Cartes Conceptuelles en Histoire : Dates et Liens de Causalité

Découvrez comment les cartes conceptuelles peuvent transformer l'étude de l'histoire. Notre guide vous apprend à visualiser les dates, à relier les événements et à comprendre en profondeur les liens de causalité pour une étude plus efficace et moins mnémonique.

Publié le 27 Nov 2025
Mis à jour le 27 Nov 2025
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En Bref (TL;DR)

Découvrez comment les cartes conceptuelles peuvent transformer l’étude de l’histoire, en vous aidant à visualiser les frises chronologiques, à relier les événements et à comprendre les liens de causalité de manière plus efficace.

Cette approche visuelle permet de dépasser la simple mémorisation des dates, en favorisant une réelle compréhension des liens de causalité qui unissent les événements historiques.

Grâce à leur structure graphique, il est possible de transformer des listes de dates et d’événements en un récit visuel qui met en évidence leurs connexions et leurs conséquences.

Le diable est dans les détails. 👇 Continuez à lire pour découvrir les étapes critiques et les conseils pratiques pour ne pas vous tromper.

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# Cartes Conceptuelles en Histoire : Dates et Liens de Causalité Étudier l’histoire peut sembler une entreprise titanesque. Un flux ininterrompu de dates, d’événements, de personnages et de concepts qui s’entremêlent dans un récit complexe. Souvent, la difficulté ne réside pas tant dans la quantité d’informations que dans la manière de les relier de façon logique et significative. Comment pouvons-nous transformer une liste de notions en une compréhension profonde des liens de causalité qui animent les événements ? La réponse se trouve dans un outil visuel puissant et polyvalent : la carte conceptuelle. Cette approche, loin de la simple mémorisation, permet de construire activement la connaissance, la rendant stable et durable. Les cartes conceptuelles, théorisées dans les années 70 par Joseph Novak, sont des représentations graphiques de la connaissance. Contrairement à un résumé linéaire ou à une liste à puces, une carte organise les informations dans une structure réticulaire, composée de nœuds (les concepts clés) et de flèches (les relations logiques qui les lient). Cette méthode repose sur une théorie de l’apprentissage constructiviste, selon laquelle nous n’apprenons de manière significative que lorsque nous lions de nouvelles idées à celles que nous possédons déjà. Créer une carte force à identifier les concepts fondamentaux, à les hiérarchiser et, surtout, à expliciter la nature de leurs liens, favorisant ainsi une pensée critique et une compréhension profonde. ## Pourquoi utiliser les cartes conceptuelles pour l’histoire L’histoire n’est pas une simple succession de dates, mais une chaîne de causes et d’effets. Utiliser les cartes conceptuelles pour l’étudier offre des avantages concrets, transformant l’étude passive en étude active. Cet outil pousse à ne pas se limiter à la lecture, mais à interroger le texte, à sélectionner les informations cruciales et à les réorganiser visuellement. Le résultat est une vue d’ensemble claire qui facilite non seulement la mémorisation à long terme, mais aussi la capacité à exposer le sujet de manière articulée et cohérente. La carte devient une boussole pour s’orienter dans la complexité des événements historiques. L’un des principaux atouts des cartes est leur capacité à rendre visibles les **liens de causalité**. Alors qu’un texte décrit les causes et les conséquences de manière séquentielle, une carte les montre simultanément. En reliant deux événements par une flèche étiquetée « provoque », « détermine » ou « est causé par », la relation logique se matérialise. Ce processus de construction active aide à intérioriser pourquoi un événement s’est produit et quels impacts il a générés, dépassant la simple mémorisation de la date à laquelle il a eu lieu. La carte devient