Versione PDF di: Impôts sur les loyers : guide pour payer moins

Questa è una versione PDF del contenuto. Per la versione completa e aggiornata, visita:

https://blog.tuttosemplice.com/fr/impots-sur-les-loyers-guide-pour-payer-moins/

Verrai reindirizzato automaticamente...

Impôts sur les loyers : guide pour payer moins

Autore: Francesco Zinghinì | Data: 4 Dicembre 2025

Investir sur le marché immobilier italien, un secteur qui allie tradition et innovation, requiert une connaissance approfondie de la fiscalité des biens locatifs. Comprendre les impôts est fondamental non seulement pour respecter la loi, mais aussi pour maximiser le rendement de son capital. L’Italie, avec sa riche culture méditerranéenne, offre un panorama complexe mais plein d’opportunités pour ceux qui savent naviguer dans les eaux de la fiscalité immobilière. Que vous soyez un petit épargnant ou un investisseur expérimenté, ce guide vous fournira les outils pour vous orienter entre les régimes fiscaux, les impôts locaux et les avantages fiscaux, transformant un obstacle potentiel en un avantage stratégique pour vos investissements.

La fiscalité des revenus locatifs en Italie repose sur un système dual qui permet au propriétaire de choisir entre deux voies principales : le régime ordinaire de l’IRPEF et le régime du prélèvement forfaitaire (« cedolare secca »). Ce choix n’est pas anodin et dépend de multiples facteurs, dont le revenu global du contribuable, la présence d’autres charges déductibles et le type de contrat de location conclu. Une décision éclairée peut se traduire par une économie d’impôt significative, optimisant ainsi la rentabilité de l’investissement immobilier. Il est donc essentiel d’analyser attentivement sa situation personnelle et patrimoniale avant d’opter pour l’un ou l’autre système.

Le carrefour fiscal : Régime Ordinaire ou Prélèvement Forfaitaire ?

Le choix du régime fiscal est la première étape cruciale pour tout investisseur immobilier. Le régime ordinaire prévoit que le loyer, après un abattement forfaitaire de 5 %, s’ajoute aux autres revenus du propriétaire (comme les salaires ou les pensions) et soit imposé selon les tranches progressives de l’IRPEF. Ce système peut être avantageux pour ceux qui ont de faibles revenus globaux ou pour ceux qui peuvent bénéficier d’importantes déductions et crédits d’impôt, comme ceux pour les travaux de rénovation ou les intérêts d’emprunt. À l’inverse, le prélèvement forfaitaire est un impôt de substitution à taux fixe, qui simplifie les démarches et réduit souvent la charge fiscale.

Le Prélèvement Forfaitaire : simplicité et taux fixes

Le prélèvement forfaitaire (« cedolare secca ») est un régime optionnel qui remplace l’IRPEF, les impôts additionnels régionaux et communaux, le droit d’enregistrement et le droit de timbre sur le contrat. Cela en fait un choix très populaire, comme en témoignent les près de 3 millions de propriétaires qui l’ont adopté. Les taux prévus sont principalement au nombre de deux : 21 % pour les contrats à loyer libre (les plus courants, d’une durée de 4+4 ans) et un taux réduit de 10 % pour les contrats à loyer conventionné. Ce dernier s’applique dans les communes à forte tension locative ou pour des types de contrats spécifiques, comme ceux pour les étudiants universitaires, représentant un avantage fiscal considérable. Choisir le prélèvement forfaitaire signifie également renoncer à la révision annuelle du loyer basée sur l’indice ISTAT.

Le Régime Ordinaire de l’IRPEF : quand est-il avantageux ?

Malgré la popularité du prélèvement forfaitaire, le régime ordinaire de l’IRPEF reste le meilleur choix dans certaines circonstances. Ce régime est avantageux pour les propriétaires ayant un faible revenu global, qui se situent dans la première tranche de l’IRPEF (actuellement à 23 %). De plus, ceux qui ont engagé d’importantes dépenses de rénovation ou qui ont un prêt immobilier en cours sur le bien loué peuvent trouver le régime ordinaire plus avantageux. Dans ce système, en effet, il est possible de déduire du revenu imposable diverses dépenses, comme celles d’entretien, et de déduire les intérêts d’emprunt, ce qui n’est pas permis avec le prélèvement forfaitaire. Une simulation fiscale, éventuellement avec l’aide d’un professionnel, est toujours conseillée pour faire le bon choix.

