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Logiciels incompatibles sur Mac : les solutions qui fonctionnent

Autore: Francesco Zinghinì | Data: 13 Novembre 2025

L’écosystème Apple a conquis une part importante du marché français et européen, séduisant les professionnels et les particuliers par son design, sa stabilité et son efficacité. Cependant, pour beaucoup, le passage à macOS cache un piège de taille : l’incompatibilité avec des logiciels spécifiques, souvent ancrés dans les pratiques de travail traditionnelles. Cet écueil numérique représente un point de friction entre l’innovation promue par Apple et les habitudes consolidées, notamment dans un contexte comme celui de la France, caractérisé par un tissu de petites et moyennes entreprises (PME) et de professions libérales attachées à des outils logiciels historiques. Surmonter cet obstacle ne signifie pas nécessairement renoncer à un Mac, mais plutôt connaître les stratégies et les solutions disponibles pour combler ce fossé.

Le problème ne concerne pas seulement les programmes de niche. Des applications cruciales dans des secteurs comme l’administration, la conception technique ou la gestion d’entreprise ont été pendant des années développées exclusivement pour Windows, le système d’exploitation dominant. Bien que la situation évolue, avec une croissance constante de la part de marché de macOS en France qui avoisine les 18 %, la transition n’est pas encore terminée. De nombreux professionnels se trouvent donc à la croisée des chemins : rester fidèles à un logiciel familier mais lié à un système d’exploitation spécifique, ou adopter un nouveau matériel en cherchant des alternatives pratiques et efficaces pour ne pas interrompre leur productivité.

Le panorama français : tradition et logiciels spécifiques

Le tissu économique français est unique, bâti sur un réseau dense de petites et moyennes entreprises, d’artisans, d’avocats, d’experts-comptables et de médecins. Ces professionnels s’appuient depuis des décennies sur des logiciels de gestion et des applications conçus pour répondre à des réglementations et des habitudes de travail françaises précises. Les programmes de comptabilité, de facturation électronique, de gestion de cabinet d’avocats ou de cabinet médical sont souvent nés et ont grandi dans l’environnement Windows. Cet « héritage numérique » crée une forte dépendance, rendant le passage à macOS un choix complexe. Un avocat habitué à un logiciel de gestion spécifique pour le dépôt électronique des actes, ou un expert-comptable qui utilise un programme bien établi pour la déclaration de revenus, perçoit le changement de système d’exploitation comme un risque pour son activité.

Heureusement, le marché évolue. Reconnaissant l’adoption croissante des Mac dans le monde professionnel, de nombreuses maisons d’édition de logiciels ont commencé à proposer des solutions alternatives. Il existe aujourd’hui des logiciels de gestion comme Nabirio Gaveira ou Invoicex, conçus pour les artisans et les PME, qui garantissent une pleine compatibilité avec Mac en étant basés sur des technologies multiplateformes comme Java ou en étant accessibles via le web. Pour les professionnels du droit également, des solutions comme TeamSystem Legal et Jarvis Legal offrent des plateformes cloud accessibles depuis n’importe quel navigateur, surmontant de fait les barrières du système d’exploitation. Cette tendance montre un net virage vers l’innovation, où la flexibilité et l’accessibilité deviennent plus importantes que la plateforme elle-même.

La révolution Apple Silicon et l’émulation avec Rosetta 2

L’introduction des processeurs Apple Silicon (M1, M2, M3 et suivants) a marqué un tournant pour l’écosystème Mac, offrant des performances et une efficacité énergétique sans précédent. Cette transition a cependant introduit un nouveau défi de compatibilité : les logiciels compilés pour les anciens processeurs Intel ne pouvaient pas fonctionner nativement sur la nouvelle architecture ARM. Pour résoudre ce problème, Apple a réintroduit un outil ingénieux : Rosetta 2. Il s’agit d’un émulateur qui traduit en temps réel les instructions des anciens programmes, leur permettant de fonctionner sur les nouveaux Mac de manière quasi transparente pour l’utilisateur. Au premier lancement d’une application non native, macOS demande d’installer Rosetta 2, une opération rapide qui ouvre les portes à un très vaste catalogue de logiciels préexistants.

