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Gains issus des jeux : Travail ou Hobby ? Ce que dit la loi

Autore: Francesco Zinghinì | Data: 13 Novembre 2025

Gagner de l’argent en jouant en ligne est devenu bien plus qu’un simple passe-temps. Pour un nombre croissant de personnes, cela représente une source de revenus concrète, allant de petits compléments de revenus à de véritables salaires. Ce phénomène, qui allie passion et profit, soulève cependant une question fondamentale : quand cette activité cesse-t-elle d’être un hobby pour devenir un travail à part entière ? La réponse n’est pas anodine et a d’importantes implications juridiques et fiscales, notamment dans un contexte comme celui de l’Italie, où la culture du travail est profondément ancrée dans des modèles traditionnels.

Comprendre la ligne de démarcation est crucial pour quiconque monétise ses compétences dans les jeux vidéo, qu’il s’agisse d’un joueur d’eSport, d’un streamer sur des plateformes comme Twitch ou d’un adepte des applications Play-to-Earn. Ignorer la réglementation peut entraîner des sanctions et des litiges avec l’administration fiscale. Cet article vise à clarifier les aspects réglementaires en Italie, en analysant les critères qui définissent une activité comme professionnelle et les obligations qui en découlent, dans un marché européen de plus en plus interconnecté et numérique.

La fine frontière entre hobby et travail

Pour la loi italienne, la distinction entre un hobby et une activité professionnelle ne dépend pas de combien on gagne, mais de comment on le gagne. Un hobby est une activité pratiquée pour le plaisir, de manière sporadique et non organisée. Les gains, s’il y en a, sont considérés comme occasionnels. Une activité devient en revanche professionnelle lorsqu’elle revêt les caractères de la continuité, du professionnalisme et de l’organisation des moyens. Cela signifie que si vous vous consacrez au jeu de manière systématique, avec l’objectif principal de générer un revenu et en utilisant des outils spécifiques (un PC performant, une connexion stable, des logiciels de streaming), votre activité est considérée comme professionnelle aux yeux du fisc.

L’analogie la plus simple est celle de quelqu’un qui aime cuisiner. Préparer un gâteau pour l’anniversaire d’un ami est un hobby. Si, cependant, on commence à prendre des commandes régulièrement, à faire la promotion de ses pâtisseries sur les réseaux sociaux et à acheter du matériel professionnel, l’activité se transforme en un véritable travail. Le même principe s’applique au gaming : jouer pour le plaisir est un passe-temps ; le faire avec régularité pour monétiser via des tournois, du streaming ou d’autres formes de revenus est une activité professionnelle.

Quand naît l’obligation fiscale en Italie

Une fois la frontière du hobby franchie, on entre dans le domaine des obligations fiscales. La réglementation italienne prévoit principalement deux cadres pour ceux qui génèrent des revenus d’activités non salariées : la prestation occasionnelle et le numéro de TVA (Partita IVA).

La prestation occasionnelle

Si vos gains sont sporadiques et ne proviennent pas d’une activité continue, vous pouvez recourir à la prestation occasionnelle. Ce régime est applicable pour des rémunérations ne dépassant pas 5 000 euros bruts par an. Dans ce cas, vous devrez émettre un reçu au client (par exemple, l’organisateur d’un tournoi) en appliquant une retenue à la source de 20 %, qui sera versée par ce dernier comme acompte sur vos impôts. Il est important de souligner que la limite de 5 000 euros n’est pas une « franchise » en dessous de laquelle on ne déclare rien : c’est le plafond maximum pour ce régime spécifique. Une fois ce seuil dépassé, des obligations de cotisations à la Gestion Séparée de l’INPS s’appliquent.

