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C’est une tendance qui semblait avoir été reléguée au second plan par la dure réalité du portefeuille. Après des années marquées par une inflation alimentaire persistante, où le prix dictait la loi dans le panier d’épicerie, le mouvement « Achetez canadien » montre des signes tangibles de résurgence en ce début d’année 2026. Alors que les consommateurs avaient quelque peu délaissé la lecture minutieuse des étiquettes pour se concentrer sur les rabais, le climat géopolitique actuel pourrait bien inverser la vapeur et redonner ses lettres de noblesse au patriotisme économique.
Ce revirement de situation ne survient pas dans un vide économique. Il s’inscrit dans un contexte où la fierté nationale se heurte à la nécessité financière. Si les dernières années ont forcé les ménages à prioriser les produits les moins chers, souvent importés, les experts observent aujourd’hui un changement de comportement. Ce n’est plus seulement une question de préférence, mais une réaction stratégique face aux incertitudes du marché nord-américain.
Pour comprendre ce retournement, il faut d’abord analyser pourquoi le mouvement s’était essoufflé. Selon Sylvain Charlebois, directeur scientifique du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie, l’inflation a joué un rôle de brise-lame contre les bonnes intentions des consommateurs. Avec une facture d’épicerie annuelle pour une famille de quatre personnes dépassant désormais les 17 000 $, la provenance des aliments était devenue un luxe que beaucoup ne pouvaient plus se permettre.
Durant la période 2024-2025, la logique du « moins cher » a prévalu. Les données du marché montraient que les consommateurs délaissaient les marques nationales ou les produits locaux, souvent perçus comme plus onéreux, au profit de marques maison ou de produits importés à bas prix. Cette sensibilité extrême aux prix a temporairement éclipsé les campagnes de sensibilisation sur l’importance de l’achat local pour l’économie canadienne.
Le catalyseur de cette renaissance du « Achetez canadien » en 2026 est indéniablement politique. Avec la révision de l’accord de libre-échange (ACEUM) et le retour de Donald Trump à la présidence américaine, le spectre de nouveaux tarifs douaniers plane sur les échanges transfrontaliers. Les menaces de droits de douane de 10 % à 25 % sur les produits canadiens, et réciproquement sur les produits américains, changent la donne.
Selon Amar Singh, directeur principal chez Kantar, cette tension commerciale crée un terrain fertile pour le retour du sentiment nationaliste dans les allées d’épicerie. « En fonction de l’orientation que prendront les négociations commerciales, nous verrons ce sentiment revenir dans les décisions d’achat », analyse-t-il. L’idée que l’administration américaine puisse cibler l’économie canadienne incite les consommateurs à « voter avec leur portefeuille » en boycottant les produits américains au profit des alternatives locales.
Peter Chapman, du cabinet SKUFood, souligne également l’aspect psychologique de cette tendance. Les discours protectionnistes aux États-Unis, incluant des rhétoriques parfois agressives envers la souveraineté canadienne, poussent les consommateurs à se tourner vers les fournisseurs locaux par solidarité, un phénomène déjà observé lors des tensions commerciales de 2018.
Ce regain d’intérêt pour les produits locaux n’est pas sans conséquence pour la finance et le secteur de la grande distribution. Les grandes chaînes d’épicerie cotées en bourse, telles que Metro, Loblaws et Empire (Sobeys), pourraient devoir ajuster leurs chaînes d’approvisionnement pour répondre à cette demande croissante de produits certifiés canadiens. Une telle transition nécessite des investissements majeurs dans la logistique et les partenariats avec les producteurs locaux.
De plus, si les tarifs douaniers se concrétisent, les produits importés des États-Unis deviendront mécaniquement plus chers, rendant les produits canadiens plus compétitifs, non plus seulement par patriotisme, mais par pure logique mathématique. Cela pourrait redéfinir les parts de marché dans plusieurs catégories clés, notamment les produits laitiers, les viandes et les produits transformés.
En somme, le mouvement « Achetez canadien » en 2026 ne repose plus uniquement sur une volonté romantique de soutenir le fermier local, mais devient une réponse pragmatique à un environnement économique et politique hostile. Alors que l’inflation reste une préoccupation majeure, la menace extérieure semble suffisante pour inciter les consommateurs à vérifier de nouveau l’origine de leurs aliments. Reste à voir si cette tendance se maintiendra une fois les tensions commerciales apaisées, ou si le prix restera, in fine, le seul véritable décideur.
Ce regain d intérêt s explique principalement par le climat géopolitique actuel et la menace de nouveaux tarifs douaniers imposés par les États-Unis. Les consommateurs réagissent aux tensions commerciales et aux rhétoriques protectionnistes en privilégiant les produits locaux par solidarité économique, transformant l achat alimentaire en un acte de soutien à la souveraineté nationale face aux incertitudes du marché nord-américain.
L imposition potentielle de droits de douane sur les produits traversant la frontière rendrait les importations américaines mécaniquement plus coûteuses pour les consommateurs canadiens. Par conséquent, les produits locaux deviendraient plus compétitifs sur le plan financier, incitant les acheteurs à se tourner vers les options nationales non seulement par patriotisme, mais aussi par pure logique mathématique pour préserver leur budget.
La hausse persistante des prix alimentaires a agi comme un frein majeur au patriotisme économique durant la période 2024-2025, forçant les ménages à prioriser les produits les moins chers indépendamment de leur provenance. Face à une facture d épicerie annuelle très élevée pour une famille moyenne, la lecture des étiquettes est devenue un luxe, éclipsant temporairement les campagnes de sensibilisation sur l importance de l achat local.
Face à la demande croissante pour des produits certifiés canadiens et aux risques liés aux importations américaines, les géants de la distribution comme Metro, Loblaws et Sobeys pourraient devoir ajuster leurs chaînes logistiques. Cette transition nécessiterait des investissements significatifs pour renforcer les partenariats avec les producteurs locaux et sécuriser un approvisionnement national capable de remplacer certaines importations devenues trop onéreuses ou incertaines.
Voter avec son portefeuille en délaissant les marques américaines constitue une réponse stratégique et psychologique des consommateurs face aux menaces économiques perçues venant des États-Unis. Selon les experts, ce comportement nationaliste dans les allées d épicerie tend à s intensifier lorsque les négociations commerciales deviennent tendues, permettant aux citoyens d exprimer leur désaccord envers les politiques protectionnistes étrangères.