RC Pro : Claims Made ou Loss Occurrence ? Laquelle choisir ?

Vous devez souscrire une police RC Professionnelle ? Découvrez les différences entre les formules Claims Made et Loss Occurrence pour choisir la couverture la plus sûre et la plus avantageuse pour votre activité.

Publié le 20 Nov 2025
Mis à jour le 20 Nov 2025
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En Bref (TL;DR)

Les polices de RC Professionnelle reposent sur deux régimes distincts, Claims Made et Loss Occurrence : comprendre les différences est fondamental pour choisir la protection la plus efficace pour son activité.

Nous explorons les différences entre le régime sur la base de la réclamation (Claims Made) et celui sur la base du fait dommageable (Loss Occurrence) pour vous aider à faire le bon choix pour votre profession.

Nous explorons les caractéristiques des deux formules pour vous guider vers le choix le plus éclairé et avantageux pour votre profession.

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Choisir une assurance Responsabilité Civile Professionnelle est une étape cruciale pour quiconque travaille à son compte. Mais le monde des polices d’assurance est un labyrinthe de clauses et de termes techniques. Parmi eux, deux concepts fondamentaux déterminent l’efficacité de notre couverture : Claims Made et Loss Occurrence. Comprendre la différence n’est pas seulement un exercice théorique, mais une décision stratégique qui peut protéger ou exposer notre patrimoine et notre sérénité professionnelle. Sur un marché, comme celui de l’Italie et de l’Europe, en constante évolution, le choix entre tradition et innovation devient central.

Imaginons que nous soyons un architecte. Des années après avoir achevé un bâtiment, une fissure structurelle entraîne une demande d’indemnisation. Quelle police interviendra ? Celle qui était active au moment de la construction ou celle en vigueur lorsque le client présente sa demande ? La réponse à cette question définit la frontière entre les deux formules. Cet article explorera en détail les deux régimes, en analysant le contexte réglementaire, les implications pratiques et en fournissant les outils pour un choix éclairé, adapté à chaque professionnel, du néophyte au plus expérimenté.

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Le régime « Loss Occurrence » : la tradition tournée vers le passé

Le modèle Loss Occurrence, ou « sur la base du fait dommageable », représente l’approche traditionnelle de l’assurance de responsabilité civile, fondée sur l’article 1917 du Code civil italien. Selon cette formule, la compagnie d’assurance couvre les dommages causés par une erreur professionnelle commise pendant la période de validité de la police, indépendamment du moment où la demande d’indemnisation est présentée. En pratique, l’événement qui déclenche la couverture est le « fait survenu » pendant la durée de l’assurance. Cela signifie qu’un professionnel pourrait recevoir une demande d’indemnisation des années après l’expiration du contrat, mais il sera tout de même protégé par la police qui était active au moment de l’erreur.

Pensez à la Loss Occurrence comme à une photographie : elle immortalise le moment où l’erreur a été commise. Si à cet instant vous étiez assuré, la couverture pour cet événement est garantie à vie, même des années plus tard.

Ce régime offre une certitude à toute épreuve : une fois la période d’assurance terminée, le professionnel sait qu’il a « cristallisé » la couverture pour tous les actes accomplis pendant cette période. Cependant, c’est précisément cette caractéristique qui a rendu les polices Loss Occurrence de plus en plus rares et coûteuses sur le marché de la RC Professionnelle. Les compagnies d’assurance se trouvaient exposées à des risques à « long-tail », c’est-à-dire des dommages qui se manifestent longtemps après le comportement fautif, rendant difficile le calcul des primes et des réserves. Aujourd’hui, ce modèle a presque disparu pour la RC professionnelle, bien qu’il subsiste dans d’autres domaines, comme celui de la Protection Juridique.

