En Bref (TL;DR)
Face à l’impasse politique, l’exécutif prépare activement la dissolution de l’Assemblée nationale pour des élections en mars 2026.
Ce scénario explosif prévoit un couplage inédit avec les municipales pour tenter de sauver une majorité relative fragilisée.
Les oppositions dénoncent un chantage alors que le gouvernement riposte aux menaces de censure liées au budget et au Mercosur.
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Ce lundi 12 janvier 2026 marque un tournant potentiellement décisif dans le second quinquennat d’Emmanuel Macron. Alors que la France traverse une zone de turbulences politiques intense, le terme « dissolution assemblée nationale » s’impose comme la tendance de recherche majeure de la journée, dépassant les 10 000 requêtes. Ce regain d’intérêt soudain ne doit rien au hasard : selon plusieurs sources concordantes, dont Le Monde et Les Echos, l’exécutif ne se contente plus d’agiter la menace d’un retour aux urnes, mais s’y prépare activement.
Face à l’impasse budgétaire et à la fronde des oppositions sur le dossier du Mercosur, le Premier ministre Sébastien Lecornu aurait franchi un pas supplémentaire dans la « guerre des nerfs » qui l’oppose au Parlement. L’hypothèse d’une dissolution, qui semblait jusqu’alors relever de la tactique d’intimidation, prend une consistance administrative et logistique qui affole les états-majors politiques.

Un scénario électoral inédit pour mars 2026
L’information, révélée initialement par la presse quotidienne et confirmée par plusieurs sources parlementaires, est précise : Matignon a demandé au ministère de l’Intérieur de se tenir prêt. Selon Le Parisien, Sébastien Lecornu a donné instruction à son ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, de préparer l’organisation technique d’élections législatives anticipées. Le calendrier envisagé est explosif : les scrutins se tiendraient les 15 et 22 mars 2026.
Ce choix de date n’est pas anodin. Il ferait coïncider ces législatives anticipées avec les élections municipales, déjà prévues à ces dates. Une telle concomitance serait une première sous la Ve République et poserait des défis logistiques immenses pour les mairies, tout en nationalisant à l’extrême la campagne des municipales. Pour l’exécutif, ce « couplage » pourrait être une tentative de mobiliser l’électorat modéré, souvent plus assidu aux scrutins locaux, pour tenter de sauver une majorité relative de plus en plus fragile.
Le Mercosur et le budget comme détonateurs

La crise actuelle trouve sa source dans une double impasse. D’une part, le projet de loi de finances pour 2026 peine à trouver une majorité, obligeant le gouvernement à engager sa responsabilité. D’autre part, l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur a mis le feu aux poudres. Bien que la France ait officiellement voté contre ce traité le 9 janvier, les oppositions jugent l’action du gouvernement insuffisante et ambigüe.
En conséquence, le Rassemblement National (RN) et La France Insoumise (LFI) ont annoncé le dépôt de motions de censure. C’est cette menace immédiate de renversement du gouvernement Lecornu II qui a poussé l’Élysée et Matignon à sortir l’arme constitutionnelle de l’article 12. Selon Public Sénat, le message envoyé aux députés est clair : « Si vous censurez, nous dissolvons ». Une stratégie du « quitte ou double » qui rappelle, dans une certaine mesure, la décision surprise du 9 juin 2024, mais dans un contexte politique encore plus fragmenté.
Les réactions : entre incrédulité et colère

La classe politique a réagi avec virulence à ces préparatifs. Pour les oppositions, il s’agit d’un « chantage » inacceptable visant à museler le Parlement. Marine Le Pen et les cadres du RN, donnés favoris dans les sondages en cas de nouvelles législatives, se disent prêts à relever le défi, qualifiant la manœuvre de « fuite en avant » du chef de l’État.
À gauche, la tonalité est tout aussi critique. Mais c’est peut-être du côté des anciens tenants du pouvoir que les mots sont les plus durs. Interrogé sur France Inter, l’ancien président de la République François Hollande a sévèrement jugé la méthode. Selon lui, cette menace « n’a aucun sens » et le rôle d’un Premier ministre est d’apporter de la « stabilité » et non d’ajouter du chaos institutionnel en pleine préparation des municipales. Les maires, de leur côté, s’inquiètent de la confusion qu’entraînerait la gestion simultanée de deux scrutins majeurs.
Conclusion

En ce 12 janvier 2026, la France est suspendue à la décision des députés. Si les motions de censure sont votées dans les jours à venir, Emmanuel Macron n’aura d’autre choix, pour respecter sa propre menace, que de dissoudre l’Assemblée nationale pour la seconde fois de son mandat. Le pari est risqué : après l’échec relatif de la dissolution de 2024, une nouvelle déroute électorale pourrait plonger le pays dans une crise de régime sans précédent. Les prochaines 48 heures seront décisives pour l’avenir politique du pays.
Questions fréquemment posées

Cette menace surgit en raison d’une double impasse politique concernant le budget et l’accord commercial avec le Mercosur. Face aux motions de censure déposées par le RN et LFI qui pourraient renverser le gouvernement Lecornu, l’exécutif utilise l’article 12 de la Constitution comme une arme de dissuasion, affirmant que toute censure entraînera un retour immédiat aux urnes.
Selon les instructions transmises au ministère de l’Intérieur, les scrutins seraient prévus pour les 15 et 22 mars 2026. Ce calendrier est particulièrement explosif car il ferait coïncider ces élections nationales avec les élections municipales, une situation inédite sous la Ve République qui pose de lourds défis logistiques pour les mairies.
L’accord entre l’UE et le Mercosur agit comme un détonateur car les oppositions jugent la position de la France trop ambiguë malgré son vote contre. Ce mécontentement a poussé le Rassemblement National et La France Insoumise à déposer des motions de censure, déclenchant en retour la menace de dissolution brandie par Emmanuel Macron et son Premier ministre.
Organiser ces deux scrutins majeurs simultanément constituerait un défi administratif immense pour les communes et nationaliserait la campagne locale. Pour l’exécutif, cette stratégie vise potentiellement à mobiliser l’électorat modéré, souvent plus actif lors des municipales, afin de tenter de sauver une majorité relative devenue très fragile à l’Assemblée.
Les réactions oscillent entre colère et préparation au combat. Tandis que Marine Le Pen se dit prête à relever le défi fort de sondages favorables, François Hollande critique sévèrement une méthode qui ajoute du chaos institutionnel. Les maires, quant à eux, s’inquiètent principalement de la confusion et de la charge de travail qu’impliquerait la gestion de deux élections le même jour.
Sources et Approfondissements
- Conseil Constitutionnel : Le fonctionnement du droit de dissolution (Article 12)
- Assemblée nationale : Comprendre la procédure de la motion de censure
- Vie Publique : Comprendre l’accord commercial UE-Mercosur
- Ministère de l’Intérieur : L’organisation des élections en France
- Légifrance : Article 49 de la Constitution (Engagement de responsabilité et censure)

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