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Ce samedi 24 janvier 2026 marque la fin d’une séquence boursière particulièrement agitée pour la devise américaine. Le dollar US a clôturé hier soir sur l’une de ses pires performances hebdomadaires depuis juin dernier, secoué par ce que les analystes qualifient désormais de « cauchemar politique » à Washington. Alors que les indicateurs macroéconomiques restent relativement solides, c’est bien l’imprévisibilité de l’exécutif américain qui dicte aujourd’hui la loi sur le marché des changes, reléguant au second plan les fondamentaux traditionnels de l’économie.
Les investisseurs, habituellement focalisés sur les courbes de l’inflation et les chiffres de l’emploi, ont été contraints de naviguer à vue dans un brouillard diplomatique et politique dense. À l’approche de la réunion cruciale de la Réserve fédérale (Fed) prévue la semaine prochaine, cette volatilité tombe au plus mal pour le billet vert. La confiance, pilier essentiel de la valeur d’une monnaie de réserve, s’effrite face aux revirements spectaculaires de la Maison Blanche, créant un climat de nervosité palpable sur les places financières mondiales.
Cette semaine noire pour le dollar ne résulte pas d’un effondrement économique, mais d’une prime de risque politique qui ne cesse de gonfler. Entre menaces tarifaires soudaines et apaisements inattendus, la mécanique des marchés se grippe, laissant place à des stratégies de couverture massives de la part des gestionnaires d’actifs qui anticipent désormais une année 2026 sous le signe de l’instabilité.
Le point d’orgue de cette semaine tumultueuse réside dans l’épisode diplomatique surprenant concernant le Groenland. Selon les informations rapportées par les agences financières, le président Donald Trump a initialement brandi la menace de nouveaux tarifs douaniers punitifs contre l’Europe, liant ces sanctions à ses ambitions d’étendre l’influence américaine sur le territoire arctique. Cette annonce a provoqué une onde de choc immédiate, les marchés détestant par-dessus tout le spectre d’une guerre commerciale transatlantique.
Cependant, la volatilité a atteint son paroxysme lorsque le président américain a opéré un revirement complet quelques jours plus tard. En marge du Forum économique mondial de Davos, et suite à un accord-cadre avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, les menaces ont été levées aussi brutalement qu’elles avaient été proférées. Si l’apaisement a évité une crise diplomatique majeure, les dégâts sur la crédibilité du dollar étaient déjà faits.
Les investisseurs ont été « lessivés » par ces signaux contradictoires. Le marché interprète désormais ces mouvements comme la preuve d’une imprévisibilité structurelle de la politique américaine. Selon Brent Donnelly, président de Spectra Markets et ancien trader de devises, la situation est claire : « Le monde réalise que le cauchemar de la politique américaine n’est pas terminé ». Dans une note publiée vendredi, il ajoute que « la distribution des rendements du dollar pour 2026 est presque certainement fortement biaisée à la baisse à ce stade ».
Ce qui frappe particulièrement les observateurs en cette fin janvier 2026, c’est la déconnexion totale entre la santé de l’économie américaine et la valeur de sa monnaie. Traditionnellement, des données économiques robustes soutiennent le dollar. Or, cette semaine, c’est l’inverse qui s’est produit.
Les rendements des obligations du Trésor américain ont augmenté, soutenus par des paris sur la résilience économique des États-Unis qui inciteraient la Fed à maintenir ses taux. Pourtant, le dollar a continué de chuter. Selon les données du département du Travail publiées jeudi, les inscriptions au chômage sont restées stables à un niveau bas de 200 000 demandes, signe d’un marché du travail qui ne flanche pas. Mais ces bonnes nouvelles n’ont pas suffi à endiguer la vente massive de dollars.
Cette divergence suggère que le risque politique est devenu un facteur bien plus puissant que la politique monétaire elle-même. Le dollar, souvent considéré comme une valeur refuge, perd de son attrait lorsque la source de l’instabilité provient de l’intérieur même des États-Unis. Selon Erica Camilleri, analyste macroéconomique senior chez Manulife Investment Management, le dollar agit désormais comme une « soupape de sécurité » pour les actifs à risque américains : quand la politique s’enflamme, la devise trébuche.
C’est dans ce contexte délétère que la Réserve fédérale américaine doit se réunir la semaine prochaine, le 28 janvier. Les marchés monétaires, qui intègrent déjà deux baisses de taux d’un quart de point pour l’année 2026, ne voient quasiment aucune chance d’action lors de cette réunion spécifique. Cependant, l’attention ne se porte pas uniquement sur les taux, mais sur la gouvernance même de l’institution.
