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C’est une nouvelle étape critique dans l’escalade des tensions qui secouent la mer des Caraïbes depuis le début de l’année. Dans la nuit de vendredi à samedi, les forces navales américaines ont intercepté et saisi le pétrolier Olina, un navire soupçonné de transporter du pétrole vénézuélien sous embargo. Cette opération, confirmée par le Commandement Sud des États-Unis (SOUTHCOM), marque la cinquième saisie de ce type en quelques semaines, illustrant la volonté inébranlable de l’administration Trump d’imposer un blocus naval hermétique autour du Venezuela.
L’arraisonnement de l’Olina intervient dans un contexte géopolitique explosif, à peine une semaine après l’opération audacieuse ayant mené à la capture de l’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro, le 3 janvier dernier. Alors que Caracas est plongée dans l’incertitude politique, Washington semble déterminé à couper définitivement les vivres au régime chaviste en s’attaquant à son unique poumon économique : l’exportation d’or noir. Selon les autorités américaines, le navire tentait de briser le cordon sanitaire mis en place dans le cadre de l’opération « Southern Spear ».
Cette nouvelle saisie ne se limite pas à une simple opération de police en mer ; elle envoie un message diplomatique et militaire cinglant à la communauté internationale, et particulièrement aux alliés de Caracas comme Moscou et Téhéran. En mobilisant des actifs majeurs, dont le groupe aéronaval du porte-avions USS Gerald R. Ford, les États-Unis affichent une posture de force qui redessine les équilibres sécuritaires de l’hémisphère occidental.
L’interception de l’Olina s’est déroulée au large de Trinité-et-Tobago, dans les eaux internationales. Selon le Pentagone, l’opération a été menée conjointement par l’US Navy et les garde-côtes américains. Des images diffusées par le SOUTHCOM montrent des forces spéciales descendant en rappel depuis des hélicoptères sur le pont du navire, prenant le contrôle de la passerelle sans rencontrer de résistance armée. Le navire a ensuite été dérouté vers un port américain pour inspection.
Cette manœuvre s’inscrit dans le cadre de l’opération « Southern Spear » (Lance du Sud), une initiative militaire d’envergure lancée en décembre 2025. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a précisé plus tôt cette semaine que le blocus s’appliquait « partout dans le monde », une déclaration qui a suscité de vives inquiétudes au sein de l’industrie maritime mondiale. L’objectif affiché est clair : intercepter tout navire suspecté de violer les sanctions américaines en transportant du brut vénézuélien ou en approvisionnant le pays en produits raffinés.
Le déploiement de moyens aussi lourds pour des opérations de lutte contre les trafics est inédit. La présence du porte-avions USS Gerald R. Ford dans la zone témoigne de la priorité absolue donnée à ce dossier par la Maison Blanche. Washington ne se contente plus de sanctions financières ; l’option militaire est désormais activée pour physiquement empêcher les flux commerciaux jugés illicites.
Le navire au cœur de cet incident, l’Olina, est bien connu des services de renseignement occidentaux. Selon les bases de données maritimes publiques comme Equasis, le pétrolier naviguait sous un faux pavillon du Timor-Oriental, une pratique courante pour les navires cherchant à dissimuler leur identité. Les enquêtes révèlent que ce tanker opérait auparavant sous le nom de Minerva M et avait déjà été sanctionné par le Trésor américain l’année dernière pour son rôle présumé dans le transport de pétrole russe et iranien.
La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a qualifié le navire de « membre de la flotte fantôme », ces centaines de pétroliers vétustes opérant avec des assurances douteuses et des structures de propriété opaques pour contourner les sanctions internationales. « Les flottes fantômes n’échapperont pas à la justice. Elles ne se cacheront pas derrière de fausses nationalités », a-t-elle martelé sur le réseau social X (anciennement Twitter).
D’après les données de suivi AIS analysées par la société de risque maritime Vanguard, le transpondeur de l’Olina avait été coupé pendant plus de 50 jours avant sa réapparition soudaine dans la zone économique exclusive du Venezuela. Des sources industrielles citées par Reuters confirment que le navire avait quitté les terminaux vénézuéliens la semaine dernière, ses soutes pleines de brut, tentant de profiter de la nuit pour échapper à la vigilance des radars américains.