ainsi un outil d’analyse, et pas seulement de synthèse. De plus, cette méthode est incroyablement efficace pour les étudiants ayant différents styles d’apprentissage. Pour ceux qui ont une mémoire visuelle, la carte offre un support graphique immédiat. Pour ceux qui apprennent en faisant, le processus même de construction de la carte est un puissant exercice d’apprentissage. Les cartes conceptuelles peuvent être utilisées à chaque étape de l’étude : pendant l’explication d’un enseignant pour prendre des notes de manière structurée, dans l’étude individuelle pour retravailler les contenus et avant un examen pour réviser et fixer les idées. ## Dates et frises chronologiques : bien plus que des chiffres Mémoriser les dates est souvent perçu comme le plus grand obstacle dans l’étude de l’histoire. Les cartes conceptuelles aident à surmonter cet écueil, transformant les dates de chiffres abstraits en points de référence concret au sein d’une structure logique. Au lieu d’apprendre par cœur une longue liste, chaque date est associée à un événement spécifique (un nœud de la carte) et insérée dans un réseau de relations. Par exemple, la date « 1492 » n’est plus une information isolée, mais le pivot d’un nœud central, « Découverte de l’Amérique », relié à des causes (ex. « Recherche de nouvelles routes commerciales ») et des conséquences (ex. « Début du colonialisme européen »). Pour visualiser la chronologie de manière encore plus efficace, il est possible d’intégrer des éléments typiques des **frises chronologiques** directement dans la carte. On peut organiser la carte spatialement, en plaçant les événements les plus anciens en haut et les plus récents en bas, créant ainsi une hiérarchie temporelle visuelle. Une autre technique consiste à utiliser des couleurs différentes pour des périodes historiques distinctes ou à ajouter une petite frise chronologique à côté de la carte, avec des renvois aux nœuds principaux. Il existe également des logiciels spécifiques, comme des programmes pour créer des cartes conceptuelles, qui permettent de créer des diagrammes interactifs où chaque nœud peut contenir des informations détaillées, y compris les dates. L’objectif n’est pas d’éliminer les dates, mais de leur donner un sens. Une date acquiert une signification lorsque nous la comprenons comme le marqueur d’un changement, le tournant d’une chaîne d’événements. La carte conceptuelle permet justement cela : contextualiser chaque date au sein du flux historique, en la rendant une conséquence de ce qui a précédé et une cause de ce qui suivra. Cette approche transforme la mémorisation d’un effort mécanique en un résultat naturel de la compréhension. ## Étude de cas : l’Italie sur le marché européen Les cartes conceptuelles se révèlent particulièrement puissantes pour analyser des phénomènes historiques complexes et multidimensionnels, comme l’évolution de l’Italie dans le contexte économique européen. Prenons par exemple la période des **Républiques maritimes** (Amalfi, Pise, Gênes, Venise). Une carte conceptuelle peut illustrer efficacement comment leur position géographique stratégique en Méditerranée (nœud cause) a favorisé le développement d’intenses activités commerciales avec l’Orient et le Nord de l’Europe. En partant d’un nœud central comme « Républiques maritimes », on peut créer des branches qui en décrivent les caractéristiques : « Autonomie politique », « Gouvernement républicain », « Puissance navale ». De là, d’autres flèches peuvent montrer les relations avec le marché européen. Par exemple, une connexion du nœud « Venise » au nœud « Commerces avec l’Orient » pourrait être étiquetée « sert d’intermédiaire pour », en spécifiant ensuite les biens importés (épices, soie) et exportés. Une autre branche pourrait visualiser la rivalité entre Gênes et Venise, culminant avec la Guerre de Chioggia, montrant comment la compétition pour le contrôle des routes commerciales était un facteur déterminant dans les relations entre les