L’incertitude est exacerbée par les commentaires du président Trump concernant la succession à la tête de la banque centrale. Il a indiqué avoir terminé les entretiens avec les candidats potentiels pour la présidence de la Fed et avoir un nom en tête. Cette politisation ouverte du processus de nomination ajoute une couche d’anxiété supplémentaire pour les investisseurs, qui craignent une atteinte à l’indépendance de l’institution garante de la stabilité des prix.
La volatilité implicite à une semaine, qui couvre la décision politique de la Fed du 28 janvier, a grimpé à son plus haut niveau depuis plus d’un mois. Les traders d’options paient désormais une prime pour se protéger contre une nouvelle baisse du dollar, un revirement complet par rapport à la semaine précédente où le sentiment était encore majoritairement haussier.
La faiblesse du dollar a mécaniquement profité aux autres devises majeures, redessinant la carte des investissements internationaux en ce début d’année. Le yen japonais, en particulier, a connu une forte poussée, s’appréciant nettement face au billet vert. Cette hausse est alimentée par la spéculation selon laquelle les autorités japonaises pourraient intervenir, mais aussi par le retour du yen comme valeur refuge alternative face au désordre politique américain.
L’indice Bloomberg Dollar Spot a chuté à un plus bas de trois semaines vendredi, enregistrant une baisse d’environ 0,9 % sur la semaine (et près de 2% selon d’autres indices élargis). C’est la chute la plus brutale depuis près de sept mois. Pour les gestionnaires de portefeuille, la question est désormais de savoir si cette tendance est un ajustement passager ou le début d’une correction plus profonde liée à une perte de confiance durable dans la gouvernance américaine.
Selon Pat Locke, stratège devises chez JPMorgan à New York, « l’optimisme concernant le marché du travail américain ne menace pas encore notre vision modérément baissière sur le dollar ». Une déclaration qui résume bien le sentiment général : même si l’Amérique travaille et produit, son climat politique toxique repousse les capitaux.
En somme, cette semaine du 24 janvier 2026 restera marquée comme un avertissement sévère pour l’administration américaine. Les marchés financiers ont envoyé un message clair : l’économie ne peut pas indéfiniment compenser l’instabilité politique. Le « cauchemar » évoqué par les analystes n’est pas tant celui d’une récession immédiate que celui d’une illisibilité totale de la stratégie américaine.
Alors que tous les regards se tournent vers la réunion de la Réserve fédérale la semaine prochaine, le dollar reste vulnérable. Si la Fed opte pour le statu quo comme prévu, elle devra néanmoins rassurer sur sa capacité à piloter le navire monétaire dans ces eaux politiquement troubles. Pour l’heure, la devise américaine paie le prix fort de l’incertitude, rappelant aux investisseurs que la politique reste, in fine, le paramètre le plus volatil de l’équation financière.
La baisse du dollar en janvier 2026 s’explique principalement par une instabilité politique croissante à Washington, qualifiée de cauchemar politique par les analystes. Bien que les indicateurs économiques comme l’emploi restent robustes, l’imprévisibilité des décisions de la Maison Blanche, notamment concernant les tarifs douaniers, incite les investisseurs à se détourner du billet vert au profit d’actifs jugés plus sûrs.
Cet épisode diplomatique a agi comme un catalyseur majeur de la volatilité boursière. Les menaces initiales de sanctions douanières contre l’Europe, suivies d’un revirement soudain après un accord avec l’OTAN, ont déstabilisé la confiance des marchés. Cette gestion erratique a renforcé le sentiment que la politique américaine est devenue une source de risque structurel, pesant lourdement sur la crédibilité de la devise.
Prévue pour le 28 janvier, cette réunion suscite une nervosité particulière non pas pour les taux, qui devraient rester inchangés, mais pour les questions de gouvernance. Les marchés s’inquiètent de la politisation du processus de nomination du futur président de la Fed par Donald Trump, craignant une atteinte à l’indépendance de l’institution garante de la stabilité monétaire.
Face aux signaux contradictoires de l’exécutif américain, les gestionnaires d’actifs adoptent des stratégies de couverture massives et se tournent vers d’autres valeurs refuges. On observe notamment une appréciation significative du yen japonais et une réallocation des capitaux internationaux, les investisseurs cherchant à se protéger contre une année 2026 qui s’annonce sous le signe de l’incertitude politique.
Actuellement, on observe une déconnexion totale entre ces deux indicateurs. Alors que les inscriptions au chômage restent faibles, signe d’une économie résiliente, le dollar continue de baisser. Cette divergence inhabituelle démontre que la prime de risque politique est devenue un facteur bien plus influent que les fondamentaux macroéconomiques traditionnels ou la politique monétaire actuelle.