Sylvain Kereneur condamné à 24 ans pour le meurtre de Karina

Sylvain Kereneur a été condamné à 24 ans de réclusion par la cour d'assises de la Martinique pour le meurtre de Karina Antunes Gama de Souza. Retour sur le verdict.

Publié le 10 Jan 2026
Mis à jour le 10 Jan 2026
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En Bref (TL;DR)

La cour d’assises de la Martinique a condamné Sylvain Kereneur à 24 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son ex-compagne Karina.

Les jurés ont rejeté la thèse de l’accident, convaincus par les preuves matérielles et la tentative de dissimulation du corps dans la forêt.

Ce verdict marque l’épilogue d’une affaire douloureuse, sanctionnant fermement le féminicide d’une jeune femme enceinte et soulageant enfin sa famille endeuillée.

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C’est l’épilogue d’une affaire qui a profondément marqué la Guyane et tenu en haleine la cour d’assises de la Martinique toute la semaine. Ce vendredi soir, le verdict est tombé dans une atmosphère lourde : Sylvain Kereneur a été condamné à 24 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son ex-compagne, Karina Antunes Gama de Souza. Les jurés ont suivi la quasi-totalité des réquisitions de l’avocat général, rejetant la thèse de l’accident mortel défendue par l’accusé.

Le procès, délocalisé à Fort-de-France pour assurer la sérénité des débats, a mis en lumière les zones d’ombre de cet homme de 39 ans, fils d’entrepreneurs aisés, et la fin tragique d’une jeune femme de 22 ans, enceinte au moment des faits. Ce verdict vient clore un chapitre douloureux pour la famille de la victime, présente tout au long des audiences.

Sylvain Kereneur au tribunal lors du verdict de la cour d'assises
Justice pour Karina : Sylvain Kereneur écope de 24 ans de prison après un procès sous tension en Martinique.

Un verdict proche des réquisitions

La cour d’assises de la Martinique a rendu sa décision après plusieurs heures de délibéré. Alors que l’avocat général avait requis 25 ans de prison, les jurés ont opté pour une peine de 24 ans, assortie d’une interdiction de détenir une arme et d’une privation des droits civiques pendant dix ans. Pour la justice, l’intention homicide ne faisait aucun doute, balayant ainsi la défense de Sylvain Kereneur qui plaidait les violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

L’accusé, resté impassible à l’énoncé du verdict, a maintenu jusqu’au bout sa version des faits : une dispute qui aurait mal tourné au domicile du couple à Cayenne, une tentative de faire taire les cris de Karina, et un décès accidentel par étouffement. Une version qui s’est heurtée aux éléments matériels et psychologiques présentés par l’accusation.

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Retour sur les faits : le drame de la crique Tibourou

Sylvain Kereneur condamné à 24 ans pour le meurtre de Karina - Infographie résumant
Infographie résumant l’article "Sylvain Kereneur condamné à 24 ans pour le meurtre de Karina"
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L’affaire remonte à mai 2020, en pleine crise sanitaire. Karina Antunes Gama de Souza, une jeune Franco-Brésilienne décrite comme solaire et ambitieuse, disparaît subitement. Ce qui commence comme une inquiétude familiale bascule rapidement dans la catégorie des faits divers tragiques lorsque son corps est découvert le 15 mai 2020, par une « chance inouïe » selon les enquêteurs, en contrebas d’un pont près de la crique Tibourou, non loin de Cacao en Guyane.

Les constatations de la police scientifique et des médecins légistes sont glaçantes : la victime est morte par suffocation mécanique. Plus accablant encore, des traces d’essence sont retrouvées sur ses vêtements, témoignant d’une tentative de brûler le corps pour effacer les preuves. L’autopsie révélera également que la jeune femme portait un fœtus de quelques semaines.

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« Un accident, on appelle les secours » : le basculement

Sylvain Kereneur condamné par la cour d'assises de Martinique
La cour d’assises condamne Sylvain Kereneur à 24 ans de réclusion pour le meurtre de son ex-compagne.
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C’est cette gestion de l’après-drame qui a pesé le plus lourd dans la balance de la justice. Durant le procès, l’avocat général a martelé une phrase qui a résonné dans la salle d’audience : « Un accident, on appelle les secours ; un meurtre, on cache le corps ». Cette logique implacable a mis à mal la stratégie de la défense.

