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Skimming de DAB : Guide pour le reconnaître et s’en protéger

Autore: Francesco Zinghinì | Data: 4 Novembre 2025

Retirer de l’argent à un distributeur automatique de billets (DAB) est un geste quotidien, presque un réflexe conditionné dans notre vie trépidante. Nous insérons la carte, saisissons notre code PIN et retirons les billets. Pourtant, derrière cette simple routine se cache un piège technologique de plus en plus sophistiqué : le skimming. Cette fraude, silencieuse et quasi invisible, vise à cloner notre carte et à dérober notre code secret, transformant une opération de quelques secondes en un potentiel cauchemar financier. Dans un monde qui oscille entre la tradition de l’argent liquide et l’innovation des paiements numériques, la vigilance devient la première ligne de défense.

Comprendre le fonctionnement du skimming, apprendre à reconnaître les signes d’un DAB trafiqué et adopter quelques habitudes de sécurité fondamentales est essentiel pour protéger son épargne. Cet article offre un guide complet pour naviguer en toute sécurité dans le monde des retraits automatiques, en fournissant des outils pratiques et des conseils clairs pour se défendre contre cette menace invisible. L’objectif est de transformer chaque citoyen, quel que soit son âge ou sa profession, en un utilisateur averti et préparé.

Qu’est-ce que le skimming et comment fonctionne-t-il ?

Le skimming est une fraude informatique qui se déroule dans le monde physique. Les criminels installent des dispositifs électroniques illégaux sur les distributeurs automatiques de billets pour dérober les informations contenues dans votre carte et votre code PIN. L’attaque se déroule en deux phases parallèles mais tout aussi importantes : le clonage de la carte et la capture du code PIN. C’est seulement en combinant ces deux éléments que les fraudeurs peuvent créer une carte clone parfaitement fonctionnelle et accéder à votre compte courant. Cette technique est particulièrement insidieuse car, si elle est bien exécutée, elle ne laisse aucune trace évidente et la victime ne se rend compte du vol qu’en consultant son relevé de compte et en remarquant des retraits non autorisés.

Le clonage de la carte

Le cœur de la fraude est un dispositif appelé skimmer. Il s’agit d’un lecteur de carte artisanal, souvent fabriqué avec une remarquable habileté de camouflage, qui est appliqué sur ou à l’intérieur de la fente d’origine du DAB où l’on insère la carte. Lorsque vous insérez votre carte de débit ou de crédit, celle-ci passe d’abord par le skimmer, qui lit et mémorise les données contenues dans la bande magnétique. L’opération est instantanée et totalement transparente pour l’utilisateur, qui effectue son retrait sans se rendre compte de rien. Les données volées sont ensuite récupérées par les criminels pour être transcrites sur une carte vierge.

La capture du code PIN

Obtenir les données de la bande magnétique est inutile sans le code PIN. Pour le dérober, les fraudeurs utilisent principalement deux méthodes. La plus courante est l’installation d’une micro-caméra cachée, si petite qu’elle peut être dissimulée dans un faux panneau, un porte-brochures astucieusement placé ou même dans une bande de plastique au-dessus du clavier. Cette caméra n’a qu’un seul but : cadrer le clavier numérique et enregistrer la saisie du code PIN. Une alternative, plus complexe mais tout aussi efficace, est l’utilisation d’un faux clavier numérique (pin pad overlay), une fine membrane qui se superpose à l’original et enregistre la pression des touches.

La naissance de la fraude

Une fois que les criminels sont en possession à la fois des données de la bande magnétique et du code PIN, le tour est joué. Ils récupèrent le skimmer et la micro-caméra (ou le faux clavier) et téléchargent les informations collectées. Les données de la carte sont utilisées pour créer un “clone”, une carte physiquement identique à l’originale mais sous leur contrôle. À ce stade, ils peuvent utiliser la carte clonée et le code PIN volé pour effectuer des retraits frauduleux depuis n’importe quel DAB dans le monde, vidant souvent le compte de la victime en quelques heures. Alternativement, les données peuvent être vendues sur le dark web à d’autres groupes criminels.

Les techniques de skimming les plus répandues

Les criminels font constamment évoluer leurs techniques pour rendre les dispositifs de skimming de plus en plus petits, efficaces et difficiles à repérer. Connaître les différents types d’attaques est la première étape pour pouvoir les reconnaître. Les méthodologies vont des appareils factices et visibles, bien que bien camouflés, à des micro-dispositifs presque impossibles à remarquer à l’œil nu. Le choix de la technique dépend de l’habileté du fraudeur et du type de DAB à cibler. Il est fondamental de prêter attention non seulement à la fente de la carte, mais à l’aspect général du distributeur.