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Le régime « Claims Made » : l’innovation qui définit le présent

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Le régime Claims Made, ou « sur la base de la réclamation », a révolutionné le marché de l’assurance de la responsabilité professionnelle, devenant de fait la norme en Italie et en Europe. Contrairement au modèle traditionnel, ici, l’événement qui déclenche la couverture n’est pas l’erreur professionnelle, mais la demande d’indemnisation reçue par le professionnel. En termes simples, la police qui paie est celle en vigueur au moment où le client (ou un tiers) se manifeste pour demander des dommages et intérêts, à condition que l’erreur ait eu lieu dans une période de temps déterminée.

Ce modèle, importé du monde anglo-saxon, a été créé pour offrir une meilleure prévisibilité des coûts aux compagnies, en particulier pour les risques à long terme, comme ceux des secteurs de la santé ou de la construction. Pour le professionnel, le principal avantage réside dans des primes généralement plus abordables et une plus grande flexibilité. Par exemple, un travailleur indépendant qui démarre son activité peut souscrire une police Claims Made « pure » et obtenir une couverture même pour des erreurs commises avant la souscription, à condition qu’il n’en ait pas eu connaissance. Cependant, ce système introduit deux concepts cruciaux : la rétroactivité et la garantie subséquente, qui deviennent essentiels pour éviter de dangereux « trous » de couverture.

La clause Claims Made fonctionne comme un parapluie : elle ne vous protège que tant que vous le gardez ouvert (la police est active). Si vous arrêtez de payer et qu’une demande d’indemnisation arrive pour une erreur passée, vous n’êtes plus couvert, à moins d’avoir négocié une protection supplémentaire.

La validité de ces clauses a longtemps été débattue devant les tribunaux. Aujourd’hui, grâce à plusieurs arrêts de la Cour de cassation, le modèle Claims Made est considéré comme pleinement légitime, à condition qu’il ne crée pas un déséquilibre excessif au détriment de l’assuré. La clé est donc de bien comprendre et de bien négocier les conditions annexes.

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Le contexte italien : entre loi et arrêts de la Cour de cassation

En Italie, le passage du régime Loss Occurrence à celui de Claims Made n’a pas été seulement un choix commercial des compagnies, mais une évolution influencée par des lois et d’importants arrêts. L’introduction de l’obligation d’assurance pour de nombreuses professions en 2012 a accéléré la diffusion des polices Claims Made, qui dominent aujourd’hui le marché. Cette prédominance a soulevé des doutes sur leur validité, car elles semblaient déroger au principe de l’article 1917 du Code civil, qui lie la couverture au « fait survenu » pendant la période d’assurance.

Le débat est allé jusqu’à la Cour de cassation, qui, par plusieurs décisions, notamment celles des Chambres réunies (comme les arrêts n° 9140/2016 et n° 22437/2018), a clarifié la situation. Les juges ont établi que la clause Claims Made n’est pas en soi abusive ou nulle. Elle ne limite pas la responsabilité de l’assureur, mais définit l’objet même du contrat, c’est-à-dire qu’elle délimite le risque assuré. En pratique, les parties sont libres de choisir un modèle basé sur la demande d’indemnisation plutôt que sur l’événement dommageable.

Cependant, la Cour de cassation a posé des limites. Une clause Claims Made peut être déclarée nulle si, dans le cas concret, elle génère un déséquilibre contractuel significatif au détriment de l’assuré, le laissant de fait sans couverture réelle. Cela se produit, par exemple, si la police offre une rétroactivité trop courte ou inexistante, rendant la protection inefficace. La jurisprudence a donc fait passer ces clauses d’« atypiques » à « typiques », mais soumises à un contrôle d’adéquation pour protéger le professionnel et, par conséquent, ses clients.

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La clé de voûte : rétroactivité et garantie subséquente

Lorsque l’on choisit une police Claims Made, deux termes deviennent nos meilleurs alliés : rétroactivité et garantie subséquente. Les ignorer signifie s’exposer à des risques énormes. La rétroactivité étend la couverture aux erreurs professionnelles commises avant la date de souscription de la police, à condition que la demande d’indemnisation arrive lorsque le contrat est actif. Elle est fondamentale pour ceux qui changent d’assurance ou s’assurent pour la première fois après avoir déjà commencé à travailler. Une rétroactivité illimitée offre une tranquillité d’esprit maximale, couvrant tout l’historique professionnel passé.