Les impôts sur le patrimoine : l’IMU

Outre l’imposition sur les revenus locatifs, les propriétaires de biens loués doivent composer avec l’Impôt Municipal Propre (IMU). Cet impôt est à la charge exclusive du propriétaire et non du locataire. L’IMU n’est pas dû sur la résidence principale (sauf si elle est de luxe), mais il est exigible sur tous les autres biens immobiliers, y compris ceux donnés en location. Le calcul se base sur le revenu cadastral du bien, revalorisé de 5 % et multiplié par un coefficient qui varie selon la catégorie cadastrale, auquel on applique un taux décidé par la commune. Il est important de vérifier les délibérations communales, car elles peuvent prévoir des taux différents et des avantages spécifiques.

Avantages sur l’IMU pour les contrats à loyer conventionné

Un avantage important concerne les biens loués avec un contrat à loyer conventionné. Pour ces contrats, la loi prévoit une réduction de l’IMU de 25 % (l’impôt est donc dû à hauteur de 75 %). Cela signifie que l’impôt calculé avec le taux standard est réduit d’un quart. Cet incitatif, combiné au taux de 10 % du prélèvement forfaitaire, rend les contrats à loyer conventionné une solution fiscalement très attractive pour les propriétaires, en particulier dans les villes à forte densité de logement où ces accords sont plus répandus. Pour bénéficier de cet avantage, il est souvent nécessaire de présenter la déclaration IMU à la commune compétente.

Le phénomène des locations de courte durée

Le marché des locations de courte durée, d’une durée inférieure à 30 jours, a connu une croissance exponentielle, entraînant une réglementation fiscale spécifique. Pour ce type de location également, il est possible d’opter pour le prélèvement forfaitaire. La Loi de Finances a introduit des nouveautés importantes : le taux est de 21 % pour le premier bien loué. À partir du deuxième bien destiné à la location de courte durée, le taux passe à 26 %. Si l’on loue plus de quatre biens, l’activité est considérée comme entrepreneuriale et il n’est plus possible de bénéficier du prélèvement forfaitaire, ce qui rend nécessaire l’obtention d’un numéro de TVA.

Une autre nouveauté significative pour le secteur est l’introduction du Code d’Identification National (CIN). Ce code doit être obligatoirement affiché dans chaque annonce et communication relative au bien. Sa fonction est de tracer les locations et de lutter contre l’évasion fiscale. La non-présentation du CIN entraîne des sanctions pécuniaires importantes, qui peuvent varier de 500 à 8 000 euros selon l’infraction. Le CIN devra également être reporté dans la déclaration de revenus, devenant un outil de contrôle fiscal fondamental.

Stratégies d’optimisation fiscale pour l’investisseur

Pour un investisseur immobilier, optimiser la charge fiscale est aussi important que de choisir le bon bien. Une stratégie efficace commence par un choix éclairé entre le régime ordinaire et le prélèvement forfaitaire, basé sur une analyse de sa situation de revenus et des dépenses déductibles. Par exemple, pour ceux qui prévoient d’importants travaux de rénovation, il pourrait être utile d’évaluer comment les bonus fiscaux correspondants interagissent avec le régime d’imposition choisi. Pour ceux qui souhaitent investir sans le fardeau d’un prêt immobilier, il existe des alternatives comme la location-accession (rent-to-buy) ou le crédit-bail immobilier, qui présentent des implications fiscales spécifiques à analyser.

Un autre levier d’optimisation est le type de contrat. Les contrats à loyer conventionné, bien qu’ils imposent un loyer maîtrisé, offrent des avantages fiscaux cumulatifs (prélèvement forfaitaire à 10 % et IMU réduite) qui peuvent les rendre plus rentables qu’un contrat à loyer libre. Pour ceux qui visent des rendements plus élevés à court terme, le crowdfunding immobilier représente une modalité d’investissement avec un profil fiscal différent, à considérer au sein d’un portefeuille diversifié. La planification est la clé : connaître les impôts sur l’acquisition et les futures taxes sur la location permet de calculer le rendement net réel de l’opération dès le départ.

