Grippe 2026 : efficacité vaccinale de 36% et risque de rebond

Santé Publique France révèle une efficacité de 36% pour le vaccin antigrippal cette saison. Les hôpitaux craignent un rebond épidémique. Le point complet.

Publié le 12 Jan 2026
Mis à jour le 12 Jan 2026
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En Bref (TL;DR)

Santé publique France annonce une efficacité vaccinale modérée de 36% cet hiver, une performance impactée par des mutations virales.

Les autorités sanitaires redoutent un rebond épidémique imminent en janvier, maintenant une pression intense sur des services hospitaliers saturés.

Le maintien de la vaccination et des gestes barrières reste indispensable pour limiter les formes graves et protéger les fragiles.

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En ce lundi 12 janvier 2026, alors que l’hiver s’installe durablement sur l’Hexagone, les autorités sanitaires viennent de livrer un verdict attendu sur la campagne de vaccination en cours. Selon le dernier bulletin épidémiologique publié par Santé publique France, le vaccin contre la grippe pour la saison 2025-2026 affiche une efficacité globale estimée à 36,5% (arrondi à 36%) pour prévenir l’infection, tous âges confondus. Un chiffre qui, bien que qualifié de « modéré », soulève des questions légitimes au sein de la population alors que les services d’urgences restent sous forte tension.

Cette annonce intervient dans un contexte particulier : si le premier pic épidémique semble avoir été franchi fin décembre, les médecins et épidémiologistes appellent à la plus grande vigilance. Entre une couverture vaccinale jugée insuffisante chez les personnes à risque et la menace d’un « rebond » de l’épidémie en ce mois de janvier, la situation sanitaire exige une attention soutenue. De l’analyse des souches virales à la situation critique dans des établissements comme l’hôpital de Lisieux, décryptage d’une saison grippale complexe.

Professionnel de santé administrant un vaccin contre la grippe dans un centre médical
Le vaccin contre la grippe 2026 affiche une efficacité de 36% face au risque de rebond épidémique en France.

Une efficacité « modérée » liée à une mutation du virus

Le chiffre de 36% d’efficacité peut sembler faible de prime abord, mais il nécessite une analyse nuancée. Selon Santé publique France, ce taux est en réalité « supérieur à l’attendu » compte tenu des difficultés rencontrées cette année. L’agence sanitaire explique cette performance par une « forte divergence antigénique » : le virus qui circule majoritairement sur le territoire (un sous-clade du variant K) diffère légèrement de la souche A(H3N2) qui a servi à élaborer le vaccin plusieurs mois auparavant.

Dans le détail, la protection offerte par le vaccin varie considérablement selon les tranches d’âge. Les données préliminaires indiquent une efficacité plus robuste chez les jeunes (environ 61% chez les 0-17 ans) et les adultes (46% chez les 18-64 ans). En revanche, la protection chute à environ 26% chez les personnes âgées de 65 ans et plus. Cette baisse s’explique physiologiquement par l’immunosénescence, le vieillissement naturel du système immunitaire qui répond moins vigoureusement à la vaccination, combiné à la mutation du virus circulant.

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Un risque de rebond épidémique en janvier

Grippe 2026 : efficacité vaccinale de 36% et risque de rebond - Infographie résumant
Infographie résumant l’article "Grippe 2026 : efficacité vaccinale de 36% et risque de rebond"
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Si les indicateurs en médecine de ville (SOS Médecins) montrent une légère décrue depuis le début de l’année, marquant la fin d’un « premier pic » survenu durant les fêtes, la partie n’est pas gagnée. Les modélisations de l’Institut Pasteur et de Santé publique France n’excluent pas la possibilité d’une reprise de l’épidémie dans les semaines à venir. Ce phénomène de « double bosse » est classique dans l’histoire des épidémies de grippe : une première vague portée par le virus de type A, suivie parfois d’une recrudescence liée au virus de type B ou à la reprise scolaire qui favorise les échanges viraux.

Les experts de la santé mettent en garde contre un relâchement prématuré des comportements. La rentrée scolaire de janvier agit souvent comme un catalyseur pour la circulation des virus respiratoires. La co-circulation actuelle des virus A(H1N1), A(H3N2) et, dans une moindre mesure, des virus de type B, maintient un niveau de menace élevé pour les populations non immunisées.

