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Trump un an plus tard : l’économie américaine loin des promesses

Autore: Francesco Zinghinì | Data: 19 Gennaio 2026

Un an jour pour jour après son retour dans le Bureau Ovale, le bilan économique de la seconde administration Trump suscite plus de questions que de célébrations. Alors que le 47e président des États-Unis avait fait campagne sur une promesse claire — « Rendre l’Amérique riche à nouveau » en stimulant l’emploi industriel et en écrasant l’inflation —, la réalité de ce début 2026 offre un visage bien différent. Au lieu de la focalisation laser promise sur le pouvoir d’achat des ménages américains, la Maison-Blanche semble s’être perdue dans un labyrinthe d’ambitions géopolitiques, allant des glaces du Groenland aux champs pétrolifères du Venezuela.

Les marchés financiers, qui avaient initialement salué l’élection par un « Trump Trade » vigoureux, montrent désormais des signes d’essoufflement et de nervosité. L’indice S&P 500 oscille, tiraillé entre les promesses de dérégulation et la réalité d’une administration dont l’attention semble perpétuellement détournée vers l’étranger. Pour l’électeur de la Rust Belt (la ceinture industrielle), qui espérait une renaissance immédiate de l’emploi manufacturier, le temps commence à paraître long. L’heure est au premier bilan d’une année où la diplomatie transactionnelle a pris le pas sur la réforme économique structurelle.

L’obsession arctique : le Groenland plutôt que l’inflation

C’est sans doute le dossier le plus surprenant de cette première année de mandat, bien que prévisible pour les observateurs attentifs du premier mandat de Donald Trump. L’intérêt renouvelé et insistant des États-Unis pour l’acquisition — ou du moins le contrôle économique total — du Groenland a monopolisé une part considérable de l’énergie diplomatique de Washington. Ce qui était perçu comme une boutade en 2019 est devenu, en 2025-2026, une priorité stratégique majeure, justifiée par l’administration comme une nécessité pour sécuriser les approvisionnements en terres rares face à la Chine.

Cependant, cette focalisation sur Copenhague et Nuuk a un coût politique interne. Pendant que le Département d’État négocie des droits miniers dans l’Arctique, l’inflation aux États-Unis ne reflue pas aussi vite que promis. Selon les dernières données du Bureau of Labor Statistics, l’indice des prix à la consommation reste tenace, alimenté en partie par les incertitudes commerciales. Les critiques, y compris au sein du Parti républicain, soulignent que le temps passé à redessiner la carte du monde est du temps perdu pour la lutte contre la vie chère, préoccupation numéro un des Américains.

Venezuela et Iran : l’or noir comme seule boussole ?

Si le dossier du Groenland relève de la stratégie à long terme, les actions de l’administration Trump au Venezuela et en Iran ont eu des répercussions immédiates et volatiles sur les marchés de l’énergie. Fidèle à sa doctrine de « pression maximale », le président a considérablement durci le ton face à Téhéran et Caracas, cherchant à remodeler le marché pétrolier mondial à l’avantage des producteurs américains.

En réimposant des sanctions strictes sur les exportations iraniennes et en s’impliquant directement dans les affaires politiques vénézuéliennes pour tenter, une nouvelle fois, de forcer une transition politique, Washington a créé une prime de risque géopolitique sur le baril de brut. Paradoxalement, cette stratégie entre en conflit avec la promesse de réduire les coûts énergétiques pour les consommateurs américains. Si l’objectif affiché est de favoriser le forage domestique (« Drill, baby, drill »), l’instabilité créée sur les marchés internationaux a maintenu les prix à la pompe à des niveaux qui agacent l’électeur moyen.

Les analystes de Wall Street pointent une contradiction flagrante : on ne peut pas simultanément promettre une essence bon marché et mener une guerre économique sur deux fronts majeurs de l’OPEP. Cette dissonance cognitive de la politique énergétique américaine pèse sur la confiance des investisseurs, qui redoutent qu’une escalade accidentelle ne provoque un choc inflationniste majeur.

L’emploi industriel : la grande promesse en suspens

Au cœur de la plateforme électorale de Donald Trump figurait la renaissance de l’industrie manufacturière américaine. Un an plus tard, les résultats sont mitigés, voire décevants. Les tarifs douaniers agressifs, brandis comme l’arme absolue pour rapatrier les usines, ont pour l’instant surtout perturbé les chaînes d’approvisionnement mondiales sans provoquer le raz-de-marée de relocalisations annoncé.

Les entreprises américaines, confrontées à l’incertitude des coûts des matières premières importées (acier, aluminium, composants électroniques), hésitent à investir massivement dans de nouvelles capacités de production sur le sol américain. L’emploi dans le secteur manufacturier stagne, loin de l’explosion promise lors des meetings de campagne. Les économistes notent que l’incertitude est le pire ennemi de l’investissement ; or, la diplomatie imprévisible de l’administration, focalisée sur des « deals » internationaux spectaculaires plutôt que sur la stabilité réglementaire domestique, nourrit cette incertitude.

