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Aujourd’hui, nous abordons un sujet financier qui touche de nombreuses personnes à un moment crucial de leur vie : le changement de logement. Vous avez trouvé la maison de vos rêves mais n’avez pas encore vendu votre logement actuel ? Vous avez besoin de liquidités immédiates pour ne pas rater l’occasion, mais le calendrier de la vente ne coïncide pas avec celui de l’achat ? C’est là qu’intervient le prêt relais.
Beaucoup en ont entendu parler, mais peu savent vraiment comment il fonctionne, quels sont les coûts réels et, surtout, quand il est vraiment avantageux d’y songer. Dans cet article, je vais tenter de clarifier cet instrument financier : une sorte de « passerelle » temporaire qui peut vous aider à franchir le pas entre la vente de votre ancien bien et l’achat du nouveau. Mais attention, comme tout pont, celui-ci doit être traversé avec prudence. Nous analyserons ensemble les avantages, les inconvénients, les risques et les alternatives, pour comprendre si c’est la solution qui vous convient. Installez-vous confortablement, commençons ce voyage dans le monde des prêts relais.
Avant d’entrer dans les détails, essayons de bien comprendre de quoi nous parlons. Le prêt relais, également connu sous le nom de bridge loan ou crédit-relais (bien qu’il ne s’agisse pas toujours techniquement d’un prêt hypothécaire classique), est un financement à court terme conçu pour fournir des liquidités temporaires. L’objectif ? Couvrir un besoin financier spécifique en attendant des rentrées d’argent futures certaines ou quasi certaines.
Techniquement, il s’agit d’un financement à durée déterminée (généralement de quelques mois à un maximum de 18-24 mois) qu’une banque ou un établissement financier accorde à un client (particulier ou entreprise) pour « jeter un pont » – d’où son nom – sur un manque temporaire de liquidités. L’objectif principal, surtout pour les particuliers, est presque toujours lié au marché immobilier : permettre l’achat d’une nouvelle maison avant d’avoir encaissé les fonds de la vente du bien actuel. Il sert, en pratique, à financer l’acompte ou la totalité du montant de la nouvelle maison, en attendant de finaliser la vente de l’ancienne. Il peut également être utile dans d’autres contextes, comme le financement de travaux de rénovation en attendant le déblocage d’un prêt définitif ou, pour les entreprises, pour couvrir des besoins temporaires en attendant des capitaux ou des financements à long terme.
Bien qu’il soit parfois appelé « crédit-relais », il existe des différences substantielles par rapport à un prêt hypothécaire traditionnel pour l’achat d’une maison. La première et la plus évidente est la durée : le prêt relais est intrinsèquement à court terme (maximum 1-2 ans), tandis qu’un prêt classique s’étend sur 10, 20, 30 ans. La deuxième concerne les taux d’intérêt : ceux du prêt relais sont généralement plus élevés que ceux des prêts à long terme, car la banque assume un risque plus grand sur une période plus courte. Enfin, la modalité de remboursement est différente : souvent, pendant la durée du prêt relais, on ne paie que les intérêts (période de différé d’amortissement), et le capital est remboursé en une seule fois à l’échéance, en utilisant le produit de la vente du bien. Un prêt traditionnel, en revanche, prévoit des mensualités périodiques (généralement mensuelles) qui incluent à la fois le capital et les intérêts, selon un tableau d’amortissement défini.
Le besoin d’un prêt relais découle des dynamiques mêmes du marché immobilier. Trouver la maison parfaite prend du temps et, lorsqu’on la trouve, il faut souvent agir vite pour ne pas se la faire souffler. En même temps, vendre sa propre maison peut prendre des mois, voire plus, en fonction du marché, du prix et de l’état du bien. Il se crée ainsi un décalage temporel : vous avez besoin d’argent maintenant pour acheter, mais vous ne l’aurez que plus tard, lorsque vous aurez vendu. Sans un prêt relais, les options seraient de vendre d’abord (en risquant de devoir trouver un logement temporaire ou de rater la bonne occasion) ou d’attendre d’avoir vendu (en risquant que la maison désirée ne soit plus disponible). Le prêt relais vise à résoudre précisément ce décalage temporel, en permettant de saisir l’opportunité d’achat sans la pression immédiate de la vente. C’est une solution conçue pour ceux qui ont une bonne certitude de vendre leur bien à un prix adéquat, mais qui ont besoin de flexibilité sur le calendrier.