L’obtention du numéro de TVA (Partita IVA)

L’obligation d’obtenir un numéro de TVA (Partita IVA) n’est pas liée au dépassement d’un seuil de revenus, mais au caractère habituel et continu de l’activité. Si vous jouez et gagnez de l’argent régulièrement, même si vos revenus sont initialement faibles, vous êtes tenu d’obtenir un numéro de TVA. Cette étape est fondamentale et souvent mal comprise. Par exemple, un streamer qui diffuse sur Twitch chaque semaine exerce une activité continue et doit avoir un numéro de TVA, quel que soit le montant de ses gains issus des dons ou des abonnements. L’obtention du numéro de TVA permet de cadrer fiscalement les revenus, de choisir un régime fiscal (comme le avantageux Régime Forfaitaire pour les débutants) et de verser correctement impôts et cotisations.

Play-to-Earn, eSport et Streaming : comparaison de trois scénarios

Le monde du « gagner en jouant » est varié et chaque scénario présente des implications fiscales spécifiques. Il est utile d’analyser les trois typologies les plus courantes.

Gains issus des applications et du Play-to-Earn (P2E)

Les applications qui promettent des récompenses pour jouer se situent souvent dans une zone grise. Si les gains provenant des applications sont minimes et sporadiques, ils peuvent être considérés comme des revenus divers occasionnels. Cependant, la situation se complique avec les jeux Play-to-Earn (P2E) qui utilisent des cryptomonnaies et des NFT. En Italie, les plus-values générées par la cession de crypto-actifs sont soumises à imposition. Ces revenus, s’ils sont perçus dans le cadre d’une activité continue, doivent être gérés via un numéro de TVA. Pour ceux qui se lancent dans ce monde, il est fondamental de comprendre comment gagner des cryptomonnaies en jouant en conformité avec les réglementations en vigueur, qui sont en constante évolution.

Le monde de l’eSport

Les joueurs professionnels d’eSport (sports électroniques) perçoivent des gains de diverses sources : prix de tournois, salaires des équipes auxquelles ils appartiennent et sponsorisations. Les prix remportés dans les tournois peuvent être qualifiés de « revenus divers » provenant d’épreuves d’habileté, comme le spécifie l’article 67 du TUIR (Texte Unique des Impôts sur le Revenu). Cependant, lorsqu’un joueur devient un professionnel à temps plein, avec des contrats et des sponsors, l’activité devient à part entière un travail indépendant qui nécessite l’obtention d’un numéro de TVA. Le marché de l’eSport en Italie est en forte croissance, avec un public de 7,3 millions de spectateurs, et un encadrement fiscal correct est essentiel pour la pérennité de la carrière d’un pro-player.

Monétiser avec le Streaming

Le streaming sur des plateformes comme Twitch et YouTube est peut-être l’exemple le plus clair d’une activité professionnelle. Un streamer qui diffuse régulièrement, construit une communauté et obtient des revenus d’abonnements, de dons, de publicités et de sponsorisations, exerce une activité continue et organisée. Par conséquent, il est obligé d’obtenir un numéro de TVA dès le début. L’absence d’une réglementation spécifique pour ces nouvelles professions numériques n’exonère pas des obligations fiscales générales. Il est également important de prêter attention aux risques, en apprenant à reconnaître les applications frauduleuses qui promettent des gains faciles mais cachent des pièges.

Tradition et Innovation : la culture méditerranéenne à l’épreuve

Dans un pays comme l’Italie, la perception du « travail » est souvent liée à des concepts traditionnels : un bureau, des horaires fixes, un employeur. Les nouvelles professions numériques, comme celle de gamer ou de streamer, bouleversent ces paradigmes, générant parfois du scepticisme. Cette vision culturelle se heurte à une réalité économique indéniable : le marché mondial des jeux vidéo est une industrie milliardaire et les professions qui y sont liées sont de plus en plus légitimées.

Le défi pour la culture méditerranéenne est d’intégrer ces nouvelles formes de travail, en reconnaissant leur valeur économique et professionnelle. Pour les nouvelles generations, gagner sa vie en jouant n’est pas une idée bizarre, mais une opportunité de carrière concrète, qui allie passion, compétence technologique et esprit d’entreprise. La loi, bien qu’avec ses propres délais, est en train de s’adapter. L’important est que ceux qui s’engagent dans ces voies le fassent en connaissance de cause, en comprenant que l’innovation des professions n’implique pas l’absence de règles, mais la nécessité d’appliquer celles qui existent à de nouveaux contextes.