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Les hôpitaux sous tension : l’exemple de Lisieux

Personnel médical préparant un vaccin contre la grippe dans un hôpital
Le vaccin contre la grippe affiche une efficacité de 36% alors que l’épidémie menace de rebondir.
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Sur le terrain, la pression ne retombe pas. Les soins hospitaliers subissent de plein fouet l’impact des virus hivernaux. Alors que les consultations en ville diminuent, les hospitalisations pour syndrome grippal continuent d’augmenter ou de stagner à un niveau élevé. C’est notamment le cas en Normandie, où l’hôpital de Lisieux fait face à une situation critique.

Les urgences de l’établissement lexovien, à l’image de nombreux services à travers la France, doivent gérer un afflux constant de patients, majoritairement âgés, souffrant de complications respiratoires. Cette « intensité élevée » décrite par les rapports régionaux met à l’épreuve le personnel soignant et les capacités d’accueil, rappelant la fragilité du système de médecine d’urgence face aux épidémies saisonnières. La saturation des lits d’aval complique encore la prise en charge fluide des patients grippés nécessitant une hospitalisation.

Pourquoi la prévention reste indispensable

Face à une efficacité vaccinale de 36%, la tentation de rejeter la vaccination pourrait être grande. Pourtant, les autorités de santé et les médecins insistent : le vaccin demeure le pilier central de la prévention des formes graves. Même avec une protection partielle contre l’infection, la vaccination réduit significativement le risque d’hospitalisation en réanimation et de décès, en particulier chez les plus fragiles.

Par ailleurs, la protection collective ne repose pas uniquement sur le vaccin. Le respect des gestes barrières reste une arme redoutable pour limiter la transmission et assurer le bien-être collectif. Le port du masque dans les lieux clos et les transports, le lavage fréquent des mains et l’aération régulière des logements sont des réflexes indispensables pour casser les chaînes de transmission, surtout en présence de personnes vulnérables.

Conclusion

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En ce début d’année 2026, la grippe continue de défier les prévisions. Avec un vaccin efficace à 36% et une menace de rebond épidémique, la prudence reste de mise. Si la science médicale permet d’atténuer l’impact du virus, c’est la vigilance de chacun, par la vaccination et les gestes barrières, qui permettra de soulager durablement des hôpitaux encore sous tension. La saison grippale est loin d’être terminée.

Questions fréquemment posées

disegno di un ragazzo seduto con nuvolette di testo con dentro la parola FAQ
Pourquoi le vaccin contre la grippe 2026 a-t-il une efficacité de 36 % ?

Ce taux modéré provient une divergence antigénique, car le virus en circulation a muté par rapport à la souche du vaccin. Toutefois, cette efficacité varie selon les âges, atteignant 61 % chez les jeunes, et reste supérieure aux attentes compte tenu des difficultés de la saison.

Un rebond de l épidémie de grippe est-il possible en janvier ?

Oui, les experts redoutent un phénomène de double bosse épidémique. La rentrée scolaire et la circulation active des virus de type B pourraient provoquer une reprise des contaminations, malgré une légère décrue observée début janvier.

Est-il utile de se faire vacciner malgré une efficacité réduite ?

Absolument, la vaccination demeure le pilier central pour prévenir les formes graves, les passages en réanimation et les décès. Elle permet de réduire la pression sur les hôpitaux et protège les personnes les plus vulnérables contre les complications respiratoires.

Pourquoi les personnes âgées sont-elles moins bien protégées cette année ?

La protection chute à 26 % chez les plus de 65 ans en raison de l immunosénescence, le vieillissement naturel du système immunitaire. Ce facteur physiologique, combiné à la mutation du virus, rend les seniors plus sensibles aux infections malgré le vaccin.

Quels gestes adopter face à la tension dans les hôpitaux ?

Face à la saturation des urgences, comme observé à Lisieux, le respect des gestes barrières est indispensable. Le port du masque dans les lieux clos, le lavage des mains et l aération régulière aident à casser les chaînes de transmission et à protéger le système de santé.

Francesco Zinghinì

Ingénieur et entrepreneur numérique, fondateur du projet TuttoSemplice. Sa vision est de briser les barrières entre l’utilisateur et l’information complexe, rendant des sujets comme la finance, la technologie et l’actualité économique enfin compréhensibles et utiles au quotidien.

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