Les prêts relais sont principalement proposés par les banques et, dans certains cas, par d’autres établissements financiers spécialisés. Cependant, toutes les banques françaises ne promeuvent pas activement ce produit pour les particuliers dans le contexte immobilier, ou du moins pas avec la même diffusion que par le passé ou à l’étranger. Certaines recherches indiquent qu’il pourrait être plus courant auprès d’établissements de crédit étrangers opérant en France ou proposé par des banques spécifiques dans certaines circonstances (par exemple, par le passé, il était également lié à des mécanismes comme l’avance pour le Superbonus). Il est donc essentiel de se renseigner directement auprès de sa banque ou de comparer les offres de différents établissements pour vérifier la disponibilité, les conditions spécifiques et les exigences requises, qui peuvent varier considérablement d’un organisme à l’autre. Il peut également être utile de faire appel aux conseils d’un courtier en crédit expert dans ce type d’opérations.
Nous avons compris ce que c’est en général, mais entrons maintenant plus en détail dans le mécanisme. Comment passe-t-on de la demande au déblocage des fonds et, surtout, au remboursement ? Quelles sont les inconnues ? Voyons cela étape par étape.
Le fonctionnement typique est le suivant :
Ceci est le scénario idéal. Mais que se passe-t-il si les choses ne se déroulent pas comme prévu ?
Comme mentionné, la durée est courte. On parle généralement d’une période allant de 6 à 24 mois. La durée exacte est convenue avec la banque en fonction des prévisions de vente du bien et des besoins du client. C’est un délai qui devrait être suffisant pour finaliser la vente de l’ancienne maison dans des conditions de marché normales. La flexibilité peut être limitée. Que se passe-t-il si, à l’échéance, vous n’avez pas encore vendu ? Certaines banques pourraient prévoir la possibilité d’une prolongation, mais souvent à des conditions plus onéreuses (taux plus élevés, pénalités). Dans d’autres cas, il pourrait être nécessaire de transformer le prêt relais en un prêt immobilier traditionnel à long terme, si la banque le permet et si votre capacité de revenus le permet. C’est un point crucial à clarifier avant de signer.
Compte tenu de la nature du prêt et du risque pour la banque (lié à l’incertitude de la vente), les garanties exigées sont généralement solides. Très souvent, la banque demande l’inscription d’une hypothèque. Celle-ci peut porter sur le bien que vous vendez, sur le bien que vous achetez, ou parfois sur les deux. L’hypothèque sert de garantie réelle : si vous ne parvenez pas à rembourser le prêt, la banque peut se retourner contre le bien hypothéqué. Dans certains cas, surtout pour des montants moindres ou pour des clients ayant un profil de risque très bas et un patrimoine solide, d’autres formes de garantie pourraient être envisagées, mais l’hypothèque sur le bien (généralement celui en vente, dont le produit éteindra la dette) est la pratique la plus courante. Cela entraîne évidemment des coûts supplémentaires liés à l’inscription hypothécaire (notaire, impôts).
L’expertise d’estimation des biens concernés est fondamentale. La banque enverra un expert indépendant pour évaluer :
Une évaluation réaliste est cruciale. Si la valeur estimée de l’ancienne maison est trop optimiste et que vous êtes ensuite contraint de la vendre à un prix inférieur, vous pourriez ne pas avoir suffisamment de fonds pour rembourser entièrement le prêt relais.
C’est le risque principal du prêt relais. Si, à l’échéance du terme convenu (ex. 24 mois), vous n’avez pas réussi à vendre votre ancienne maison, vous vous trouvez dans une situation difficile. Les conséquences peuvent varier en fonction du contrat et de la banque :
Il est fondamental d’avoir un plan B et de discuter ouvertement de ces scénarios avec la banque avant de s’engager. Une évaluation réaliste des délais de vente est essentielle.
Parlons argent. C’est bien d’avoir des liquidités tout de suite, mais combien coûte cette commodité ? Le prêt relais n’est certainement pas la forme de financement la plus économique sur le marché. Voyons pourquoi et quels postes de coût considérer.