cités-États italiennes. Un autre exemple significatif est le **miracle économique italien** de l’après-guerre. Une carte sur ce sujet pourrait partir du nœud « Reconstruction d’après-guerre ». De là, se ramifient les causes principales : les aides du « Plan Marshall » et la naissance de la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier) en 1951. Ce dernier nœud se connecterait à « Création d’un marché commun européen », montrant avec la flèche « a favorisé » le lien avec le nœud central « Boom économique ». D’autres nœuds pourraient représenter la transformation de l’Italie de pays agricole à puissance industrielle, l’augmentation de la consommation et les changements de style de vie, offrant une vision d’ensemble claire et structurée de cette période cruciale. ## Culture méditerranéenne : entre tradition et innovation Analyser la culture, avec ses nuances et ses dynamiques abstraites, peut sembler une tâche ardue pour un outil logique comme la carte conceptuelle. Pourtant, c’est précisément là que sa flexibilité brille. L’histoire culturelle italienne, profondément enracinée dans le contexte méditerranéen plus large, est un dialogue constant entre **tradition et innovation**. Une carte conceptuelle peut visualiser ce fascinant dualisme, rendant les connexions tangibles. Pensons à la **Renaissance italienne**, un parfait cas d’étude. Nous pourrions créer une carte avec deux macro-zones conceptuelles : « Tradition » et « Innovation ». Dans la zone « Tradition », nous insérerions des nœuds comme « Redécouverte des classiques gréco-romains », « Thématiques religieuses » et « Modèles artistiques médiévaux ». Dans la zone « Innovation », en revanche, des nœuds comme « Perspective scientifique (Brunelleschi) », « Étude de l’anatomie (Léonard de Vinci) », « Mécénat des Seigneuries » et « Figure de l’artiste-intellectuel ». Le véritable potentiel de la carte émergerait des flèches reliant ces deux zones. Une connexion entre « Redécouverte des classiques » (tradition) et « Perspective » (innovation) pourrait être étiquetée « inspire la recherche d’harmonie et de proportion ». Une flèche de « Thématiques religieuses » (tradition) à « Humanisme » (innovation) pourrait indiquer « est réinterprétée en plaçant l’homme au centre ». De cette manière, la carte ne se limite pas à énumérer des caractéristiques, mais *montre* comment l’innovation de la Renaissance ne naît pas de rien, mais puise ses racines dans la tradition classique, en la réinterprétant et en la dépassant. Utiliser un outil comme une carte conceptuelle faite à la main peut favoriser davantage ce processus réflexif. ## Conclusions Aborder l’étude de l’histoire avec les cartes conceptuelles signifie passer d’un apprentissage passif et mnémonique à un processus actif de construction de la connaissance. Cet outil n’est pas une simple technique de schématisation, mais une méthodologie qui promeut la pensée critique, la compréhension des relations de cause à effet et la capacité d’organiser des informations complexes dans une structure logique et visuelle. Qu’il s’agisse de mémoriser des dates, d’analyser les dynamiques économiques entre l’Italie et l’Europe ou de déchiffrer le dialogue complexe entre tradition et innovation dans la culture méditerranéenne, les cartes offrent un moyen de naviguer dans l’histoire avec une plus grande conscience et maîtrise. Leur force réside dans leur capacité à s’adapter à n’importe quel sujet et à chaque style d’apprentissage, faisant de l’étude une expérience personnelle et significative. Dans un monde surchargé d’informations, apprendre à créer des connexions est la compétence la plus précieuse. Les cartes conceptuelles sont l’un des outils les plus efficaces pour la développer, transformant chaque étudiant en véritable historien de son propre savoir. Pour ceux qui souhaitent approfondir davantage, explorer la distinction entre cartes mentales et conceptuelles peut offrir d’autres pistes pour personnaliser sa propre méthode d’étude.