Les enquêtes ont démontré que Sylvain Kereneur n’a jamais tenté de sauver sa compagne. Au contraire, il a transporté le corps, tenté de l’incendier, puis l’a abandonné dans la forêt amazonienne, espérant que la faune sauvage ferait disparaître la dépouille rapidement. Ce comportement, qualifié de froid et calculateur par les parties civiles, a été perçu comme la signature d’une volonté de supprimer l’autre, et non comme la panique d’un homme dépassé par un accident.

L’ombre du passé et les chocs de l’audience

Le procès a également été marqué par des moments de chocs émotionnels intenses, notamment lors de la projection des photos de la scène de crime. Mais c’est surtout le passé de l’accusé qui a plané sur les débats. Sylvain Kereneur avait déjà été suspecté dans une affaire similaire en 2006, concernant le meurtre d’une autre jeune femme, Camila, retrouvée brûlée. Il avait bénéficié d’un non-lieu en 2015.

Bien que jugé uniquement pour le meurtre de Karina, ce passé a inévitablement coloré la perception de sa personnalité, décrite par certains témoins comme possessive et colérique. Pour la famille de Karina, ce verdict de 24 ans est un soulagement, la reconnaissance officielle que leur fille n’a pas été victime d’un simple aléa, mais bien d’un crime.

Conclusion

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Avec cette condamnation à 24 ans de réclusion criminelle, la cour d’assises de la Martinique envoie un message de fermeté face aux féminicides. Si Sylvain Kereneur a la possibilité de se pourvoir en cassation, ce verdict marque pour l’heure l’aboutissement de près de six années de procédure et d’attente insoutenable pour les proches de Karina Antunes Gama de Souza.

Questions fréquemment posées

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Quelle est la condamnation prononcée contre Sylvain Kereneur ?

La cour d’assises de la Martinique a condamné Sylvain Kereneur à une peine de 24 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son ex-compagne. Cette sentence est assortie d’une interdiction de détenir une arme et d’une privation des droits civiques pendant dix ans. Les jurés ont suivi la quasi-totalité des réquisitions de l’avocat général qui demandait 25 ans, reconnaissant ainsi l’intention homicide.

Pourquoi la thèse de l’accident a-t-elle été écartée par la justice ?

Les jurés ont rejeté la version de l’accusé, qui plaidait une dispute ayant mal tourné, en raison de son comportement après le décès. L’accusation a démontré que l’absence d’appel aux secours, le transport du corps dans la forêt et la tentative de l’incendier prouvaient une volonté de dissimuler un crime plutôt que la panique liée à un accident. Comme l’a souligné le ministère public, on cache un corps lors d’un meurtre, mais on appelle les secours lors d’un accident.

Qui était Karina Antunes Gama de Souza ?

Karina était une jeune femme franco-brésilienne de 22 ans, décrite comme solaire et ambitieuse par ses proches. Au moment de sa disparition en mai 2020, elle était enceinte de quelques semaines. Son corps a été retrouvé en contrebas d’un pont près de la crique Tibourou en Guyane, portant des traces de suffocation et de brûlures causées par de l’essence.

Sylvain Kereneur avait-il des antécédents judiciaires similaires ?

Oui, le passé de l’accusé a plané sur les débats car il avait déjà été suspecté dans une affaire similaire remontant à 2006. Il s’agissait du meurtre d’une autre jeune femme prénommée Camila, retrouvée brûlée, pour lequel il avait finalement bénéficié d’un non-lieu en 2015. Bien que jugé uniquement pour le meurtre de Karina, cet antécédent a éclairé la cour sur sa personnalité.

Pourquoi le procès s’est-il déroulé en Martinique et non en Guyane ?

Le procès a été délocalisé à Fort-de-France en Martinique, alors que les faits se sont déroulés en Guyane. Cette décision judiciaire visait à garantir la sérénité des débats, l’affaire ayant profondément marqué l’opinion publique guyanaise. Ce dépaysement a permis de juger l’accusé loin de la pression locale et de l’émotion suscitée par la découverte du corps.

Francesco Zinghinì

Ingénieur et entrepreneur numérique, fondateur du projet TuttoSemplice. Sa vision est de briser les barrières entre l’utilisateur et l’information complexe, rendant des sujets comme la finance, la technologie et l’actualité économique enfin compréhensibles et utiles au quotidien.

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