De plus, la guerre commerciale larvée avec plusieurs partenaires clés a freiné les exportations américaines. L’agriculture, base électorale fidèle, commence à montrer des signes d’impatience face à des marchés fermés et des promesses d’achats compensatoires qui tardent à se concrétiser. L’économie réelle, celle des PME et des usines, semble être passée au second plan derrière les grands jeux diplomatiques du Président.

Les marchés financiers entre espoir et lassitude

La Bourse de New York, baromètre fétiche de Donald Trump, reflète cette ambivalence. Si les indices restent à des niveaux élevés, soutenus par les valeurs technologiques et l’espoir persistant de nouvelles baisses d’impôts, la volatilité s’est installée. Les investisseurs institutionnels s’inquiètent de la dette publique, qui continue de se creuser sans qu’aucun plan de réduction des dépenses ne soit présenté, l’administration étant trop occupée par ses dossiers de politique étrangère.

Le secteur de la finance attendait des réformes structurelles, notamment une dérégulation bancaire massive. Si certains verrous ont sauté, le grand chantier de la libéralisation économique est ralenti par le manque de capital politique dépensé sur les dossiers domestiques. Les grands banquiers de Wall Street, initialement soutiens du retour de Trump, commencent à murmurer en privé leur frustration face à une présidence qui semble préférer la géopolitique du coup d’éclat à la gestion économique rigoureuse.

Conclusion

Un an après son retour au pouvoir, Donald Trump a indéniablement marqué la scène internationale de son empreinte, du Venezuela au Groenland. Mais sur le front intérieur, celui de la « planète économique » américaine, le compte n’y est pas encore. Les promesses de prospérité immédiate se heurtent à la réalité d’une politique dispersée, où les ambitions diplomatiques semblent avoir aspiré l’oxygène nécessaire aux réformes économiques. Alors que les élections de mi-mandat se profileront bientôt à l’horizon, la question reste entière : l’administration saura-t-elle pivoter pour s’occuper enfin de ce qui préoccupe réellement les Américains, à savoir leur emploi et leur pouvoir d’achat ? Pour l’instant, la réponse reste en suspens, et la patience des marchés comme des électeurs n’est pas infinie.

Questions fréquemment posées

Quel est le bilan économique de la seconde administration Trump après un an ?

Le bilan s’avère mitigé et suscite plus de questions que de célébrations. Malgré la promesse de rendre l’Amérique riche à nouveau, l’inflation reste tenace et l’emploi industriel ne décolle pas. L’administration semble avoir délaissé le pouvoir d’achat des ménages pour se concentrer sur des ambitions géopolitiques coûteuses, comme le contrôle du Groenland ou les sanctions pétrolières.

Pourquoi l’inflation ne baisse-t-elle pas aux États-Unis ?

La baisse des prix est freinée par les incertitudes commerciales et la stratégie énergétique actuelle. Les tensions avec l’Iran et le Venezuela maintiennent le prix du pétrole à un niveau élevé, ce qui impacte directement le coût de la vie. De plus, les tarifs douaniers perturbent les chaînes d’approvisionnement, empêchant le reflux rapide de l’indice des prix à la consommation promis par la Maison-Blanche.

Pourquoi Donald Trump veut-il acheter le Groenland ?

Ce projet est devenu une priorité stratégique pour sécuriser les approvisionnements en terres rares face à la concurrence de la Chine. Bien que présentée comme une nécessité de sécurité nationale, cette obsession pour l’Arctique est critiquée car elle monopolise l’énergie diplomatique au détriment des réformes économiques intérieures et de la lutte contre la vie chère qui préoccupent les électeurs.

Quel est l’état de l’emploi industriel et manufacturier américain ?

Contrairement aux promesses de campagne, le secteur manufacturier stagne. Les tarifs douaniers agressifs ont compliqué l’importation de matières premières comme l’acier, rendant les entreprises hésitantes à investir dans de nouvelles usines. L’incertitude réglementaire et la guerre commerciale larvée freinent les relocalisations espérées, laissant les électeurs de la ceinture industrielle dans l’attente.

Comment réagissent les marchés financiers à la politique de Trump ?

La Bourse montre des signes de nervosité et de volatilité. Si les indices restent hauts grâce à la technologie, les investisseurs s’inquiètent du creusement de la dette publique et de l’absence de réformes structurelles. Le monde de la finance redoute qu’une escalade géopolitique accidentelle ne provoque un choc économique, l’administration semblant privilégier les coups d’éclat diplomatiques à la gestion rigoureuse.