Skimmers traditionnels (Overlay)

La forme la plus courante de skimmer est l’overlay, un faux lecteur de carte en plastique ou en résine conçu pour ressembler à la partie originale du DAB. Il est collé ou encastré sur la fente d’insertion de la carte. Bien que les fraudeurs essaient de reproduire la couleur et la forme, on peut souvent remarquer de petites imperfections : une teinte de couleur légèrement différente, une protubérance anormale ou la présence de colle ou de ruban adhésif double face. Ces dispositifs sont les plus “faciles” à repérer avec une inspection attentive, car ils altèrent physiquement l’apparence du distributeur. Un bon conseil est de comparer le DAB avec ceux à proximité, s’il y en a.

Deep Insert Skimmers et Shimming

Une menace beaucoup plus insidieuse est représentée par les deep insert skimmers. Il s’agit de dispositifs ultra-fins, flexibles et presque invisibles, qui sont insérés directement à l’intérieur du lecteur de carte. Contrairement aux overlays, ils ne sont pas détectables de l’extérieur. Une variante encore plus évoluée est le shimming, qui cible les cartes à puce. Un dispositif en forme de lamelle très fine, appelé shim, est inséré dans la fente pour lire les données de la micropuce. Bien que les données de la puce ne puissent pas être utilisées pour créer une carte clone avec puce, elles peuvent être exploitées pour produire une carte avec uniquement la bande magnétique ou pour commettre des fraudes en ligne.

Faux claviers numériques (Pin Pad Overlay)

Comme déjà mentionné, pour capturer le code PIN, les criminels peuvent utiliser un faux clavier numérique qui se superpose au clavier légitime. Ces dispositifs sont conçus pour paraître identiques à l’original, mais au toucher, ils peuvent sembler légèrement “caoutchouteux” ou plus épais que la normale. Lorsque vous tapez le code PIN, le faux clavier enregistre la séquence de chiffres. Dans ce cas également, un contrôle physique peut faire la différence : essayer de bouger légèrement les bords du clavier peut révéler si une couverture a été appliquée. La Police Nationale conseille toujours la plus grande attention à toute anomalie du distributeur.

Micro-caméras cachées

Les micro-caméras restent la méthode la plus répandue pour espionner le code PIN. Leur petite taille permet de les cacher presque n’importe où. Les endroits les plus courants incluent : de fausses barres en plastique appliquées au-dessus du moniteur, des porte-brochures ajoutés sur les côtés du distributeur, ou de petits trous percés dans des panneaux adjacents au clavier. Il est de bonne pratique d’inspecter la zone entourant le clavier à la recherche de tout élément qui semble déplacé ou qui présente un petit trou suspect. L’objectif des criminels est d’avoir une vue claire du clavier, donc tout objet ajouté à proximité devrait éveiller les soupçons.

Comment reconnaître un DAB trafiqué

Se défendre contre le skimming ne requiert pas de compétences techniques avancées, mais plutôt une approche basée sur l’attention, la prudence et une inspection minimale avant chaque opération. Les fraudeurs comptent sur notre hâte et notre distraction. Consacrer quelques secondes à un contrôle visuel et tactile du DAB peut faire la différence entre un retrait sécurisé et un compte vidé. La règle d’or est simple : si quelque chose semble étrange, déplacé ou suspect, il vaut mieux ne pas utiliser ce distributeur et en chercher un autre. La prévention est la meilleure arme à notre disposition.

Inspection visuelle et tactile

Avant d’insérer votre carte, prenez un moment pour observer et toucher les composants clés du DAB.

