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C’est une audition qui fera date dans ce début d’année 2026, marqué par une incertitude économique persistante. Alors que les négociations commerciales entrent dans leur phase critique, Serge Papin, actuel ministre des PME, du Commerce et du Pouvoir d’achat, s’est exprimé hier devant la commission des affaires économiques du Sénat. Dans un contexte où l’inflation alimentaire reste un sujet brûlant pour les ménages français, l’ancien patron de la grande distribution passé au gouvernement a dressé un tableau sans concession des défis actuels : de la concurrence déloyale des plateformes asiatiques à la guerre des prix qui menace la ferme France.
L’intervention du ministre intervient alors que la tendance de recherche « Serge Papin » a explosé ces dernières 24 heures, témoignant de l’inquiétude grandissante des acteurs économiques et des consommateurs. Entre la défense du marché intérieur et la nécessité de préserver le pouvoir d’achat, l’exercice d’équilibriste est périlleux. Retour sur les points saillants d’une matinée où l’économie réelle s’est invitée au Palais du Luxembourg.
Le point le plus virulent de l’intervention de Serge Papin a sans doute concerné les plateformes de « l’ultra-fast fashion » et du bazar en ligne, nommément Shein et Temu. Le ministre n’a pas mâché ses mots, qualifiant ces acteurs de « danger systémique » pour le commerce français. Selon lui, le modèle économique de ces géants ne repose pas seulement sur une optimisation logistique, mais sur un contournement massif des règles.
Pour étayer ses propos, Serge Papin a partagé une anecdote frappante issue d’un déplacement récent aux douanes de Roissy. « J’ai pu le vérifier quand je suis allé ouvrir les colis : 8 sur 10, de manière aléatoire, ne respectaient pas les normes », a-t-il affirmé devant les sénateurs. Ces non-conformités vont de l’étiquetage défaillant à la présence de produits toxiques interdits en Union européenne. Face à cette situation, le ministre appelle à injecter « un peu de protectionnisme dans le libéralisme », plaidant pour des sanctions européennes plus strictes et une application impitoyable des droits de douane pour protéger les investissements des entreprises françaises qui, elles, respectent la loi.
L’autre gros dossier sur la table est celui des négociations commerciales annuelles entre la grande distribution et ses fournisseurs, qui doivent s’achever le 1er mars. Si Serge Papin note un climat « plus apaisé » que lors des années d’hyper-inflation (2022-2024), il reste vigilant face aux stratégies d’évitement des grandes enseignes. Le sujet des « super centrales » d’achat européennes (ces alliances basées à l’étranger pour négocier les prix) reste une pierre d’achoppement majeure.
Le ministre a rappelé que la loi française, notamment les dispositifs Egalim et Descrozaille, doit s’appliquer à tous les produits vendus en France, quelle que soit la nationalité de la centrale d’achat. Il s’agit ici de préserver la valeur pour les PME françaises, souvent prises en étau entre la hausse des coûts de l’énergie et la pression déflationniste des distributeurs. Pour Serge Papin, la souveraineté de notre économie passe par la capacité à faire respecter nos lois de marché face à des alliances transnationales puissantes.
Au cœur des débats agricoles, la filière laitière cristallise les tensions. Serge Papin a tenu à défendre le bilan des lois Egalim, qui ont permis de sanctuariser une partie du revenu agricole. Il a illustré son propos par une comparaison chiffrée éloquente : « Aujourd’hui, le prix du lait payé aux agriculteurs est à 47 centimes le litre en France », a-t-il indiqué, contre seulement 37 centimes en Allemagne.
Cet écart de 10 centimes est présenté comme une victoire de la régulation française, protégeant les producteurs de la volatilité extrême des cours mondiaux et de la finance agricole dérégulée. Cependant, le ministre reconnaît que cet écart fragilise la compétitivité des produits laitiers français à l’export et sur les produits transformés d’entrée de gamme. L’enjeu pour 2026 sera de maintenir ce prix rémunérateur sans provoquer un effondrement des volumes vendus, alors que les consommateurs arbitrent de plus en plus vers les prix bas.
Enfin, Serge Papin a livré une analyse macro-économique de la situation du pays. Si l’inflation globale est retombée sous la barre des 1 %, l’inflation alimentaire persiste à un niveau moyen de +1,7 % en ce début 2026. Ce décalage explique pourquoi le ressenti des Français reste négatif malgré l’amélioration des indicateurs macroéconomiques.
Le ministre a souligné un comportement de précaution marqué chez les ménages : « Les Français épargnent davantage qu’ils ne consomment ». Ce taux d’épargne record, s’il est un gage de sécurité pour les familles, grippe la machine économique. L’argent qui dort sur les livrets ne circule pas dans l’économie réelle et ne soutient pas la croissance. Le défi du gouvernement pour le reste de l’année sera donc de redonner confiance aux consommateurs pour transformer cette épargne en consommation et en soutien aux entreprises nationales.
L’audition de Serge Papin au Sénat a permis de clarifier la feuille de route du gouvernement en matière de commerce et d’agriculture pour 2026. Entre la lutte contre la concurrence déloyale de Shein, la surveillance des super centrales et la défense du prix du lait, les chantiers sont immenses. L’ancien commerçant devenu ministre tente d’imposer une vision où la régulation protège sans étouffer, mais la réalité du marché et la pression sur le pouvoir d’achat restent les juges de paix ultimes. Les prochaines semaines, clôturant les négociations commerciales, diront si cette doctrine du « juste prix » résiste à la réalité des rayons.
Le ministre pointe du doigt un contournement massif des règles et des normes de sécurité, constatant lors d’un contrôle douanier que la majorité des colis ne respectaient pas la législation. Il appelle donc à un renforcement des contrôles et à l’application stricte des droits de douane pour protéger le commerce français contre cette concurrence jugée déloyale.
Grâce aux lois Egalim, le prix du lait payé aux producteurs français atteint 47 centimes par litre, soit 10 centimes de plus qu’en Allemagne. Si cet écart protège le revenu des agriculteurs face à la volatilité des marchés, il soulève néanmoins des inquiétudes quant à la compétitivité des produits laitiers français à l’export.
Serge Papin insiste sur l’application des lois françaises, notamment les dispositifs Egalim et Descrozaille, à tous les produits vendus en France, peu importe la localisation de la centrale d’achat. L’objectif est d’empêcher les grandes enseignes de contourner la législation nationale pour négocier les prix à la baisse au détriment des fournisseurs et PME français.
Bien que l’inflation globale soit passée sous les 1 %, l’inflation alimentaire persiste autour de 1,7 %, incitant les Français à épargner par précaution plutôt qu’à consommer. Ce taux d’épargne élevé freine la circulation de l’argent dans l’économie réelle, ce qui pousse le gouvernement à chercher des moyens pour redonner confiance aux consommateurs.
Lors de son audition, le ministre a dressé un bilan des défis économiques actuels, allant de la concurrence déloyale des plateformes asiatiques à la protection du revenu agricole via le prix du lait. Il a également souligné la nécessité de défendre le marché intérieur et le pouvoir d’achat dans un contexte où les négociations commerciales sont cruciales.