La garantie subséquente (ou ultractivité) est l’exact opposé et est tout aussi vitale. Elle étend la couverture aux demandes d’indemnisation qui arrivent après la cessation de l’activité et l’expiration de la police, mais relatives à des erreurs commises lorsque l’on était assuré. Comme la loi italienne prévoit un délai de prescription pour la responsabilité professionnelle pouvant aller jusqu’à dix ans, mettre fin à son activité pour prendre sa retraite sans une couverture subséquente de dix ans équivaut à laisser son patrimoine exposé à de futures demandes d’indemnisation.

La rétroactivité et la garantie subséquente sont les ailes d’une police Claims Made. Sans elles, la couverture risque de ne pas décoller ou de s’écraser juste au moment où vous en avez le plus besoin : au début et à la fin de votre carrière.

La loi (comme la « Loi Gelli » pour les professions de la santé) a commencé à imposer des exigences minimales pour ces garanties, reconnaissant leur importance cruciale. Au moment de la souscription, il est essentiel de vérifier l’étendue de la rétroactivité offerte et de planifier l’achat d’une garantie subséquente adéquate, dont le coût s’élève généralement à un multiple de la dernière prime annuelle payée. Il ne suffit pas d’être assuré aujourd’hui ; il faut aussi protéger son hier et son demain.

Quelle clause choisir ? Conseils pour les professionnels

Le choix entre Loss Occurrence et Claims Made est aujourd’hui plus théorique que pratique, étant donné que le marché de la RC Professionnelle propose presque exclusivement des polices du second type. La vraie question devient donc : comment choisir la bonne police Claims Made ? La réponse dépend de divers facteurs, dont l’ancienneté professionnelle, le secteur d’activité et l’aversion au risque. Un jeune professionnel en début de carrière devrait viser une police avec une rétroactivité illimitée ou au moins égale aux années d’activité déjà exercées, pour couvrir d’éventuelles erreurs initiales.

Pour un professionnel établi qui change de compagnie, il est vital de garantir la continuité de l’assurance, en s’assurant que la nouvelle police couvre sans interruption le travail effectué précédemment. Dans ce scénario, la bonne gestion des éventuels sinistres passés et la transparence dans les déclarations précontractuelles sont fondamentales. Indépendamment de l’expérience, il est crucial d’évaluer attentivement le plafond de couverture, qui doit être adapté au volume d’affaires et aux risques spécifiques de sa profession, comme pour un expert-comptable qui appose des visas de conformité.

Enfin, penser à l’avenir est un devoir. À l’approche de la retraite, la priorité absolue doit être la négociation ou l’achat d’une garantie subséquente de dix ans. Cette clause est le seul bouclier qui protégera le patrimoine accumulé au cours d’une vie de travail contre des demandes d’indemnisation tardives. Les conseils d’un courtier d’assurance expérimenté peuvent faire la différence, en aidant à déchiffrer le jargon des polices et à construire une protection sur mesure, qui équilibre intelligemment et prudemment les coûts et les avantages.

Conclusions

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Le débat entre Claims Made et Loss Occurrence dans le paysage de la RC Professionnelle italienne s’est de fait résolu avec la prédominance du premier modèle. La formule traditionnelle Loss Occurrence, bien qu’offrant une certitude à long terme, est devenue une rareté en raison de son insoutenabilité économique pour les assureurs. Le régime Claims Made, plus flexible et moderne, s’est imposé comme la norme du marché, validé également par la jurisprudence de la Cour de cassation, qui en a reconnu la légitimité tout en soulignant la nécessité d’un équilibre contractuel.