# Cartes Conceptuelles en Histoire : Dates et Liens de Causalité Étudier l’histoire peut sembler une entreprise titanesque. Un flux ininterrompu de dates, d’événements, de personnages et de concepts qui s’entremêlent dans un récit complexe. Souvent, la difficulté ne réside pas tant dans la quantité d’informations que dans la manière de les relier de façon logique et significative. Comment pouvons-nous transformer une liste de notions en une compréhension profonde des liens de causalité qui animent les événements ? La réponse se trouve dans un outil visuel puissant et polyvalent : la carte conceptuelle. Cette approche, loin de la simple mémorisation, permet de construire activement la connaissance, la rendant stable et durable. Les cartes conceptuelles, théorisées dans les années 70 par Joseph Novak, sont des représentations graphiques de la connaissance. Contrairement à un résumé linéaire ou à une liste à puces, une carte organise les informations dans une structure réticulaire, composée de nœuds (les concepts clés) et de flèches (les relations logiques qui les lient). Cette méthode repose sur une théorie de l’apprentissage constructiviste, selon laquelle nous n’apprenons de manière significative que lorsque nous lions de nouvelles idées à celles que nous possédons déjà. Créer une carte force à identifier les concepts fondamentaux, à les hiérarchiser et, surtout, à expliciter la nature de leurs liens, favorisant ainsi une pensée critique et une compréhension profonde. ## Pourquoi utiliser les cartes conceptuelles pour l’histoire L’histoire n’est pas une simple succession de dates, mais une chaîne de causes et d’effets. Utiliser les cartes conceptuelles pour l’étudier offre des avantages concrets, transformant l’étude passive en étude active. Cet outil pousse à ne pas se limiter à la lecture, mais à interroger le texte, à sélectionner les informations cruciales et à les réorganiser visuellement. Le résultat est une vue d’ensemble claire qui facilite non seulement la mémorisation à long terme, mais aussi la capacité à exposer le sujet de manière articulée et cohérente. La carte devient une boussole pour s’orienter dans la complexité des événements historiques. L’un des principaux atouts des cartes est leur capacité à rendre visibles les **liens de causalité**. Alors qu’un texte décrit les causes et les conséquences de manière séquentielle, une carte les montre simultanément. En reliant deux événements par une flèche étiquetée « provoque », « détermine » ou « est causé par », la relation logique se matérialise. Ce processus de construction active aide à intérioriser pourquoi un événement s’est produit et quels impacts il a générés, dépassant la simple mémorisation de la date à laquelle il a eu lieu. La carte devient ainsi un outil d’analyse, et pas seulement de synthèse. De plus, cette méthode est incroyablement efficace pour les étudiants ayant différents styles d’apprentissage. Pour ceux qui ont une mémoire visuelle, la carte offre un support graphique immédiat. Pour ceux qui apprennent en faisant, le processus même de construction de la carte est un puissant exercice d’apprentissage. Les cartes conceptuelles peuvent être utilisées à chaque étape de l’étude : pendant l’explication d’un enseignant pour prendre des notes de manière structurée, dans l’étude individuelle pour retravailler les contenus et avant un examen pour réviser et fixer les idées. ## Dates et frises chronologiques : bien plus que des chiffres Mémoriser les dates est souvent perçu comme le plus grand obstacle dans l’étude de l’histoire. Les cartes conceptuelles aident à surmonter cet écueil, transformant les dates de chiffres abstraits en points de référence concret au sein d’une structure logique. Au lieu d’apprendre par cœur une longue liste, chaque date est associée à un événement spécifique (un nœud de la carte) et insérée dans un réseau de relations. Par exemple, la date « 1492 » n’est plus une information isolée, mais le pivot d’un nœud central, « Découverte de l’Amérique », relié à des causes (ex. « Recherche de nouvelles routes commerciales ») et des conséquences (ex. « Début du colonialisme européen »). Pour visualiser la chronologie de manière encore plus efficace, il est possible d’intégrer des éléments typiques des **frises chronologiques** directement dans la carte. On peut organiser la carte spatialement, en plaçant les événements les plus anciens en haut et les plus récents en bas, créant ainsi une hiérarchie temporelle visuelle. Une autre technique consiste à utiliser des couleurs différentes pour des périodes historiques distinctes ou à ajouter une petite frise chronologique à côté de la carte, avec des renvois aux nœuds principaux. Il existe également des logiciels spécifiques, comme des programmes pour créer des cartes conceptuelles, qui permettent de créer des diagrammes interactifs où chaque nœud peut contenir des informations détaillées, y compris les dates. L’objectif n’est pas d’éliminer les dates, mais de leur donner un sens. Une date acquiert une signification lorsque nous la comprenons comme le marqueur d’un changement, le tournant d’une chaîne d’événements. La carte conceptuelle permet justement cela : contextualiser chaque date au sein du flux historique, en la rendant une conséquence de ce qui a précédé et une cause de ce qui suivra. Cette approche transforme la mémorisation