Les taux d’intérêt appliqués aux prêts relais sont, dans la plupart des cas, plus élevés que ceux des prêts hypothécaires à long terme. La raison principale est le risque plus élevé perçu par la banque :
En ce qui concerne la typologie, le taux peut être fixe ou variable. Le taux variable, indexé sur des paramètres comme l’Euribor, est peut-être plus courant pour ce type de produit, mais cela dépend des offres spécifiques des banques. Un taux variable expose au risque d’augmentations pendant la (courte) durée du prêt. Un taux fixe offre plus de certitude, mais pourrait partir d’un niveau encore plus élevé. Le choix dépend de sa propre propension au risque et des conditions offertes.
Outre les intérêts, il faut prendre en compte une série de frais annexes qui peuvent impacter significativement le coût total de l’opération :
Il est fondamental de demander un devis détaillé (comme la Fiche d’Information Standardisée Européenne – FISE) qui inclut tous ces postes pour calculer le TAEG (Taux Annuel Effectif Global), l’indicateur qui exprime le coût total du financement sur une base annuelle.
Imaginons un scénario (purement indicatif, les taux et coûts réels doivent être vérifiés) :
Calcul approximatif :
Cela signifie qu’en plus de rembourser les 150 000 €, l’opération coûterait plus de 15 000 euros. Si la vente de l’ancienne maison devait prendre du retard ou se faire à un prix inférieur, les coûts pourraient encore augmenter. Le TAEG, qui inclut tous ces coûts rapportés au montant et à la durée, serait significativement plus élevé que le TAN (dans l’exemple, purement indicatif, il pourrait dépasser 7-8 %).
Il est utile de comparer le coût estimé du prêt relais avec les alternatives :
Voici un tableau comparatif très simplifié :
| Solution | Coûts Principaux | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|---|
| Prêt Relais | Taux d’intérêt élevés, frais de dossier/expertise/notaire | Calendrier d’achat flexible, pas de location | Coût élevé, risque de non-vente |
| Vendre et Louer | Loyer mensuel, double déménagement | Sécurité financière, pas de dettes relais | Désagrément des déménagements, perte possible de la maison désirée |
| Prêt Immobilier plus Élevé | Intérêts sur un montant plus élevé, coûts du prêt | Taux plus bas que le relais, une seule dette | Faisabilité liée aux revenus, coûts de remboursement partiel |
| Prêt Pers. | Taux d’intérêt élevés, commissions | Pas d’hypothèque | Montants limités, coût élevé |
Le choix dépend de la situation spécifique, de sa propre tolérance au risque et d’une analyse attentive des coûts/bénéfices.
Comme tout instrument financier, le prêt relais a ses avantages et ses inconvénients. Ce n’est pas une solution universelle, mais elle peut être précieuse dans certaines circonstances. Pesons sur la balance les bénéfices et les risques.
Les principaux avantages du prêt relais résident dans sa capacité à offrir flexibilité temporelle et opportunités :
Face aux avantages, il y a des inconvénients et des risques significatifs à ne pas sous-estimer :
Compte tenu des avantages et des inconvénients, le prêt relais peut être une solution valable dans des circonstances spécifiques :
Dans d’autres situations, en revanche, le prêt relais pourrait se révéler un choix trop risqué :
La décision doit toujours être mûrement réfléchie et basée sur une analyse réaliste de sa propre situation et du contexte du marché.
Si le prêt relais vous semble trop coûteux ou risqué, quelles autres voies pouvez-vous emprunter pour gérer la transition entre l’ancienne et la nouvelle maison ? Il existe plusieurs alternatives, chacune avec ses avantages et ses inconvénients. Analysons-les.
C’est souvent considéré comme l’option financièrement la plus sûre. Vous vendez votre maison actuelle, encaissez les liquidités et seulement après, vous cherchez et achetez le nouveau logement.
Liée à la précédente, l’option de la location temporaire mérite une réflexion à part.
Si votre capacité de revenus le permet, vous pourriez demander à la banque un prêt pour la nouvelle maison qui couvre un pourcentage plus élevé de sa valeur (par exemple, 80 % ou plus, si possible), afin d’avoir moins besoin de la liquidité immédiate de la vente de l’ancienne maison. Une fois cette dernière vendue, vous pourriez utiliser le produit de la vente pour effectuer un remboursement partiel du prêt, réduisant ainsi la durée ou le montant de la future mensualité.