  • Lecteur de carte : Essayez de le bouger doucement. Les composants d’origine d’un DAB sont solidement fixés. Si le lecteur bouge, est lâche ou semble postiche, il pourrait avoir été trafiqué. Vérifiez également la présence de résidus de colle ou de ruban adhésif sur les bords.
  • Clavier numérique : Passez vos doigts sur les bords et la surface. Un faux clavier peut sembler plus épais ou spongieux au toucher. Si les touches semblent inhabituellement dures ou, au contraire, trop molles, c’est un signal d’alarme.
  • Aspect général : Cherchez des incohérences de couleur, de matériau ou d’alignement entre les différentes parties du distributeur. Les dispositifs de skimming, aussi bien faits soient-ils, sont rarement 100 % identiques aux composants d’origine.
  • Lecteur de carte : Essayez de le bouger doucement. Les composants d’origine d’un DAB sont solidement fixés. Si le lecteur bouge, est lâche ou semble postiche, il pourrait avoir été trafiqué. Vérifiez également la présence de résidus de colle ou de ruban adhésif sur les bords.
  • Clavier numérique : Passez vos doigts sur les bords et la surface. Un faux clavier peut sembler plus épais ou spongieux au toucher. Si les touches semblent inhabituellement dures ou, au contraire, trop molles, c’est un signal d’alarme.
  • Aspect général : Cherchez des incohérences de couleur, de matériau ou d’alignement entre les différentes parties du distributeur. Les dispositifs de skimming, aussi bien faits soient-ils, sont rarement 100 % identiques aux composants d’origine.
  • Lecteur de carte : Essayez de le bouger doucement. Les composants d’origine d’un DAB sont solidement fixés. Si le lecteur bouge, est lâche ou semble postiche, il pourrait avoir été trafiqué. Vérifiez également la présence de résidus de colle ou de ruban adhésif sur les bords.
  • Clavier numérique : Passez vos doigts sur les bords et la surface. Un faux clavier peut sembler plus épais ou spongieux au toucher. Si les touches semblent inhabituellement dures ou, au contraire, trop molles, c’est un signal d’alarme.
  • Aspect général : Cherchez des incohérences de couleur, de matériau ou d’alignement entre les différentes parties du distributeur. Les dispositifs de skimming, aussi bien faits soient-ils, sont rarement 100 % identiques aux composants d’origine.

Attention aux détails inhabituels

Les criminels ajoutent souvent des éléments au distributeur pour cacher les micro-caméras. Prêtez attention aux objets qui semblent superflus ou placés de manière étrange. Un porte-brochures là où il n’y en a habituellement pas, une bande de plastique au-dessus de l’écran, ou même un petit miroir peuvent être utilisés pour dissimuler une caméra. Cherchez de minuscules trous, pas plus grands qu’une tête d’épingle, pointés vers le clavier. Tout élément qui semble “ajouté” récemment ou qui ne s’intègre pas parfaitement au design de la machine mérite une analyse plus attentive. Si vous avez des doutes, faites confiance à votre instinct et changez de distributeur.

Toujours masquer le clavier

C’est peut-être la règle la plus simple et la plus efficace pour se protéger. Peu importe à quel point le DAB peut sembler sûr, couvrez toujours la main avec laquelle vous tapez le code PIN en utilisant l’autre main, votre portefeuille ou une feuille de papier. Ce simple geste empêche toute micro-caméra cachée d’enregistrer votre code secret. Même si les criminels parvenaient à cloner votre carte avec un skimmer, sans le code PIN, ils ne pourraient pas effectuer de retraits. Transformer cette action en une habitude bien ancrée est la forme d’autoprotection la plus puissante contre le skimming.

Les règles d’or pour un retrait sécurisé

En plus d’inspecter le distributeur, il existe d’autres habitudes vertueuses qui augmentent considérablement le niveau de sécurité lors des retraits. Il s’agit d’une série de comportements prudents concernant le choix du DAB, la gestion du code PIN et la surveillance de son propre compte. Adopter ces règles d’or signifie construire un système de défense à plusieurs niveaux, rendant la vie beaucoup plus difficile aux fraudeurs. La sécurité, en effet, n’est pas un acte unique, mais un ensemble de petites attentions constantes.

Choisir le DAB avec soin

Tous les distributeurs automatiques ne se valent pas en termes de sécurité. Il est toujours préférable d’utiliser des DAB situés à l’intérieur des agences bancaires ou des bureaux de poste, car ils sont plus surveillés et moins accessibles aux personnes mal intentionnées. Si vous devez retirer de l’argent à l’extérieur, choisissez des distributeurs dans des zones bien éclairées, fréquentées et couvertes par des caméras de vidéosurveillance. Évitez les DAB isolés, dans des zones sombres ou peu fréquentées, surtout la nuit ou le week-end, périodes où les criminels agissent le plus souvent. Même le choix d’un bureau de poste à Pizzo pour ses opérations peut offrir un plus grand sentiment de sécurité par rapport à un distributeur isolé.

