Fraude sur le compte : quand la banque est légalement tenue de vous rembourser

Vous avez subi une fraude sur votre compte courant ? La réglementation DSP2 établit des responsabilités précises pour la banque. Découvrez quand vous avez droit au remboursement et comment agir pour faire valoir vos droits.

Publié le 24 Nov 2025
Mis à jour le 24 Nov 2025
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En Bref (TL;DR)

La loi, en particulier la directive DSP2, établit des responsabilités précises pour la banque en cas de fraude, définissant les cas où elle est obligée de rembourser le client.

Nous approfondirons la réglementation de référence (DSP2) pour comprendre quand la banque est responsable et quelles sont les obligations du client pour obtenir le remboursement.

Découvrez quels sont vos droits selon la directive DSP2 et comment agir pour obtenir le remboursement.

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Un SMS suspect, un e-mail qui semble authentique, un appel téléphonique alarmant : les fraudes en ligne sont devenues un piège quotidien, capables de vider un compte courant en quelques minutes. Face à une opération non autorisée, la première réaction est la panique, suivie d’une question cruciale : la banque va-t-elle me rembourser ? La réponse, ancrée dans les réglementations européennes et italiennes, est plus claire qu’on ne le pense et penche en faveur du consommateur. Comprendre quand la responsabilité incombe à l’établissement de crédit et comment faire valoir ses droits est la première étape pour transformer l’anxiété en action éclairée.

La numérisation croissante des services financiers, bien qu’offrant commodité et immédiateté, a élargi le champ d’action des escrocs. Des techniques comme le phishing, le smishing et le vishing sont de plus en plus sophistiquées, rendant difficile pour quiconque de distinguer une communication légitime d’une tromperie. Heureusement, la loi établit un principe fondamental : la sécurité des transactions est un devoir primordial de la banque. Cela ne décharge pas le client de toute responsabilité, mais trace une frontière nette entre une malheureuse inattention et une négligence grave, posant les bases d’un droit au remboursement presque toujours garanti.

Martelletto da giudice posato su una carta di credito, a simboleggiare la tutela legale del correntista nelle frodi bancarie.
Le banche hanno precise responsabilità in caso di frodi. Leggi l’articolo per conoscere gli strumenti legali a tua disposizione e difenderti efficacemente.

Le cadre réglementaire : la directive DSP2

Le pilier de la protection des consommateurs en matière de paiements numériques est la Directive européenne sur les services de paiement, connue sous le nom de DSP2 (Directive sur les Services de Paiement 2), transposée en Italie par le Décret Législatif n. 11/2010. Cette réglementation a révolutionné le secteur bancaire, imposant des normes de sécurité plus élevées et clarifiant les responsabilités en cas de fraude. L’objectif est double : promouvoir l’innovation et, surtout, renforcer la confiance des utilisateurs dans les paiements électroniques. La directive établit que, en cas d’opération non autorisée, la charge de la preuve incombe au prestataire de services de paiement, c’est-à-dire à la banque. En d’autres termes, c’est à l’établissement de crédit de prouver que la transaction a été authentifiée et autorisée correctement par le client.

L’un des éléments clés introduits par la DSP2 est l’Authentification Forte du Client (SCA – Strong Customer Authentication). Cette mesure de sécurité oblige les banques à vérifier l’identité de l’utilisateur via au moins deux facteurs indépendants, choisis parmi trois catégories : la connaissance (quelque chose que seul l’utilisateur sait, comme un mot de passe ou un code PIN), la possession (quelque chose que seul l’utilisateur possède, comme le smartphone sur lequel il reçoit un code OTP) et l’inhérence (quelque chose que l’utilisateur est, comme une empreinte digitale ou la reconnaissance faciale). L’adoption de ces systèmes est une obligation pour la banque ; leur inefficacité ou leur non-application joue un rôle déterminant dans l’attribution de la responsabilité.

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Quand la banque est-elle responsable

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En principe, la loi établit que la banque est toujours tenue de rembourser le client pour une opération de paiement non autorisée. L’article 11 du D.Lgs. 11/2010 prévoit que l’établissement de crédit doit recréditer le montant dérobé “immédiatement” et au plus tard avant la fin du jour ouvrable suivant la notification. Cette responsabilité est quasi objective et découle du “risque d’entreprise” que la banque assume en offrant des services de paiement électronique. La Cour de Cassation a maintes fois réaffirmé que la possibilité de fraudes, y compris celles réalisées avec des techniques sophistiquées comme le phishing, est un événement prévisible qui relève de la sphère de contrôle de l’intermédiaire.