Pour le professionnel d’aujourd’hui, le véritable défi n’est plus de choisir entre les deux régimes, mais de naviguer avec compétence au sein de l’offre Claims Made. La prise de conscience devient l’atout le plus précieux. Comprendre en profondeur la signification et l’importance de clauses comme la rétroactivité et la garantie subséquente est le seul moyen de construire une protection efficace, qui protège son travail passé, présent et futur. Une police n’est pas seulement un coût ou une obligation légale, mais un investissement stratégique dans sa propre sérénité et la sécurité de son patrimoine. Choisir avec soin, en s’informant et en faisant confiance à des conseillers experts, est le premier pas pour mieux travailler et dormir sur ses deux oreilles.

Questions fréquentes

En termes simples, quelle est la différence entre une police Claims Made et une police Loss Occurrence ?

La différence réside dans l’événement qui déclenche la couverture. La police **Loss Occurrence** (ou « sur la base du fait dommageable ») couvre les dommages causés par une erreur survenue pendant la période de validité du contrat, peu importe quand la demande d’indemnisation arrive. La police **Claims Made** (« sur la base de la réclamation »), en revanche, couvre les demandes d’indemnisation reçues pendant la période de validité du contrat, quel que soit le moment où l’erreur a été commise (à condition qu’elle soit incluse dans la période de rétroactivité). Aujourd’hui, pour les RC professionnelles, le modèle Claims Made est de loin le plus répandu.

La clause Claims Made est-elle légale en Italie ?

Oui, la clause Claims Made est considérée comme **légitime et légale** en Italie. La Cour de cassation s’est exprimée à plusieurs reprises, confirmant que ce modèle n’est pas contraire à la loi. Bien que le Code civil (art. 1917) décrive un modèle plus proche de la Loss Occurrence, les parties (assuré et compagnie) sont libres de convenir d’autres modalités. La clause, cependant, ne doit pas créer un déséquilibre excessif au détriment du professionnel. C’est pourquoi sa validité est souvent liée à la présence de garanties annexes, comme la rétroactivité.

Que sont la rétroactivité et la garantie subséquente dans une police Claims Made ?

Ce sont deux garanties essentielles pour rendre une police Claims Made complète. La **rétroactivité** étend la couverture aux erreurs professionnelles commises *avant* la date de souscription de la police, à condition que la demande d’indemnisation arrive pendant la période de validité du contrat et que le professionnel n’en ait pas eu connaissance. La **garantie subséquente** (ou « ultractivité ») étend la couverture aux demandes d’indemnisation qui arrivent *après* l’expiration de la police, pour des faits survenus lorsque l’assurance était active. Elle est fondamentale, par exemple, pour ceux qui cessent leur activité ou partent à la retraite.

Si je pars à la retraite ou si je change de travail, qu’advient-il de ma couverture Claims Made ?

C’est une situation critique pour quiconque possède une police Claims Made. Si vous cessez votre activité et ne renouvelez tout simplement pas votre police, **vous ne seriez pas couvert** pour d’éventuelles demandes d’indemnisation futures relatives à votre travail passé. Comme la Claims Made ne couvre que les réclamations reçues *pendant* la validité du contrat, la protection prend fin à son expiration. C’est pourquoi il est crucial d’activer une **garantie subséquente**, qui est une forme d’assurance conçue précisément pour couvrir une période déterminée (souvent 10 ans) après la cessation de l’activité professionnelle.

Au final, laquelle est la plus avantageuse pour le professionnel : Claims Made ou Loss Occurrence ?

Aujourd’hui, le choix est plus théorique que pratique. Le marché des assurances de Responsabilité Civile Professionnelle en Italie s’est presque entièrement tourné vers le modèle **Claims Made**. Trouver une police Loss Occurrence pour un professionnel est devenu très difficile. Le vrai choix pour le professionnel n’est donc pas *entre* les deux formules, mais de sélectionner la **meilleure police Claims Made possible**. Cela signifie rechercher un contrat avec une rétroactivité adéquate (voire illimitée), des plafonds suffisants et la possibilité d’activer une solide garantie subséquente au moment de la cessation d’activité.

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