En Bref (TL;DR)
Ray Dalio et Forbes signalent l’effondrement imminent du dollar comme monnaie de réserve mondiale dans un contexte économique extrêmement fragilisé.
L’explosion de la dette américaine à plus de 38 000 milliards accélère la dé-dollarisation et pousse les investisseurs vers des actifs tangibles.
Alors que l’or confirme son statut de valeur refuge, le Bitcoin vacille sous la pression des tensions politiques et économiques actuelles.
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C’est un avertissement qui résonne comme un coup de tonnerre dans les sphères financières mondiales. En ce mardi 20 janvier 2026, alors que les marchés américains tentent de digérer une série d’indicateurs macroéconomiques alarmants, un rapport publié par Forbes vient de mettre le feu aux poudres. Sous le titre évocateur « It’s Now Happening » (C’est en train d’arriver), des analystes et investisseurs de renom, dont le milliardaire Ray Dalio, signalent que le scénario tant redouté d’un effondrement du dollar américain en tant que monnaie de réserve mondiale pourrait être entré dans sa phase active.
Cette alerte survient dans un contexte de fragilité extrême pour l’économie américaine. Avec une dette nationale qui vient de franchir le seuil psychologique et historique des 38 500 milliards de dollars, la confiance dans le billet vert s’érode à une vitesse inquiétante. Les répercussions sur les marchés sont immédiates et violentes : alors que l’or atteint de nouveaux sommets historiques, confirmant son statut de valeur refuge ultime, le Bitcoin et les cryptomonnaies subissent une volatilité extrême, pris en étau entre les incertitudes réglementaires et les tensions géopolitiques exacerbées par l’administration Trump.

L’avertissement de Ray Dalio : la fin d’un cycle monétaire
Au cœur de cette tempête médiatique et financière se trouve Ray Dalio, fondateur du géant des hedge funds Bridgewater Associates. Selon les informations relayées par Forbes, l’investisseur estime que la faiblesse actuelle du dollar n’est pas passagère mais structurelle. Il affirme que l’effondrement du dollar en tant que devise de réserve dominante est « en train de se produire maintenant ». Dalio appuie son analyse sur sa théorie des « grands cycles », soulignant que l’ordre monétaire fiduciaire existant, l’ordre politique intérieur et l’ordre géopolitique international se fracturent simultanément.
Cette vision pessimiste est corroborée par les mouvements sur le Dollar Index (DXY), qui a perdu près de 10 % de sa valeur au cours de l’année écoulée. Les investisseurs institutionnels semblent prendre ces avertissements au sérieux, accélérant leur désengagement des actifs libellés en dollars pour se tourner vers des actifs tangibles ou décorrélés. Selon Bitget, cette tendance marque une accélération du processus de « dé-dollarisation » de l’économie mondiale, poussant les capitaux vers des alternatives souveraines ou numériques.
Dette américaine : le mur des 38 000 milliards

Le catalyseur principal de cette défiance reste la trajectoire insoutenable des finances publiques américaines. Les dernières données du Joint Economic Committee confirment que la dette nationale brute a atteint 38,43 trillions de dollars ce mois-ci. Plus alarmant encore est le coût du service de cette dette : les États-Unis paient désormais plus de 1 000 milliards de dollars par an uniquement en intérêts, une somme qui dépasse le budget de la Défense.
Peter Schiff, investisseur spécialisé dans l’or et critique de longue date de la politique monétaire de la Réserve Fédérale (Fed), a réagi vivement sur la plateforme X. Il prévient que « l’effondrement à venir du dollar fera s’envoler les prix à la consommation », appelant les Américains à se préparer à une « stagflation sans précédent ». Cette combinaison toxique d’une croissance économique atone et d’une inflation persistante est le cauchemar des banquiers centraux, limitant considérablement la marge de manœuvre de la Fed alors que le président Trump maintient une pression constante sur son président, Jerome Powell.
Le grand découplage : Or vs Bitcoin