Conclusions

La fiscalité des biens immobiliers loués en Italie présente un cadre réglementaire complexe, qui reflète l’importance du secteur dans le tissu économique et social du pays. Pour l’investisseur, la connaissance des différentes options fiscales, du régime ordinaire au prélèvement forfaitaire, et des impôts sur le patrimoine comme l’IMU, est une condition indispensable pour opérer avec succès. Les nouveautés récentes, en particulier celles concernant les locations de courte durée et l’introduction du CIN, témoignent d’une attention croissante portée à la transparence et à la réglementation du marché. Savoir naviguer dans ce contexte, en équilibrant tradition et innovation, permet non seulement d’être en règle avec le fisc, mais aussi de saisir les meilleures opportunités de rendement, transformant l’investissement immobilier en une source de revenus solide sur le long terme.

Questions fréquentes

Pour mon bien en location, le prélèvement forfaitaire ou le régime ordinaire est-il plus avantageux ?

Le choix dépend de votre revenu global et des dépenses que vous pouvez déduire. Le prélèvement forfaitaire applique un impôt fixe (21 % ou 10 % pour le loyer conventionné) et est souvent avantageux pour ceux qui ont des revenus élevés, car il ne se cumule pas avec d’autres revenus. Le régime ordinaire, en revanche, ajoute le revenu locatif à vos autres revenus et l’impose selon les tranches de l’IRPEF (de 23 % à 43 %). Ce régime peut être plus avantageux si vous avez un faible revenu global ou si vous avez de nombreuses dépenses déductibles (comme celles de rénovation) qui peuvent réduire l’assiette fiscale totale.

Quels sont les principaux impôts à payer pour un bien loué ?

Les impôts principaux sont au nombre de deux : un sur le revenu perçu et un sur le patrimoine. Pour le revenu locatif, vous pouvez choisir entre le régime ordinaire (imposition à l’IRPEF) ou le prélèvement forfaitaire (« cedolare secca »), un impôt de substitution. À cela s’ajoute l’IMU (Impôt Municipal Propre), qui est un impôt sur le patrimoine dû par le propriétaire du bien. Le locataire n’est pas tenu de payer l’IMU.

Le prélèvement forfaitaire s’applique-t-il aussi aux locations de courte durée ?

Oui, le prélèvement forfaitaire s’applique également aux contrats de location d’une durée inférieure à 30 jours. Le taux est généralement de 21 %. Cependant, la réglementation fiscale pour les locations de courte durée est en constante évolution : pour ceux qui louent plus d’un bien, des taux différents ou l’obligation d’obtenir un numéro de TVA pourraient s’appliquer, car l’activité pourrait être considérée comme de nature entrepreneuriale.

Que sont les contrats à loyer conventionné et quels avantages offrent-ils ?

Les contrats à loyer conventionné prévoient un loyer maîtrisé, dont le montant est défini par des accords locaux entre les associations de propriétaires et de locataires. Le principal avantage pour le propriétaire est une fiscalité avantageuse : il est possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire avec un taux réduit à 10 % et on a droit à une réduction de 25 % sur l’IMU. Le locataire peut également bénéficier d’un loyer plus bas que les prix du marché et, dans certains cas, de déductions fiscales.

Puis-je changer de régime fiscal d’une année sur l’autre pour mon contrat de location ?

Oui, il est possible de changer le régime fiscal choisi. On peut passer du régime ordinaire au prélèvement forfaitaire (et vice versa) dans les années suivant la première. Le choix doit être communiqué à l’Agence des Revenus (Agenzia delle Entrate), généralement lors de la prorogation du contrat ou dans les 30 jours suivant l’échéance de l’année précédente, en utilisant le formulaire RLI. Il est également fondamental de communiquer préalablement le changement au locataire, car le choix du prélèvement forfaitaire entraîne la renonciation à la révision ISTAT du loyer.