d’un effort mécanique en un résultat naturel de la compréhension. ## Étude de cas : l’Italie sur le marché européen Les cartes conceptuelles se révèlent particulièrement puissantes pour analyser des phénomènes historiques complexes et multidimensionnels, comme l’évolution de l’Italie dans le contexte économique européen. Prenons par exemple la période des **Républiques maritimes** (Amalfi, Pise, Gênes, Venise). Une carte conceptuelle peut illustrer efficacement comment leur position géographique stratégique en Méditerranée (nœud cause) a favorisé le développement d’intenses activités commerciales avec l’Orient et le Nord de l’Europe. En partant d’un nœud central comme « Républiques maritimes », on peut créer des branches qui en décrivent les caractéristiques : « Autonomie politique », « Gouvernement républicain », « Puissance navale ». De là, d’autres flèches peuvent montrer les relations avec le marché européen. Par exemple, une connexion du nœud « Venise » au nœud « Commerces avec l’Orient » pourrait être étiquetée « sert d’intermédiaire pour », en spécifiant ensuite les biens importés (épices, soie) et exportés. Une autre branche pourrait visualiser la rivalité entre Gênes et Venise, culminant avec la Guerre de Chioggia, montrant comment la compétition pour le contrôle des routes commerciales était un facteur déterminant dans les relations entre les cités-États italiennes. Un autre exemple significatif est le **miracle économique italien** de l’après-guerre. Une carte sur ce sujet pourrait partir du nœud « Reconstruction d’après-guerre ». De là, se ramifient les causes principales : les aides du « Plan Marshall » et la naissance de la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier) en 1951. Ce dernier nœud se connecterait à « Création d’un marché commun européen », montrant avec la flèche « a favorisé » le lien avec le nœud central « Boom économique ». D’autres nœuds pourraient représenter la transformation de l’Italie de pays agricole à puissance industrielle, l’augmentation de la consommation et les changements de style de vie, offrant une vision d’ensemble claire et structurée de cette période cruciale. ## Culture méditerranéenne : entre tradition et innovation Analyser la culture, avec ses nuances et ses dynamiques abstraites, peut sembler une tâche ardue pour un outil logique comme la carte conceptuelle. Pourtant, c’est précisément là que sa flexibilité brille. L’histoire culturelle italienne, profondément enracinée dans le contexte méditerranéen plus large, est un dialogue constant entre **tradition et innovation**. Une carte conceptuelle peut visualiser ce fascinant dualisme, rendant les connexions tangibles. Pensons à la **Renaissance italienne**, un parfait cas d’étude. Nous pourrions créer une carte avec deux macro-zones conceptuelles : « Tradition » et « Innovation ». Dans la zone « Tradition », nous insérerions des nœuds comme « Redécouverte des classiques gréco-romains », « Thématiques religieuses » et « Modèles artistiques médiévaux ». Dans la zone « Innovation », en revanche, des nœuds comme « Perspective scientifique (Brunelleschi) », « Étude de l’anatomie (Léonard de Vinci) », « Mécénat des Seigneuries » et « Figure de l’artiste-intellectuel ». Le véritable potentiel de la carte émergerait des flèches reliant ces deux zones. Une connexion entre « Redécouverte des classiques » (tradition) et « Perspective » (innovation) pourrait être étiquetée « inspire la recherche d’harmonie et de proportion ». Une flèche de « Thématiques religieuses » (tradition) à « Humanisme » (innovation) pourrait indiquer « est réinterprétée en plaçant l’homme au centre ». De cette manière, la carte ne se limite pas à énumérer des caractéristiques, mais *montre* comment l’innovation de la Renaissance ne naît pas de rien, mais puise ses racines dans la tradition classique, en la réinterprétant et en la dépassant. Utiliser un outil comme une carte conceptuelle faite à la main peut favoriser davantage ce processus réflexif. ## Conclusions Aborder l’étude de l’histoire avec les cartes conceptuelles signifie passer d’un apprentissage passif et mnémonique à un processus actif de construction de la connaissance. Cet outil n’est pas une simple technique de schématisation, mais une méthodologie qui promeut la pensée critique, la compréhension des relations de cause à effet et la capacité d’organiser des informations complexes dans une structure logique et visuelle. Qu’il s’agisse de mémoriser des dates, d’analyser les dynamiques économiques entre l’Italie et l’Europe ou de déchiffrer le dialogue complexe entre tradition et innovation dans la culture méditerranéenne, les cartes offrent un moyen de naviguer dans l’histoire avec une plus grande conscience et maîtrise. Leur force réside dans leur capacité à s’adapter à n’importe quel sujet et à chaque style d’apprentissage, faisant de l’étude une expérience personnelle et significative. Dans un monde surchargé d’informations, apprendre à créer des connexions est la compétence la plus précieuse. Les cartes conceptuelles sont l’un des outils les plus efficaces pour la développer, transformant chaque étudiant en véritable historien de son propre savoir. Pour ceux qui souhaitent approfondir davantage, explorer la distinction entre cartes mentales et conceptuelles peut offrir d’autres pistes pour personnaliser sa propre méthode d’étude.