L’efficacité de Rosetta 2 a été telle qu’elle a rendu la transition quasi indolore pour la plupart des utilisateurs. De nombreuses applications, même complexes comme celles de retouche photo ou de productivité, fonctionnent avec des performances surprenantes, parfois même supérieures à celles enregistrées sur les Mac Intel. Cependant, Rosetta 2 a ses limites. Il ne peut pas traduire les extensions de noyau ou les logiciels de virtualisation qui virtualisent des plateformes x86_64, comme les machines virtuelles pour exécuter des versions de Windows basées sur Intel. Bien que la plupart des applications populaires soient aujourd’hui « Universelles » (c’est-à-dire avec du code natif pour Intel et Apple Silicon), pour les logiciels de niche non encore mis à jour, Rosetta 2 reste une solution de transition indispensable. Si un programme semble ne pas fonctionner, il est toujours bon de vérifier s’il s’agit d’une application datée qui pourrait nécessiter l’intervention de cet émulateur.

Virtualisation : avoir Windows dans son Mac

Lorsqu’un logiciel est absolument indispensable et qu’il n’existe pas de version pour Mac ou d’alternative valable, la solution la plus puissante est la virtualisation. Ce processus consiste à créer une « machine virtuelle » (VM), c’est-à-dire un ordinateur complet avec le système d’exploitation Windows qui s’exécute comme une application au sein de macOS. C’est comme avoir un PC Windows dans une fenêtre sur son Mac, en pouvant passer d’un système à l’autre d’un simple clic. Les logiciels leaders dans ce domaine sont Parallels Desktop, VMware Fusion et le gratuit VirtualBox. Ces programmes permettent d’installer une version complète de Windows (une licence valide est nécessaire) et d’exécuter n’importe quelle application comme si l’on était sur un PC natif.

Parallels Desktop, en particulier, offre une intégration quasi parfaite. Avec son mode « Coherence », les applications Windows apparaissent sur le bureau du Mac comme si elles étaient des programmes natifs, avec leurs icônes dans le Dock et des fenêtres gérables individuellement. Cela élimine le besoin d’afficher l’intégralité du bureau Windows, rendant l’expérience utilisateur fluide et intuitive. La virtualisation est le choix idéal pour les professionnels qui dépendent de logiciels spécifiques comme certaines versions d’AutoCAD ou des logiciels de gestion d’entreprise non disponibles sur Mac. Le principal inconvénient est la consommation de ressources : exécuter deux systèmes d’exploitation simultanément nécessite une bonne quantité de RAM et de puissance de calcul. Cependant, avec la puissance des Mac modernes, cette solution est devenue extrêmement pratique et efficace.

Alternatives et solutions basées sur le Cloud

L’incompatibilité logicielle ne doit pas nécessairement être un obstacle. Souvent, la solution la plus simple est de chercher une alternative native pour macOS. Le marché des applications pour Mac a connu une croissance exponentielle et pour presque chaque programme Windows, il existe aujourd’hui un équivalent de haute qualité. Par exemple, à la place de Microsoft Office, on peut utiliser la suite iWork d’Apple (Pages, Numbers, Keynote) ou des alternatives open source comme LibreOffice. Pour le graphisme, le montage vidéo et la production musicale, le Mac a toujours été une plateforme de référence avec des logiciels professionnels comme Final Cut Pro, Logic Pro et toute la suite Adobe Creative Cloud, désormais pleinement compatible avec Apple Silicon.

Une autre frontière qui fait tomber les barrières entre les systèmes d’exploitation est le logiciel basé sur le cloud (SaaS – Software as a Service). De nombreux services, autrefois liés à une installation locale, sont désormais accessibles via n’importe quel navigateur web. De la comptabilité à la gestion de la relation client (CRM), en passant par la conception collaborative, les applications web offrent l’avantage d’être indépendantes de la plateforme. Ce modèle est particulièrement avantageux dans le contexte français, où des solutions pour la facturation électronique et la gestion documentaire sont de plus en plus proposées en mode cloud. S’appuyer sur un service cloud résout non seulement les problèmes de compatibilité, mais garantit également que les données sont accessibles depuis n’importe quel appareil, que ce soit un Mac, un PC Windows ou même une tablette, promouvant ainsi une culture de travail plus flexible et moderne.

