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CARACAS / WASHINGTON — La stratégie d’asphyxie économique menée par Washington à l’encontre du Venezuela vient de franchir un nouveau cap décisif ce vendredi 9 janvier 2026. Dans un climat de tensions géopolitiques extrêmes, exacerbées par les événements du début du mois, les autorités américaines ont officiellement confirmé l’arraisonnement d’un cinquième pétrolier, l’Olina, dans les eaux des Caraïbes. Cette opération, menée par la Joint Task Force Southern Spear, marque une accélération brutale du blocus énergétique imposé à la nation sud-américaine.
Alors que le monde a les yeux rivés sur Caracas depuis l’opération commando du 3 janvier, cette nouvelle saisie maritime confirme la volonté de l’administration Trump de verrouiller totalement les exportations d’or noir vénézuélien. Selon les informations rapportées par Le Monde et confirmées par des sources militaires américaines, l’intervention s’est déroulée sans incident armé majeur, mais elle propulse les relations internationales dans une zone de turbulences inédite, faisant craindre une déstabilisation durable du marché pétrolier mondial.
L’opération s’est déroulée à l’aube, à proximité des eaux de Trinité-et-Tobago. La cible : l’Olina, un tanker que les services de renseignement américains traquaient depuis plusieurs semaines. Selon les données de suivi maritime citées par Reuters, le navire tentait de dissimuler son identité en battant un faux pavillon du Timor-Oriental, une pratique courante au sein de ce que les experts qualifient de « flotte fantôme ».
D’après une source industrielle ayant une connaissance directe du dossier, l’Olina avait quitté les terminaux vénézuéliens la semaine précédente, les cales pleines, intégrant une flottille tentant de briser le blocus. Le navire, identifié auparavant sous le nom de Minerva M, était déjà dans le viseur du Trésor américain depuis janvier dernier pour ses liens présumés avec le réseau d’exportation illicite de la compagnie pétrolière nationale PDVSA. Selon le Commandement Sud des États-Unis (SOUTHCOM), l’interception a été réalisée par des éléments projetés depuis le porte-avions USS Gerald R. Ford, déployé dans la région pour assurer l’imperméabilité du dispositif de sanctions.
Cette saisie ne constitue pas un acte isolé, mais le cinquième volet d’une séquence opérationnelle d’une rare intensité. Plus tôt cette semaine, les forces américaines avaient déjà pris le contrôle de deux autres navires, le Bella 1 dans l’Atlantique Nord et le M Sophia dans la mer des Caraïbes. Selon 20 Minutes, qui s’interrogeait récemment sur le contenu des soutes de ces « navires fantômes », ces bâtiments transportent des millions de barils de brut destinés à être vendus hors des circuits officiels pour financer la résistance du régime chaviste.
L’administration américaine justifie ces actions par la nécessité de couper les vivres à ce qu’elle considère comme une structure criminelle. « Il n’y a pas de refuge pour les criminels », a déclaré le Commandement Sud sur le réseau social X (anciennement Twitter). Selon les analystes de Vanguard, une société britannique de gestion des risques maritimes, le transpondeur AIS de l’Olina avait cessé d’émettre il y a 52 jours dans la zone économique exclusive du Venezuela, une technique d’obfuscation classique pour échapper à la surveillance satellitaire.
Il est impossible de dissocier cette guerre maritime du séisme politique qui a secoué le Venezuela six jours plus tôt. L’arraisonnement de l’Olina intervient dans le sillage direct de la capture du président Nicolás Maduro, le 3 janvier 2026, lors d’une opération surprise. Selon les observateurs internationaux, Washington cherche désormais à sécuriser les actifs pétroliers du pays pour préparer l’après-Maduro et empêcher que les revenus du pétrole ne servent à financer une contre-insurrection ou ne soient détournés par des factions loyales au président déchu.
Le président Donald Trump, réinvesti dans ses fonctions, a d’ailleurs annoncé l’annulation d’une « seconde vague » d’attaques, suggérant une forme de coopération de la part de certains segments de l’appareil d’État vénézuélien ou de l’armée. Toutefois, la saisie continue des navires indique que la méfiance reste absolue. Selon des sources diplomatiques, l’objectif est de placer l’intégralité des flux énergétiques vénézuéliens sous tutelle américaine jusqu’à l’établissement d’un nouveau gouvernement de transition reconnu par la Maison Blanche.
Sur la scène internationale, les réactions sont virulentes. Moscou, allié historique de Caracas, a condamné ce qu’il qualifie de « piraterie moderne » et de violation flagrante du droit maritime international. Le ministère russe des Affaires étrangères a exigé la libération immédiate des équipages, dont certains pourraient être de nationalité russe, bien que Washington ait indiqué son intention de les poursuivre pour violation des sanctions.
Économiquement, l’impact est immédiat. Les cours du pétrole, déjà fébriles depuis le début de l’année, ont bondi à l’annonce de cette cinquième saisie. Le baril de Brent a pris plus de 1 % en séance ce vendredi, les marchés craignant une rupture prolongée des approvisionnements en provenance du Venezuela, qui possède les plus grandes réserves prouvées au monde. Selon les experts de S&P Global, bien que le marché soit bien approvisionné, l’incertitude géopolitique ajoute une prime de risque significative. La crainte d’un effet de contagion ou de représailles asymétriques sur d’autres routes maritimes maintient les traders en état d’alerte maximale.
En confirmant la saisie de l’Olina, les États-Unis envoient un message sans équivoque : l’étau autour du Venezuela ne se desserrera pas, même après la neutralisation de son chef d’État. Cette stratégie du « tout contrôle », qui mêle interventionnisme militaire direct et guerre économique totale, redessine brutalement la carte géopolitique des Caraïbes. Alors que Washington promet de gérer les ressources vénézuéliennes « pour le peuple », la communauté internationale reste divisée entre le soulagement de voir tomber un régime autoritaire et l’inquiétude face à une méthode qui bouscule les principes de souveraineté et de liberté de navigation. Les prochains jours diront si cette mainmise américaine ramènera la stabilité ou plongera la région dans un chaos durable.
Cette saisie vise à couper les sources de financement du régime vénézuélien et à renforcer le blocus énergétique. Washington souhaite contrôler totalement les exportations d’or noir pour empêcher la résistance chaviste de se réorganiser après la capture du président Maduro.
Il s’agit de navires comme le pétrolier Olina qui dissimulent leur identité et coupent leurs transpondeurs pour échapper à la surveillance. Ces tankers tentent de briser l’embargo américain en transportant clandestinement du brut vers des acheteurs internationaux.
L’arraisonnement des navires a provoqué une hausse immédiate du baril de Brent sur les marchés mondiaux. Les investisseurs redoutent une perturbation prolongée des approvisionnements venant du Venezuela qui possède les plus grandes réserves prouvées au monde.
Moscou a fermement condamné l’intervention américaine en la qualifiant de piraterie moderne et de violation du droit international. Le gouvernement russe exige la libération immédiate des navires et des équipages tout en critiquant la méthode agressive de Washington.
Ce navire de guerre assure le commandement des opérations d’interception dans les Caraïbes pour garantir l’efficacité des sanctions. Il déploie des forces pour arraisonner les tankers suspects identifiés par le renseignement américain comme appartenant au réseau de contrebande.