Carte conceptuelle illustrant la connexion entre les événements historiques, les dates et leurs relations de cause à effet à travers des nœuds et
Une carte conceptuelle est un outil visuel puissant pour organiser les dates historiques et comprendre les liens de causalité. Découvrez comment en créer d’efficaces dans notre article.

Questions fréquentes

Que sont exactement les cartes conceptuelles pour l’étude de l’histoire ?

Les cartes conceptuelles pour l’histoire sont des représentations graphiques qui aident à organiser et à visualiser les connaissances. Contrairement à un résumé linéaire, une carte met en évidence les concepts clés (comme les événements, les personnages ou les phénomènes) dans des « nœuds » et les relie par des flèches qui expliquent la nature de leur relation (par exemple, « causé par », « a conduit à »). Cette méthode transforme l’étude d’une simple mémorisation de dates et de faits en une compréhension profonde des liens de cause à effet qui unissent les événements historiques.

Les cartes conceptuelles aident-elles vraiment à mieux retenir les dates ?

Oui, les cartes conceptuelles sont très efficaces pour mémoriser les dates car elles ne les présentent pas comme une liste isolée, mais les insèrent dans un contexte logique et visuel. En associant une date à un événement spécifique et en visualisant ses connexions avec d’autres événements, on crée plus d’« ancrages » mentaux. Ce processus facilite le passage des informations dans la mémoire à long terme, car le cerveau organise la connaissance en structures hiérarchiques, tout comme celles d’une carte.

Quels outils puis-je utiliser pour créer des cartes conceptuelles ?

Il existe deux approches principales : la traditionnelle et la numérique. La méthode traditionnelle, avec papier et stylo, est immédiate et stimule la créativité manuelle. Pour ceux qui préfèrent la technologie, il existe de nombreux logiciels et applications. Des outils comme Coggle, MindMeister et Mindomo sont très populaires et permettent de créer des cartes de manière collaborative et sur différents appareils. D’autres programmes comme Canva offrent des modèles prêts à l’emploi, tandis que des logiciels plus spécifiques comme SuperMappe Evo incluent des fonctions avancées comme la synthèse vocale.

Par où commencer pour créer ma première carte conceptuelle d’histoire ?

Commencez par identifier le sujet central, qui sera le nœud principal de votre carte (ex. : « Première Guerre mondiale »). À partir de là, identifiez les concepts et les événements clés (les causes, les batailles principales, les conséquences) et créez un nœud pour chacun. Ensuite, reliez ces nœuds avec des flèches et utilisez de courts mots de liaison pour décrire la relation (ex. : l’assassinat de Sarajevo « provoque » l’ultimatum de l’Autriche). Au fur et à mesure, vous pouvez ajouter des détails, des dates et des personnages secondaires, en développant la carte du centre vers l’extérieur.

Ma carte historique est devenue trop compliquée, que puis-je faire ?

Si une carte devient trop complexe, c’est le signe que vous essayez d’insérer trop d’informations dans un seul schéma. Une solution consiste à créer des « sous-cartes » : créez une carte générale avec uniquement les événements et les concepts principaux. Ensuite, pour chaque concept complexe (par exemple, « les causes de la Révolution française »), créez une carte séparée et plus détaillée à laquelle vous pouvez vous référer. Une autre stratégie consiste à utiliser des couleurs et des épaisseurs différentes pour les lignes et les nœuds, afin de distinguer hiérarchiquement les causes primaires, secondaires et les effets à long terme, améliorant ainsi la lisibilité.

Francesco Zinghinì

Ingénieur et entrepreneur numérique, fondateur du projet TuttoSemplice. Sa vision est de briser les barrières entre l’utilisateur et l’information complexe, rendant des sujets comme la finance, la technologie et l’actualité économique enfin compréhensibles et utiles au quotidien.

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