La responsabilité de la banque est encore plus évidente lorsqu’elle n’adopte pas toutes les mesures de sécurité appropriées pour prévenir les fraudes. Cela inclut non seulement la mise en œuvre de systèmes d’authentification forte, mais aussi la surveillance constante des transactions pour détecter les activités anormales. Par exemple, un virement d’un montant élevé vers un bénéficiaire étranger, totalement inhabituel pour les habitudes du client, devrait déclencher une alerte. Si la banque ne dispose pas de systèmes d’alerte efficaces ou n’intervient pas pour bloquer des opérations suspectes, sa négligence est évidente et le droit au remboursement du client est pleinement fondé.

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Les obligations du client : que faire pour ne pas perdre le remboursement

Si la loi protège largement le consommateur, elle lui impose également certains devoirs fondamentaux. La première obligation est de conserver avec diligence ses identifiants d’accès (PIN, mots de passe, codes). Cela ne signifie pas être infaillible, mais adopter un comportement prudent. Par exemple, il ne faut jamais communiquer ses codes à des tiers, même à quelqu’un qui se présente comme un employé de la banque. Il est également essentiel de protéger ses appareils avec des logiciels de sécurité à jour et de faire attention à ne pas tomber dans des pièges évidents. La conscience des risques, comme ceux liés à l’utilisation de réseaux Wi-Fi publics non sécurisés, fait partie de cette diligence.

La deuxième obligation, tout aussi cruciale, est la rapidité. Dès que l’on s’aperçoit d’une opération suspecte ou de la perte de ses identifiants, il est impératif de contacter immédiatement la banque pour bloquer le moyen de paiement (carte, compte en ligne). Ensuite, il est nécessaire de formaliser la contestation de l’opération par écrit, via PEC ou lettre recommandée avec accusé de réception, et de porter plainte auprès des autorités compétentes, comme la Police Postale. Selon la loi, le client dispose de 13 mois à compter de la date du débit pour contester une opération, mais agir sans délai est fondamental pour renforcer sa position et faciliter la récupération des fonds.

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Le concept de ‘faute lourde’ du client

La seule exception qui peut exonérer la banque de son obligation de remboursement est la “faute lourde” du client. Ce concept, cependant, est interprété par la jurisprudence de manière très restrictive. Une simple inattention, comme avoir cliqué sur un lien de phishing bien conçu, n’est pas suffisante. La faute lourde se configure comme une conduite extraordinairement négligente et inexcusable, une imprudence qui va au-delà de la prudence normale. Par exemple, écrire son code PIN sur sa carte de crédit ou communiquer par téléphone un code OTP à un prétendu opérateur après avoir reçu de nombreux avertissements de la banque pourrait être considéré comme une faute lourde.

Il incombe toujours à la banque de prouver de manière irréfutable la faute lourde du titulaire du compte. L’établissement de crédit doit prouver non seulement que ses systèmes de sécurité étaient adéquats, mais aussi que le client a agi avec une légèreté telle qu’elle a rendu vaine toute mesure de protection. Les décisions de l’Arbitre Bancaire et Financier (ABF) et les jugements des tribunaux sont souvent orientés vers la protection du consommateur, reconnaissant que les techniques d’ingénierie sociale des escrocs sont de plus en plus insidieuses. Dans de nombreux cas, même lorsque le client a involontairement contribué à la fraude, la responsabilité est partagée, conduisant à un remboursement partiel.

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La procédure pour demander le remboursement

Si vous découvrez une transaction frauduleuse sur votre compte, le mot d’ordre est d’agir immédiatement. La première étape consiste à contacter le numéro vert de votre banque et à demander le blocage immédiat de la carte ou de l’accès à votre banque en ligne pour éviter d’autres dommages. Ce geste est fondamental et démontre votre promptitude à atténuer le risque.

Immédiatement après, il est nécessaire de formaliser la demande de remboursement. Envoyez une réclamation écrite à votre banque, de préférence par Courrier Électronique Certifié (PEC) ou par lettre recommandée avec accusé de réception. Dans la réclamation, contestez formellement les opérations frauduleuses, décrivez les faits et joignez une copie de la plainte déposée auprès de la Police Postale ou des Carabiniers. La banque dispose de 15 jours ouvrables pour répondre à une réclamation relative aux services de paiement.

Si la banque refuse le remboursement : l’Arbitre Bancaire et Financier

Que se passe-t-il si la banque rejette la réclamation, invoquant votre faute lourde ? Tout n’est pas perdu. Vous disposez d’un outil de protection efficace, rapide et économique : l’Arbitre Bancaire et Financier (ABF). L’ABF est un organisme indépendant et impartial, soutenu par la Banque d’Italie, qui résout les litiges entre les clients et les intermédiaires financiers sans avoir à passer par les tribunaux. Le recours se fait en ligne, a un coût modique (20 euros, remboursés en cas d’acceptation) et la procédure est relativement rapide.