Conclusions

L’incompatibilité logicielle sur macOS, bien qu’elle soit une préoccupation légitime pour ceux qui abordent l’écosystème Apple en venant de Windows, représente aujourd’hui un obstacle largement surmontable. Le fossé entre tradition et innovation se réduit grâce à une combinaison de facteurs. D’une part, l’innovation technologique d’Apple avec des outils comme Rosetta 2 a rendu la transition vers les nouveaux processeurs Apple Silicon quasi imperceptible. D’autre part, des solutions éprouvées comme la virtualisation avec Parallels Desktop permettent de garder un pied dans la tradition, en exécutant des logiciels Windows indispensables sans sacrifier les avantages de macOS. Enfin, le marché lui-même s’adapte, avec un nombre croissant de développeurs, y compris dans le contexte français, qui proposent des alternatives natives pour Mac ou des solutions basées sur le cloud, faisant de la plateforme un choix de plus en plus viable pour tout type de professionnel. Le choix n’est donc plus de savoir si un logiciel fonctionne sur Mac, mais laquelle des nombreuses solutions disponibles est la plus adaptée à ses propres besoins.

Questions fréquentes

Que puis-je faire si un programme n’est pas compatible avec mon Mac ?

Si une application ne fonctionne pas sur votre Mac, la première chose à faire est de vérifier s’il existe des versions mises à jour ou des alternatives natives pour macOS. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez envisager plusieurs solutions. Pour les Mac avec processeur Apple Silicon (M1, M2, M3), l’outil **Rosetta 2** traduit automatiquement de nombreuses applications créées pour les anciens Mac à processeur Intel. Pour exécuter des logiciels spécifiques à Windows, vous pouvez utiliser des logiciels de virtualisation comme **Parallels Desktop** ou **VMware Fusion**, qui créent une machine virtuelle Windows au sein de macOS. Une autre option est d’utiliser des couches de compatibilité comme **CrossOver**, qui permettent d’exécuter des applications Windows sans installer l’intégralité du système d’exploitation.

Comment puis-je installer et utiliser Windows sur mon Mac ?

Les méthodes pour utiliser Windows sur un Mac dépendent du processeur. Sur les **Mac à processeur Intel**, vous pouvez utiliser **Boot Camp**, un utilitaire gratuit d’Apple qui permet d’installer Windows sur une partition distincte du disque, garantissant des performances maximales. Sur les **Mac plus récents avec processeur Apple Silicon (M1/M2/M3)**, Boot Camp n’est pas disponible. La solution principale est la virtualisation via des logiciels comme **Parallels Desktop**, autorisé par Microsoft pour exécuter Windows 11 ARM, ou **VMware Fusion**. Ces programmes vous permettent d’utiliser Windows et ses applications directement depuis l’environnement macOS, comme s’ils ne formaient qu’un.

Mon nouveau Mac avec puce M1/M2/M3 peut-il utiliser les anciens programmes ?

Oui, dans la plupart des cas. Les Mac avec puce Apple Silicon (M1, M2, M3, etc.) utilisent un traducteur automatique appelé **Rosetta 2**. Lorsque vous ouvrez pour la première fois une application créée pour les Mac à processeur Intel, Rosetta 2 la convertit pour la rendre compatible avec la nouvelle architecture. Le processus est presque toujours transparent pour l’utilisateur et garantit de bonnes performances. Cependant, Rosetta 2 ne prend pas en charge les très anciens logiciels 32 bits, les extensions de noyau ou les applications de virtualisation qui virtualisent des plateformes x86_64.

Pourquoi certaines applications, en particulier les plus anciennes, ne fonctionnent-elles plus sur macOS ?

À partir de macOS Catalina (version 10.15), Apple a complètement supprimé la prise en charge des applications **32 bits**. Les Mac modernes et leurs systèmes d’exploitation sont basés sur une architecture 64 bits, qui offre plus de vitesse et de sécurité. Si une application n’a pas été mise à jour par son développeur vers une version 64 bits, elle ne pourra pas s’exécuter sur les versions récentes de macOS. Pour utiliser une application 32 bits, il faut recourir à des solutions comme la création d’une machine virtuelle avec une version plus ancienne de macOS (comme Mojave) via des logiciels comme Parallels Desktop ou VirtualBox.

Pourquoi certaines applications, en particulier les plus anciennes, ne fonctionnent-elles plus sur macOS ?

À partir de macOS Catalina (version 10.15), Apple a complètement supprimé la prise en charge des applications **32 bits**. Les Mac modernes et leurs systèmes d’exploitation sont basés sur une architecture 64 bits, qui offre plus de vitesse et de sécurité. Si une application n’a pas été mise à jour par son développeur vers une version 64 bits, elle ne pourra pas s’exécuter sur les versions récentes de macOS. Pour utiliser une application 32 bits, il faut recourir à des solutions comme la création d’une machine virtuelle avec une version plus ancienne de macOS (comme Mojave) via des logiciels comme Parallels Desktop ou VirtualBox.