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Google et Carrefour lancent l’ère du commerce agentique avec le protocole UCP

Autore: Francesco Zinghinì | Data: 12 Gennaio 2026

C’est une annonce qui pourrait bien marquer la fin de l’e-commerce tel que nous le connaissons depuis vingt ans. Ce 12 janvier 2026, en ouverture du salon NRF (National Retail Federation) à New York, Google a levé le voile sur le Universal Commerce Protocol (UCP). Cette nouvelle norme technique promet de transformer radicalement nos habitudes de consommation sur internet en permettant aux intelligences artificielles de réaliser des achats de manière autonome, de la découverte du produit jusqu’au paiement. Et surprise de taille pour l’écosystème européen : le géant français Carrefour figure parmi les premiers partenaires mondiaux à déployer cette technologie à grande échelle.

Alors que la bataille pour la domination de l’IA fait rage entre les géants de la Silicon Valley, cette alliance stratégique entre Google et Carrefour illustre le passage d’une ère de « recherche » à une ère d’« action ». Fini le temps où l’utilisateur devait naviguer entre dix onglets pour comparer les prix ; désormais, des « agents » logiciels s’en chargent pour lui. Selon Sundar Pichai, PDG de Google, l’UCP est conçu pour être « l’infrastructure invisible du commerce agentique », un terrain sur lequel la firme de Mountain View entend bien ne pas laisser le champ libre à OpenAI.

Le protocole UCP : L’esperanto du commerce en ligne

Au cœur de cette innovation se trouve le Universal Commerce Protocol. Contrairement aux API traditionnelles qui nécessitent des intégrations spécifiques pour chaque marchand, l’UCP agit comme un langage universel. Il permet à n’importe quel agent IA (qu’il s’agisse de Gemini, ou d’assistants tiers) de dialoguer directement avec le catalogue d’un distributeur pour vérifier les stocks, négocier des créneaux de livraison et valider des transactions sans intervention humaine, le tout de manière sécurisée.

Techniquement, l’UCP repose sur des standards ouverts et s’intègre aux infrastructures existantes comme le Agent Payments Protocol (AP2). Selon la documentation technique publiée par Google Cloud, ce protocole utilise des « mandats cryptographiques » pour garantir que l’agent agit bien au nom de l’utilisateur, résolvant ainsi l’un des freins majeurs du commerce automatisé : la confiance et la sécurité des paiements. Pour les détaillants, c’est la promesse de transformer chaque interaction conversationnelle en opportunité de vente immédiate.

Carrefour : Des « concierges numériques » dans le Drive

Si la théorie est séduisante, la pratique est déjà en cours de test chez Carrefour. Le distributeur français, partenaire historique de Google Cloud depuis 2018, utilise l’UCP pour propulser une nouvelle génération d’assistants. Selon Les Echos, l’enseigne déploie actuellement « un agent IA pour les bornes de drive ». Concrètement, cela signifie que le client n’a plus besoin de pianoter sur l’écran tactile de la borne s’il manque un produit.

L’agent, capable de comprendre le langage naturel complexe, peut proposer en temps réel des substitutions intelligentes (par exemple, remplacer une marque de pâtes manquante par une autre de qualité équivalente ou supérieure sans surcoût) et valider la modification du panier vocalement. D’après Clubic, qui qualifie ces nouveaux assistants de « concierges numériques », l’objectif est de fluidifier l’expérience client en supprimant les frictions liées aux ruptures de stock, un irritant majeur du Drive.

Google vs OpenAI : La guerre des standards

Ce lancement intervient dans un contexte de rivalité intense. OpenAI, le créateur de ChatGPT, a récemment lancé son propre standard, l’Agentic Commerce Protocol (ACP), en partenariat avec Stripe. La stratégie de Google avec l’UCP est claire : contrer l’approche « produit » d’OpenAI par une approche « infrastructure » et consortium. En ralliant des acteurs comme Shopify, Walmart et Carrefour autour de son protocole, Google tente d’imposer son standard comme la norme de l’industrie.

Pour Google, l’enjeu est vital. Si les utilisateurs commencent à acheter directement via des agents conversationnels comme ChatGPT sans passer par le moteur de recherche, c’est tout le modèle économique publicitaire de la firme qui s’effondre. L’UCP est donc autant une avancée numérique qu’une manœuvre défensive pour conserver sa place centrale dans le parcours d’achat.

Une révolution invisible pour le consommateur

Pour le grand public, cette technologie restera largement invisible, enfouie dans les entrailles des applications et des gadgets connectés. Pourtant, elle préfigure un changement radical. Demain, votre réfrigérateur connecté ou votre assistant vocal ne se contentera plus de vous dire qu’il manque du lait ; il pourra, grâce à l’UCP, interroger simultanément les stocks de Carrefour, Leclerc et Amazon, trouver le meilleur prix et la livraison la plus rapide, et passer commande après une simple validation biométrique de votre part.

Cependant, cette automatisation soulève des questions sur la neutralité des suggestions. Si l’agent de Carrefour est propulsé par Google, favorisera-t-il les produits sponsorisés ? Google assure que l’UCP est « agnostique », mais la vigilance des régulateurs européens sera sans doute requise pour s’assurer que ce nouveau protocole ne devienne pas une boîte noire commerciale.

Conclusion

Avec le lancement du Universal Commerce Protocol, Google et Carrefour ne se contentent pas d’ajouter une brique technologique supplémentaire ; ils posent les fondations du commerce de la prochaine décennie. Si l’adoption suit, nous passerons bientôt d’un web où l’on cherche des produits à un web où l’on délègue l’acte d’achat à des machines. Reste à savoir si les consommateurs sont prêts à confier leur carte bleue à ces nouveaux concierges numériques.

Questions fréquemment posées

Qu’est-ce que le Universal Commerce Protocol (UCP) lancé par Google ?

Le Universal Commerce Protocol est une nouvelle norme technique conçue pour permettre aux intelligences artificielles de réaliser des achats de manière autonome. Ce langage universel facilite le dialogue direct entre les agents logiciels et les catalogues des distributeurs pour vérifier les stocks et valider les transactions sans intervention humaine.

Comment Carrefour utilise-t-il l’intelligence artificielle dans ses Drive ?

Carrefour déploie des concierges numériques basés sur le protocole UCP au niveau des bornes de retrait Drive. Ces assistants vocaux sont capables de comprendre le langage naturel pour proposer des produits de substitution en cas de rupture de stock et modifier le panier du client en temps réel.

Quelle est la différence entre le commerce agentique et le e-commerce traditionnel ?

Le commerce agentique marque le passage d’une recherche active par l’utilisateur à une délégation des tâches à des machines. Au lieu de naviguer entre plusieurs sites pour comparer les prix, le consommateur confie à un agent logiciel le soin de trouver le meilleur produit et de finaliser l’achat à sa place.

Les paiements effectués par les agents IA sont-ils sécurisés ?

Oui, la sécurité repose sur l’utilisation de mandats cryptographiques qui garantissent que l’agent agit légitimement au nom de l’utilisateur. Le protocole s’intègre également aux infrastructures existantes comme l’Agent Payments Protocol pour assurer la fiabilité et la protection des transactions financières.

Pourquoi Google a-t-il créé l’UCP face à la concurrence d’OpenAI ?

Google cherche à imposer son infrastructure comme la norme du marché pour contrer l’approche produit d’OpenAI et protéger son modèle économique publicitaire. En ralliant des partenaires comme Walmart et Carrefour, la firme veut éviter que les utilisateurs ne délaissent son moteur de recherche au profit d’agents conversationnels concurrents.