Protéger le code PIN est fondamental

Le code PIN est la clé de votre compte courant et doit être protégé à tout prix. Comme déjà souligné, couvrir le clavier pendant que vous tapez le code est une habitude incontournable. De plus, ne révélez jamais votre code PIN à personne, pas même à de prétendus employés de banque ou aux forces de l’ordre. Mémorisez-le et ne l’écrivez pas sur des bouts de papier conservés dans votre portefeuille. Si vous soupçonnez que quelqu’un a pu voir votre code PIN, changez-le dès que possible. Rappelez-vous que la combinaison de la carte clonée et du code PIN est ce qui permet la fraude : en rendant l’un des deux éléments inaccessible, la fraude échoue.

Vérifier le relevé de compte

La rapidité est cruciale en cas de fraude. Vérifiez régulièrement les mouvements de votre compte courant, idéalement via l’application de banque mobile qui fournit des notifications en temps réel. De nombreuses banques proposent un service d’alerte par SMS qui vous avertit pour chaque retrait ou paiement effectué avec la carte. Activer ces notifications vous permet de repérer immédiatement toute transaction non autorisée et d’intervenir en bloquant la carte. Si vous remarquez un débit suspect, même d’un petit montant, contactez immédiatement votre banque.

Que faire si la carte est bloquée

Parfois, les criminels utilisent une technique appelée “piège libanais” (Lebanese loop) pour voler la carte physique. Ils insèrent une petite boucle en plastique dans la fente qui empêche la carte de sortir après l’opération. À ce moment-là, un complice s’approche en proposant son aide et, sous prétexte de résoudre le problème, espionne le code PIN pendant que la victime tente de le réinsérer. Si votre carte reste bloquée, n’acceptez pas l’aide d’inconnus. Annulez l’opération, si possible, et contactez immédiatement le numéro vert de votre banque pour bloquer la carte, même si cela signifie s’éloigner momentanément du distributeur. Il est important de faire le signalement depuis un lieu sûr, comme un bureau de poste à Vérone Centre ou une autre agence bancaire.

Que faire en cas de fraude par skimming

Si, malgré toutes les précautions, vous vous rendez compte que vous avez été victime d’une fraude par skimming, il est fondamental d’agir avec rapidité et méthode. La vitesse de réaction peut limiter les dommages économiques et augmenter les chances d’obtenir un remboursement complet. Les étapes à suivre sont claires et doivent être exécutées dans le bon ordre pour garantir une efficacité maximale. Garder son calme et procéder de manière systématique est la meilleure stratégie pour gérer la situation et faire valoir ses droits.

Bloquer immédiatement la carte

La première et la plus urgente action à entreprendre est de bloquer la carte. Dès que vous remarquez une transaction suspecte ou que vous vous rendez compte que la carte a été clonée, contactez le numéro vert pour le blocage de carte fourni par votre banque. Ce numéro est actif 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et est indiqué au dos de la carte elle-même, sur le site web de la banque et sur l’application de banque mobile. C’est une bonne idée de l’enregistrer à l’avance dans le répertoire de votre téléphone. En communiquant vos données à l’opérateur, la carte sera bloquée instantanément, empêchant les criminels d’effectuer d’autres opérations.

Déposer plainte auprès des autorités

Après avoir bloqué la carte, l’étape suivante consiste à déposer plainte auprès des forces de l’ordre. Vous pouvez vous rendre au poste de Gendarmerie le plus proche ou à un bureau de la Police Postale et des Communications, qui est le service spécialisé dans les crimes informatiques. Fournissez tous les détails en votre possession : la liste des mouvements non autorisés, le lieu et l’heure du dernier retrait que vous avez effectué et tout autre élément utile. La plainte est un document indispensable pour lancer la procédure de remboursement auprès de la banque. Déposer plainte est une étape cruciale, tant pour votre protection que pour aider les autorités à lutter contre le phénomène, souvent en coordination avec des services essentiels comme ceux offerts par un bureau de poste à Tropea pour couvrir le territoire de manière capillaire.

Contester le débit et demander le remboursement

Avec la copie de la plainte en main, rendez-vous à votre agence bancaire ou contactez le service client pour contester formellement les opérations frauduleuses et lancer la demande de remboursement. La directive européenne sur les services de paiement (DSP2), transposée en France, protège largement les consommateurs. Sauf en cas de fraude ou de négligence grave de la part du client (que la banque a la charge de prouver), l’établissement de crédit est tenu de rembourser les sommes dérobées. La procédure implique de remplir un formulaire de contestation dans lequel sont listés les débits non autorisés. La banque, une fois la documentation complète reçue, lancera ses propres vérifications et procédera au remboursement selon les délais prévus par la loi.