Pour combler le décalage temporaire, on pourrait également penser à un prêt personnel non affecté ou à l’utilisation d’une ligne de crédit liée au compte courant (découvert autorisé).
En fin de compte, il n’existe pas d’alternative parfaite universellement. Le meilleur choix dépend de vos priorités (sécurité vs rapidité), de votre situation financière, des conditions du marché immobilier et des offres spécifiques que vous parvenez à obtenir des banques. Une planification minutieuse et, si nécessaire, les conseils d’un expert peuvent vous aider à prendre la décision la plus juste pour vous.
Nous voici arrivés à la fin de notre parcours à la découverte du prêt relais. Comme nous l’avons vu, il ne s’agit pas d’un raccourci sans obstacles, mais plutôt d’un instrument spécifique, presque « chirurgical », à utiliser avec une grande conscience. Personnellement, je pense que le prêt relais peut être une ressource précieuse dans certaines circonstances, surtout pour ceux qui ont les idées claires, une bonne solidité financière et une certitude raisonnable quant à la vente de leur bien à court terme. La possibilité de ne pas perdre la maison de ses rêves ou d’éviter l’inconfort d’une location temporaire sont des avantages indéniables.
Cependant, je ne saurais trop insister sur l’importance d’évaluer attentivement les risques. Le marché immobilier est imprévisible, et se retrouver à devoir rembourser un prêt relais sans avoir vendu l’ancienne maison peut transformer le rêve en cauchemar financier. Les coûts, entre les intérêts et les frais annexes, ne sont absolument pas négligeables et doivent être calculés avec précision. Avant de signer, il est essentiel de lire chaque clause, de comprendre ce qui se passe en cas de retard dans la vente et d’avoir bien en tête le coût total de l’opération (TAEG).
Peut-être que la question fondamentale à se poser n’est pas seulement « Puis-je obtenir un prêt relais ? », mais « Est-ce que ça vaut vraiment le coup pour moi ? ». Il faut peser les avantages de la flexibilité temporelle par rapport aux coûts et aux risques financiers. Parfois, le chemin qui semble le plus long et le plus inconfortable, comme vendre avant d’acheter, peut se révéler le plus sage et le plus serein à long terme.
Mon conseil final ? Planifiez avec soin, évaluez de manière réaliste les délais et les prix de vente, comparez plusieurs offres bancaires (si disponibles), analysez en détail tous les coûts et, si vous avez des doutes, n’hésitez pas à demander l’avis d’un conseiller financier indépendant. Changer de maison est une étape importante, et l’aborder avec la bonne stratégie financière est fondamental pour commencer la nouvelle aventure du bon pied.
Cela dépend de la banque et de la valeur du bien à vendre, mais généralement, il ne dépasse pas 60 % à 80 % de la valeur estimée de ce dernier.
Habituellement, la durée maximale est comprise entre 12 et 24 mois.
Outre les conditions standards (majorité, résidence, revenus justifiables), il est essentiel de prouver la propriété du bien à vendre, d’avoir une expertise des biens concernés et de passer l’évaluation de la solvabilité de la banque. Une hypothèque est souvent exigée comme garantie.
C’est le risque principal. On peut encourir des pénalités, des taux plus élevés, une demande de remboursement immédiat ou la transformation du prêt relais en un prêt immobilier à long terme (si possible). Dans le pire des cas, la banque peut saisir l’hypothèque.
Oui, dans certains cas, le prêt relais peut également être utilisé pour financer le début des travaux de rénovation, en attendant que le prêt principal destiné à couvrir l’intégralité du coût de l’opération soit débloqué. Les conditions spécifiques doivent être vérifiées auprès de la banque.
Les intérêts d’emprunt pour l’achat de la résidence principale sont déductibles. La réglementation spécifique sur la déductibilité des intérêts d’un prêt relais peut être complexe et dépendre de sa structure et du fait que l’achat concerne ou non la résidence principale. Il est conseillé de consulter un expert-comptable ou un centre d’aide fiscale pour des éclaircissements fiscaux spécifiques.