « La seule chose qui m’arrêtera, c’est mon sens moral, mon esprit. » Ces mots, prononcés par le président des États-Unis Donald Trump lors d’un entretien accordé au New York Times le 8 janvier dernier, marquent un tournant décisif dans la conception du pouvoir à la Maison Blanche. En ce lundi 12 janvier 2026, Washington et les capitales du monde entier tentent encore de décrypter les implications de cette interview fleuve de deux heures, réalisée dans le Bureau ovale en présence du vice-président J.D. Vance et du secrétaire d’État Marco Rubio.

Loin de la simple rhétorique de campagne, cette déclaration intervient dans un contexte géopolitique explosif. Entre l’opération militaire inédite au Venezuela il y a moins de dix jours et les tensions renouvelées autour du Groenland, le président américain semble joindre le geste à la parole, redéfinissant unilatéralement les règles du jeu international. Selon les observateurs politiques, cet entretien confirme l’avènement d’une présidence « impériale », affranchie des contre-pouvoirs traditionnels et du droit international.

Une doctrine affranchie du droit international

Au cours de cet échange avec les journalistes du New York Times, Donald Trump a balayé d’un revers de main les contraintes juridiques habituelles qui encadrent l’action de l’exécutif américain. À la question de savoir si son administration se sentait liée par le droit international, le président a répondu sans équivoque : « Je n’ai pas besoin du droit international. » Il a précisé que son pouvoir en tant que commandant en chef n’était limité que par sa « propre morale », une affirmation qui inquiète autant les juristes du Congrès que les alliés historiques des États-Unis.

Cette vision absolutiste du pouvoir exécutif s’accompagne d’une volonté de réformer en profondeur l’appareil d’État. Si les réformes intérieures et les batailles avec le parlement occupent une part de l’agenda, c’est bien sur la scène internationale que cette doctrine s’exprime avec le plus de fracas. Le président a ainsi souligné que la notion de « propriété » était psychologiquement nécessaire au succès, opposant cette vision transactionnelle aux traités et alliances traditionnels.

L’ombre de l’opération vénézuélienne

L’interview ne peut être comprise sans évoquer le coup de force réalisé par Washington au début du mois. Le 3 janvier 2026, une opération des forces spéciales américaines aboutissait à la capture spectaculaire du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores, transférés depuis à New York pour y être jugés. Lors de son entretien, Donald Trump a justifié cette action avec une franchise déconcertante, évoquant la rapidité avec laquelle il a « décapité » le gouvernement de Caracas.

Selon les propos rapportés par le quotidien new-yorkais, le président américain considère cette intervention comme une preuve de l’efficacité de sa méthode, rejetant les critiques parlant d’ingérence ou de violation de la souveraineté. Il a par ailleurs affirmé que les États-Unis allaient désormais « diriger » le Venezuela et que les entreprises américaines contrôleraient son pétrole, une déclaration qui a provoqué une onde de choc dans les milieux diplomatiques et économiques mondiaux.

Le Groenland et l’avenir de l’OTAN

L’autre point saillant de cet entretien concerne l’obsession récurrente de Donald Trump pour le Groenland. Loin d’être une boutade, l’intérêt pour ce territoire autonome danois est devenu un enjeu de sécurité nationale pour l’administration Trump. Interrogé sur la priorité entre la préservation de l’OTAN et l’acquisition du Groenland, le président a admis qu’il s’agissait « d’un choix », laissant planer une menace existentielle sur l’Alliance atlantique.

« L’OTAN est inutile sans les États-Unis », a-t-il martelé, suggérant que les partenaires européens devaient s’aligner sur les intérêts américains ou faire face à un désengagement de Washington. Cette position met une pression immense sur le gouvernement danois et, par extension, sur l’ensemble de l’Union européenne, forcés de naviguer entre les exigences de leur allié historique et la préservation de leur intégrité territoriale.

Politique intérieure : une main de fer

Sur le plan intérieur, l’entretien a également abordé des sujets brûlants, notamment l’incident tragique de Minneapolis impliquant un agent de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement). Fidèle à sa ligne, Donald Trump a pris la défense des forces de l’ordre fédérales, illustrant sa politique de fermeté en matière d’immigration et de sécurité. Il a tenté de démontrer aux journalistes, vidéo à l’appui, sa version des faits, témoignant d’une implication personnelle directe dans la gestion des crises sécuritaires.

Alors que les prochaines élections de mi-mandat se profilent à l’horizon, cette posture intransigeante vise à consolider sa base électorale. Le président semble parier que son audace, qu’il s’agisse de l’économie ou de la politique étrangère, continuera de séduire un électorat en quête d’autorité, quitte à bousculer les lois et les normes établies.

Conclusion

En se livrant ainsi au New York Times, Donald Trump n’a pas seulement commenté l’actualité : il a théorisé sa pratique du pouvoir pour ce début d’année 2026. En plaçant son « sens moral » et son « esprit » au-dessus des cadres juridiques internationaux, il dessine les contours d’une présidence où l’imprévisibilité est érigée en stratégie de gouvernement. Reste à savoir jusqu’où le système institutionnel américain et les partenaires mondiaux des États-Unis pourront absorber ces secousses sans rupture définitive.

Questions fréquemment posées

Que signifie la déclaration de Donald Trump sur son sens moral ?

Cette phrase indique que le président place sa propre conscience au‐dessus des lois internationales. Elle marque le début d’une présidence impériale où le pouvoir exécutif s’affranchit des contraintes juridiques habituelles pour agir selon ses propres instincts et règles.

Pourquoi les États‐Unis sont‐ils intervenus au Venezuela en janvier 2026 ?

L’opération visait la capture spectaculaire de Nicolas Maduro et la prise de contrôle des ressources pétrolières par les entreprises américaines. Donald Trump justifie cette action militaire par l’efficacité de sa méthode, rejetant les critiques sur la violation de la souveraineté nationale.

Quel est le lien entre le Groenland et l’avenir de l’OTAN ?

Donald Trump considère l’acquisition du Groenland comme un enjeu de sécurité nationale prioritaire. Il met une pression existentielle sur l’Alliance atlantique en suggérant que les États‐Unis pourraient se désengager si leurs ambitions territoriales ne sont pas satisfaites par les partenaires européens.

Quelle est la position de Trump vis‐à‐vis du droit international ?

Le président américain rejette explicitement la nécessité du droit international, préférant une approche transactionnelle basée sur la notion de propriété. Il affirme que son statut de commandant en chef lui confère un pouvoir absolu, limité uniquement par sa propre morale et non par les traités.