L’ABF examine la documentation fournie par les deux parties et décide sur la base de la réglementation et des orientations consolidées. Ses décisions sont souvent favorables aux consommateurs, en particulier dans les cas de phishing et autres fraudes sophistiquées, où la faute lourde du client est difficile à prouver. Bien que la décision de l’ABF ne soit pas contraignante comme un jugement de tribunal, la quasi-totalité des banques s’y conforment pour ne pas être inscrites sur la liste des intermédiaires défaillants publiée sur le site de l’Arbitre. Saisir l’ABF est une démarche stratégique qui augmente considérablement les chances d’obtenir le remboursement.

Conclusion

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À l’ère numérique, la sécurité financière est une responsabilité partagée. Si d’un côté il est indispensable que les clients adoptent des comportements prudents, en utilisant des mots de passe complexes et en activant des systèmes d’authentification à deux facteurs, la loi place la charge principale de la protection sur les épaules des banques. La réglementation européenne DSP2 et la jurisprudence italienne confirment un principe clair : en cas de fraude, la banque est tenue au remboursement, à moins qu’elle ne prouve une faute lourde du client. Ce cadre réglementaire représente un solide filet de sécurité pour les consommateurs.

Être victime d’une fraude est une expérience stressante, mais connaître ses droits est la première étape pour réagir efficacement. Agir rapidement, en bloquant les moyens de paiement et en portant plainte, et formaliser la demande de remboursement sont des actions cruciales. Si la banque venait à refuser le remboursement, l’Arbitre Bancaire et Financier offre une voie accessible et faisant autorité pour faire valoir ses droits. Rappelez-vous : la loi est de votre côté et les outils pour vous défendre existent et fonctionnent.

Questions fréquentes

Que dois-je faire immédiatement si je remarque une transaction suspecte sur mon compte ?

Vous devez agir le plus rapidement possible. Tout d’abord, contactez immédiatement votre banque pour bloquer la carte, le compte ou l’accès à votre banque en ligne. Ensuite, envoyez une réclamation formelle à l’établissement en contestant les opérations frauduleuses. Enfin, déposez une plainte auprès des autorités compétentes, comme la Police ou la Gendarmerie, et conservez-en une copie. Cette étape est fondamentale pour lancer la procédure de remboursement.

La banque est-elle toujours obligée de me rembourser en cas de fraude en ligne ?

En règle générale, oui. La réglementation européenne DSP2 prévoit qu’en cas d’opération non autorisée, la banque doit rembourser le client. La responsabilité incombe à l’établissement de crédit, qui doit garantir la sécurité des systèmes de paiement. L’obligation de remboursement ne cesse que si la banque parvient à prouver que le client a agi avec dol (intention de frauder) ou avec une “faute lourde”.

Qu’entend-on par ‘faute lourde’ du client et quand s’applique-t-elle ?

La ‘faute lourde’ se produit lorsque le client a un comportement extraordinairement négligent, en ignorant les règles de sécurité les plus élémentaires. Par exemple, conserver son code PIN avec sa carte, communiquer ses identifiants à des tiers ou ignorer des avertissements de sécurité évidents. Cependant, être victime de techniques de fraude sophistiquées comme le ‘spoofing’, où les communications semblent authentiques, n’est généralement pas considéré comme une faute lourde. Il est important de souligner qu’il appartient à la banque de prouver la faute lourde du client, et non l’inverse.

Dans quel délai la banque doit-elle me restituer l’argent ?

La loi est très claire sur ce point. Une fois la notification d’une opération non autorisée reçue, la banque est tenue de rembourser le montant dérobé immédiatement et, en tout état de cause, avant la fin du jour ouvrable suivant. La banque ne peut suspendre le remboursement que si elle a un soupçon fondé de fraude de la part du client et le communique par écrit à l’autorité de surveillance.

Que puis-je faire si la banque refuse de me rembourser ?

Si la banque refuse le remboursement, la première étape est d’envoyer une réclamation écrite au service des réclamations de l’établissement. Si vous ne recevez pas de réponse satisfaisante dans les délais prévus (généralement 15-30 jours), vous pouvez vous adresser à l’Arbitre Bancaire et Financier (ABF). L’ABF est un organisme indépendant qui offre une solution aux litiges plus rapide et moins coûteuse qu’une action en justice. Pour déposer un recours, il suffit de remplir un formulaire en ligne et de verser une petite contribution.

Francesco Zinghinì

Ingénieur électronique expert en systèmes Fintech. Fondateur de MutuiperlaCasa.com et développeur de systèmes CRM pour la gestion du crédit. Sur TuttoSemplice, il applique son expertise technique pour analyser les marchés financiers, les prêts et les assurances, aidant les utilisateurs à trouver les solutions les plus avantageuses avec une transparence mathématique.

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