Si l’or et le Bitcoin sont souvent mis dans le même panier en tant qu’assurances contre la dévaluation monétaire, la séance d’aujourd’hui montre une divergence notable. L’or brille de mille feux, atteignant de nouveaux records historiques (ATH), propulsé par les craintes de guerre commerciale après les menaces de tarifs douaniers proférées par Donald Trump à l’encontre des alliés de l’OTAN.
À l’inverse, le marché des cryptomonnaies vacille. Le Bitcoin, qui frôlait les 96 000 dollars, a chuté brutalement pour tester la zone des 90 000 dollars en quelques minutes. Selon les analystes de The Coin Republic et Forbes, cette baisse est alimentée par un sentiment de « vente des actifs américains » (le sell America trade), le Bitcoin étant paradoxalement perçu par certains investisseurs internationaux comme un actif corrélé à la liquidité américaine, surtout depuis les promesses de Trump de faire des États-Unis la « capitale mondiale de la crypto ».
Gracy Chen, directrice générale de Bitget, note cependant que « le regain d’intérêt pour l’or est un signal puissant de la façon dont les investisseurs mondiaux se repositionnent ». Elle suggère que si la volatilité à court terme effraie les détenteurs de Bitcoin, la thèse à long terme d’une réserve de valeur numérique face à un dollar défaillant reste intacte pour de nombreux acteurs du marché.
Conclusion

L’actualité de ce 20 janvier 2026 marque un tournant potentiel dans la psychologie des marchés. L’avertissement sur l’effondrement du dollar n’est plus une théorie marginale mais un sujet central discuté par les plus grandes figures de la finance. Avec une dette hors de contrôle et des tensions géopolitiques qui s’intensifient, tous les regards se tournent désormais vers la publication de l’indice PCE (dépenses de consommation personnelle) ce jeudi. Une lecture supérieure aux attentes pourrait valider le scénario de stagflation et précipiter davantage la fuite vers les valeurs refuges, redéfinissant potentiellement les équilibres financiers pour la décennie à venir.
Questions fréquemment posées

Cette crainte repose sur des facteurs structurels soulignés par des analystes comme Ray Dalio, notamment une dette nationale américaine dépassant les 38 500 milliards de dollars. La perte de confiance dans le billet vert s’accélère en raison du coût exorbitant du service de la dette, qui dépasse désormais le budget de la Défense, et d’un mouvement global de dé-dollarisation où les investisseurs se tournent vers des actifs alternatifs.
Bien que souvent considérés tous deux comme des valeurs refuges, ils divergent actuellement : le métal jaune atteint des sommets historiques en raison des tensions géopolitiques, tandis que le Bitcoin subit une forte volatilité à la baisse. Cette chute des cryptomonnaies s’explique par la perception qu’elles restent corrélées à la liquidité américaine et sont affectées par le sentiment de vente des actifs américains, contrairement à l’or qui profite pleinement de l’incertitude.
Selon Ray Dalio, l’économie mondiale traverse une phase critique où l’ordre monétaire fiduciaire, l’ordre politique intérieur et l’ordre géopolitique international se fracturent simultanément. Cette théorie suggère que la faiblesse actuelle du dollar n’est pas une fluctuation passagère mais le signe structurel que le statut de devise de réserve dominante du billet vert touche à sa fin.
Des experts comme Peter Schiff avertissent que l’effondrement potentiel du dollar pourrait entraîner une envolée des prix à la consommation couplée à une croissance économique faible. Ce scénario de stagflation limiterait considérablement la capacité de la Réserve Fédérale à agir, car elle serait coincée entre la nécessité de combattre l’inflation et celle de soutenir une économie écrasée par le poids des intérêts de la dette.
Les investisseurs institutionnels accélèrent leur désengagement car ils perçoivent une trajectoire insoutenable des finances publiques américaines et craignent une dévaluation continue de la monnaie. Ce phénomène, décrit comme une accélération du processus de dé-dollarisation, pousse les capitaux vers des actifs tangibles ou décorrélés du système financier américain traditionnel pour se prémunir contre les incertitudes réglementaires et budgétaires.



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