Conclusions

Le skimming aux distributeurs automatiques représente une menace concrète et en constante évolution, qui allie l’ingénierie criminelle à la psychologie de la distraction. Cependant, ce n’est pas une bataille perdue. Comme nous l’avons vu, la vigilance et l’adoption d’habitudes de sécurité simples, mais rigoureuses, peuvent ériger une barrière efficace contre ce type de fraude. L’inspection visuelle et tactile du distributeur, la protection systématique du code PIN et la surveillance constante du compte courant sont des gestes qui ne prennent que quelques secondes, mais qui offrent un niveau de protection inestimable.

Dans un contexte culturel comme celui de la France, où la tradition du retrait d’espèces cohabite avec la numérisation croissante des paiements, l’éducation à la sécurité financière est fondamentale. La technologie offre du confort, mais elle exige aussi de la responsabilité. Être un utilisateur informé ne signifie pas vivre dans la peur, mais agir avec prudence, en transformant la connaissance en un puissant bouclier. Rappelez-vous : le premier et le plus important système de sécurité, c’est vous. Chaque fois que vous vous approchez d’un DAB, consacrez un moment à votre protection. Cela en vaut toujours la peine.

Questions fréquentes

Comment puis-je savoir si un distributeur a été trafiqué avec un skimmer ?

Avant d’insérer votre carte, inspectez attentivement le distributeur. Vérifiez la fente d’insertion de la carte et le clavier numérique. Essayez de bouger légèrement ces parties : si elles semblent instables, postiches ou d’une couleur différente du reste du DAB, elles pourraient avoir été trafiquées. Cherchez également de petits trous ou des éléments suspects à proximité, qui pourraient cacher une micro-caméra utilisée pour enregistrer votre code PIN. En cas de doute, n’utilisez pas ce distributeur et signalez la situation à la banque.

Que dois-je faire immédiatement si je pense que ma carte a été clonée ?

La première et la plus importante action est de bloquer la carte. Vous pouvez le faire immédiatement via l’application de votre banque ou en appelant le numéro vert dédié, actif 24h/24. Ensuite, contactez votre banque pour contester les opérations frauduleuses et lancer la demande de remboursement. Il est également essentiel de déposer plainte auprès de la Police ou de la Gendarmerie, en joignant une copie à la demande de remboursement à envoyer à la banque.

Comment les criminels volent-ils le code PIN en même temps que les données de la carte ?

Les criminels utilisent principalement deux méthodes pour voler le code PIN. La première consiste à installer une micro-caméra cachée, souvent dans une fausse barre de plastique au-dessus du clavier ou dans un porte-brochures latéral, qui filme la saisie des touches. La seconde méthode implique l’application d’un faux clavier (keypad overlay) sur l’original, qui enregistre les numéros saisis. C’est pourquoi il est de bonne habitude de toujours couvrir le clavier avec l’autre main lorsque vous tapez votre code secret.

La banque est-elle tenue de rembourser l’argent dérobé par skimming ?

Oui, en général, les réglementations européennes et françaises prévoient que la banque rembourse le client victime de clonage, à moins qu’elle ne puisse prouver une négligence grave de la part du titulaire de la carte (comme le fait de ne pas avoir protégé son code PIN). Il incombe à l’établissement de crédit de prouver que l’opération est imputable à la volonté du client. Pour faciliter le remboursement, il est essentiel de bloquer la carte et de signaler l’incident le plus rapidement possible.

Les cartes sans contact et les paiements par smartphone sont-ils plus sûrs contre le skimming ?

Oui, contre le skimming traditionnel qui se produit aux DAB, la technologie sans contact offre une plus grande sécurité. Comme la carte n’est pas physiquement insérée dans le lecteur trafiqué, les données de la bande magnétique ne peuvent pas être copiées par le skimmer. Les paiements via smartphone et smartwatch, qui utilisent la technologie NFC, sont également considérés comme plus sûrs pour la même raison et nécessitent souvent une autorisation biométrique supplémentaire. Cependant, il est bon de rappeler qu’il existe d’autres types de fraudes informatiques, la vigilance reste donc importante.