Cette cinquième saisie en quelques semaines illustre l’efficacité redoutable du blocus. Avant l’Olina, les forces américaines avaient déjà arraisonné le Marinera (ex-Bella 1) dans l’Atlantique Nord et le M Sophia dans les Caraïbes. Ces actions coordonnées visent à assécher totalement les revenus du Venezuela, déjà exsangue. Le président Donald Trump, qui a fait du changement de régime à Caracas une priorité de son nouveau mandat, a déclaré sur Fox News que les tentatives de contournement seraient systématiquement neutralisées.
La stratégie américaine repose sur l’idée que sans revenus pétroliers, toute tentative de réorganisation du chavisme après la capture de Maduro est vouée à l’échec. En privant le pays de devises, Washington espère accélérer une transition politique favorable à ses intérêts. Cependant, cette approche soulève des questions humanitaires, alors que la population vénézuélienne continue de souffrir de pénuries chroniques.
Le sort de la cargaison de l’Olina est désormais scellé : comme pour les précédents navires saisis, le pétrole sera probablement confisqué et vendu, les recettes étant versées sur un fonds bloqué ou utilisées pour financer des opérations de soutien à l’opposition vénézuélienne, selon les procédures judiciaires américaines habituelles en matière de confiscation civile.
L’activisme américain ne manque pas de provoquer des remous sur la scène internationale. La Russie, allié traditionnel de Caracas, a vivement condamné ce qu’elle qualifie de « piraterie d’État ». Des rapports non confirmés, évoqués par le président Trump lui-même, suggèrent que des navires russes auraient tenté d’escorter certains pétroliers avant de se retirer face à la puissance de feu américaine. « Ils ont décidé de ne pas jouer avec nous », a affirmé le locataire de la Maison Blanche.
Cette dimension navale ajoute un risque de confrontation directe entre grandes puissances. Si Moscou n’a pour l’instant pas engagé ses forces pour briser le blocus, la rhétorique du Kremlin se durcit. La saisie de navires battant pavillon étranger (même faux) dans les eaux internationales crée un précédent juridique que de nombreuses chancelleries observent avec inquiétude, craignant une remise en cause du principe de la liberté de navigation.
Pour l’heure, le Venezuela se retrouve plus isolé que jamais. Avec ses principaux terminaux pétroliers surveillés par des drones et des satellites, et l’US Navy patrouillant ses côtes, l’exportation de la moindre goutte de pétrole est devenue une mission quasi impossible pour PDVSA, la compagnie pétrolière nationale.
La saisie du pétrolier Olina ce 11 janvier 2026 confirme que la crise vénézuélienne est entrée dans une phase aiguë et militarisée. En appliquant strictement l’opération « Southern Spear », les États-Unis démontrent qu’ils sont prêts à utiliser la force navale pour imposer leur politique étrangère dans les Caraïbes. Alors que le sort de Nicolás Maduro reste au centre des spéculations et que l’économie vénézuélienne est à l’arrêt, ce blocus maritime strict place Caracas dans une impasse totale, forçant les acteurs internationaux à revoir leurs calculs dans une région redevenue un point chaud de la géopolitique mondiale.
Cette action fait partie de l’opération Southern Spear qui vise à imposer un blocus naval strict autour du Venezuela pour couper les revenus du régime. Elle survient une semaine après la capture de l’ancien président Nicolás Maduro, marquant la volonté de Washington d’empêcher toute réorganisation politique financée par l’exportation de pétrole.
Il s’agit d’une vaste initiative militaire lancée par le gouvernement américain pour intercepter les navires violant les sanctions contre le Venezuela partout dans le monde. Avec le soutien du porte-avions USS Gerald R. Ford, cette opération mobilise l’US Navy et les garde-côtes pour bloquer physiquement les flux commerciaux jugés illicites.
Ce terme décrit des pétroliers vétustes utilisant des pavillons de complaisance et des structures opaques pour dissimuler leur identité et contourner les sanctions internationales. Ces navires, comme l’Olina qui naviguait sous faux pavillon du Timor-Oriental, coupent souvent leurs systèmes de suivi pour transporter discrètement du brut interdit.
La saisie systématique des pétroliers provoque une asphyxie économique totale en privant le pays de ses revenus essentiels issus de l’or noir. En empêchant la compagnie nationale PDVSA d’exporter, les États-Unis espèrent accélérer une transition politique favorable à leurs intérêts, malgré les risques humanitaires pour la population locale.
Moscou, allié traditionnel de Caracas, a fermement condamné cette opération en la qualifiant de piraterie d’État. Bien qu’aucune confrontation directe n’ait eu lieu, cette situation augmente les tensions diplomatiques, la Russie craignant que ces actions ne remettent en cause le principe de la liberté de navigation dans les eaux internationales.