Conclusions

En définitive, gagner de l’argent en jouant peut être un hobby ou un travail selon la manière dont l’activité est exercée. La ligne de démarcation est tracée par la continuité et le professionnalisme, non par le montant des gains. Si l’activité est habituelle et organisée, l’obtention d’un numéro de TVA devient une étape obligatoire pour opérer en toute légalité et construire une carrière durable.

Le paysage réglementaire italien, bien que pas toujours spécifique au secteur du gaming, fournit les outils pour un encadrement fiscal correct. Ignorer ces aspects peut transformer une opportunité en un risque. Pour ceux qui souhaitent transformer leur passion pour les jeux vidéo en une profession, il est fondamental de s’informer et, si nécessaire, de faire appel à un conseiller fiscal pour naviguer dans la complexité des réglementations et se concentrer sur ce qu’ils savent faire de mieux : jouer et maximiser les profits.

Questions fréquentes

Quand le fait de gagner de l’argent en jouant devient-il un travail à part entière pour le fisc ?

Gagner de l’argent en jouant devient un travail lorsque l’activité est exercée de manière continue, habituelle et organisée. Il n’existe pas de seuil de gain fixe, comme les 5 000 euros, qui détermine automatically le passage de hobby à travail. Les critères principaux sont la régularité et le professionnalisme avec lesquels l’activité est menée, par exemple en participant systématiquement à des tournois, en ayant des collaborations stables avec des équipes ou en percevant des revenus réguliers du streaming et des sponsors.

Dois-je déclarer l’argent que je gagne en jouant en ligne ?

Oui, les gains provenant des jeux en ligne doivent être déclarés. Les modalités changent en fonction de la provenance du gain. Si vous jouez sur des plateformes autorisées en Italie (avec une licence ADM), les taxes sont déjà retenues à la source par l’opérateur, qui agit en tant que substitut d’imposition, et vous n’avez pas à les inclure dans votre déclaration. Si, en revanche, les gains proviennent de plateformes étrangères non autorisées, ils doivent être inscrits dans la déclaration de revenus comme ‘revenus divers’ (Cadre RL du Modèle Revenus) et taxés selon les tranches de l’IRPEF.

Faut-il un numéro de TVA (Partita IVA) pour gagner de l’argent avec les jeux vidéo ?

L’obligation d’obtenir un numéro de TVA (Partita IVA) naît lorsque l’activité de gaming devient habituelle et continue, dépassant la nature d’un hobby occasionnel. C’est le cas des pro-gamers qui participent régulièrement à des tournois, des streamers qui monétisent constamment leurs chaînes ou de ceux qui ont des contrats de sponsoring. Les gains uniques de tournois, s’ils sont occasionnels, peuvent être gérés comme des ‘revenus divers’, mais une activité structurée nécessite l’obtention d’un numéro de TVA.

Qu’est-ce que je risque si je ne déclare pas les gains des jeux en ligne ?

Ne pas déclarer les gains, en particulier ceux provenant de plateformes étrangères non autorisées, comporte des risques importants. L’Agence des Revenus (Agenzia delle Entrate) peut effectuer des contrôles bancaires et contester l’omission de déclaration. Les sanctions administratives peuvent varier de 90 % à 180 % des impôts éludés, auxquels s’ajoutent les intérêts de retard. Dans les cas les plus graves, si certains seuils d’évasion sont dépassés, on peut également encourir des conséquences pénales.

Comment sont taxés les gains des tournois d’eSport ?

Les gains occasionnels de tournois d’eSport sont considérés comme des ‘prix résultant d’épreuves d’habileté’ et entrent dans la catégorie des ‘revenus divers’ conformément à l’art. 67 du TUIR. Ils doivent donc être déclarés dans le Modèle Revenus (ligne RL15) et sont soumis à l’imposition IRPEF sur le montant brut du gain. Si l’activité de participation aux tournois devient professionnelle et habituelle, les gains contribuent à former le revenu d’un travailleur indépendant et nécessitent l’obtention d’un numéro de TVA.