Télétravail : Guide de vos droits et devoirs prévus par la loi

Vous êtes en télétravail ? Découvrez le guide complet de vos droits et devoirs. De la déconnexion à la sécurité, voici ce que prévoit la loi italienne pour vous protéger.

Publié le 25 Nov 2025
Mis à jour le 25 Nov 2025
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En Bref (TL;DR)

La loi italienne protège le travailleur en mode agile à travers une série de droits et de devoirs précis, allant de la sécurité au travail au droit fondamental à la déconnexion.

De l’égalité de traitement au droit à la déconnexion, la loi établit des garde-fous précis pour protéger ceux qui travaillent à distance.

De l’égalité de traitement économique au droit à la déconnexion, la réglementation définit des protections précises pour ceux qui travaillent à distance.

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Le télétravail, ou travail agile, est passé d’une solution d’urgence à une modalité de travail structurée et de plus en plus répandue dans le paysage italien. Cette évolution, accélérée par la pandémie, représente un point de rencontre entre la tradition de travail méditerranéenne et la poussée vers l’innovation, offrant flexibilité et nouvelles opportunités. Cependant, pour naviguer en toute sécurité dans ce nouveau monde du travail, il est fondamental de connaître en profondeur les droits et les devoirs consacrés par la loi. Comprendre le cadre réglementaire n’est pas seulement une protection, mais la condition préalable pour construire une relation de travail équilibrée, productive et satisfaisante tant pour l’employé que pour l’entreprise.

La réglementation italienne, avec la Loi n° 81/2017 comme pilier, a dessiné un modèle qui cherche à équilibrer autonomie et protection. Cet article offre un guide complet pour s’orienter parmi les règles du travail agile, de l’accord individuel au droit à la déconnexion, jusqu’aux aspects liés à la sécurité et à l’égalité de traitement. L’objectif est de fournir aux travailleurs et aux employeurs les outils pour saisir pleinement les bénéfices du télétravail, transformant une nécessité en un véritable levier de croissance et de bien-être.

Lavoratore in smart working al computer con un'icona della bilancia della giustizia a simboleggiare la legge.
Lavorare da remoto offre flessibilità, ma è fondamentale conoscere i propri diritti. Approfondisci cosa dice la legge per tutelare il tuo lavoro agile.

Qu’est-ce que le travail agile (Smart Working) selon la loi italienne

La loi italienne définit le *smart working*, ou « travail agile », comme une modalité spécifique d’exécution du contrat de travail salarié. Sa caractéristique principale, consacrée par la Loi n° 81/2017, est l’absence de contraintes rigides d’horaire ou de lieu de travail. La prestation de travail est exécutée en partie dans les locaux de l’entreprise et en partie à l’extérieur, sans poste de travail fixe. Cette modalité repose sur une organisation par phases, cycles et objectifs, établie par un accord entre les parties. Il est important de ne pas confondre le travail agile avec le télétravail classique, qui implique un poste de travail fixe en dehors de l’entreprise. Le travail agile, en revanche, promeut une flexibilité organisationnelle conçue pour augmenter la productivité et favoriser la conciliation entre vie professionnelle et vie privée.

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L’accord individuel : la clé de voûte du travail agile

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Le passage au travail agile n’est pas automatique mais repose sur une condition essentielle : l’accord individuel écrit entre l’employeur et l’employé. Ce document est le pilier qui régit la prestation en mode agile et sa signature est une obligation légale, dont l’absence peut entraîner des sanctions. L’accord doit définir avec précision plusieurs éléments cruciaux pour le bon déroulement de la relation. Parmi ceux-ci, la durée (à durée déterminée ou indéterminée), les modalités d’alternance entre le travail en présentiel et à distance, et les outils technologiques fournis. De plus, il doit régir l’exercice du pouvoir de contrôle de l’employeur, toujours dans le respect de la vie privée du travailleur, et les conduites pouvant entraîner des sanctions disciplinaires. Enfin, un point fondamental est la définition des temps de repos et des mesures techniques et organisationnelles pour garantir le droit à la déconnexion.

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Les droits fondamentaux du travailleur agile

Travailler en mode agile ne signifie pas avoir moins de protections. La réglementation italienne, en accord avec les principes européens, établit une série de droits fondamentaux pour garantir que le travailleur agile ne soit pas désavantagé par rapport à ses collègues qui travaillent sur site. Ces droits vont de l’égalité de traitement économique à la protection de la santé, jusqu’à la garantie d’un équilibre sain entre vie professionnelle et vie privée.

Droit à l’égalité de traitement

L’un des principes cardinaux du travail agile est le droit à l’égalité de traitement. Le travailleur agile a droit à un traitement économique et normatif non inférieur à celui appliqué aux collègues qui effectuent les mêmes tâches exclusivement dans l’entreprise. Cela signifie que le salaire, les échelons d’ancienneté, les primes de résultat et tout autre élément de la rémunération doivent être les mêmes. L’égalité s’étend également aux aspects normatifs, comme l’accès à la formation, aux opportunités de carrière et aux avantages sociaux, y compris les titres-restaurant, si prévus par la convention collective. L’objectif est d’éviter les discriminations et de garantir que la flexibilité ne se traduise pas par une détérioration des conditions de travail.

Droit à la déconnexion : entre travail et vie privée

Le droit à la déconnexion est une protection cruciale pour le travailleur agile, dont la frontière entre vie professionnelle et vie privée peut devenir floue. Ce droit consiste en la possibilité de ne pas répondre aux e-mails, appels téléphoniques ou messages professionnels en dehors des horaires établis, sans subir de conséquences négatives. La Loi 81/2017 et le Protocole National sur le travail agile confient à l’accord individuel la tâche de définir les mesures techniques et organisationnelles nécessaires pour assurer la déconnexion. Établir une « plage de déconnexion » est fondamental pour prévenir le stress et le burn-out, en garantissant le respect des temps de repos. C’est une étape essentielle pour promouvoir une culture du travail basée sur les résultats et non sur la disponibilité constante, un aspect qui peut être amélioré avec des pratiques de détox digitale pour augmenter la productivité.

Santé et sécurité au travail à distance

Même en travaillant depuis la maison, la santé et la sécurité restent une responsabilité de l’employeur. Selon le D.Lgs. 81/08, l’employeur doit garantir la même protection que celle prévue pour ceux qui travaillent dans les locaux de l’entreprise. L’une des obligations principales est de fournir au travailleur et au Représentant des Travailleurs pour la Sécurité (RLS), au moins une fois par an, une note d’information écrite sur les risques généraux et spécifiques liés au travail agile. Le travailleur, de son côté, a le devoir de coopérer pour mettre en œuvre les mesures de prévention. Cela inclut l’adoption d’un poste de travail ergonomique pour prévenir les troubles musculo-squelettiques. De plus, le travailleur agile a droit à une protection complète de l’assurance INAIL contre les accidents du travail et les maladies professionnelles, y compris les accidents de trajet survenus entre le domicile et le lieu choisi pour travailler.

Le droit à la formation et à l’apprentissage

Travailler à distance ne doit pas signifier être isolé des parcours de développement professionnel. Les travailleurs agiles ont le même droit à la formation que leurs collègues en présentiel. L’employeur est tenu de garantir l’accès à des opportunités d’apprentissage et de mise à jour continue pour maintenir et développer les compétences professionnelles. Ce droit est crucial pour ne pas créer de fossés au sein de l’entreprise et pour assurer que tous les employés, quelle que soit leur modalité de travail, puissent progresser dans leur carrière. Investir dans des parcours de reskilling et upskilling est une stratégie gagnante tant pour le travailleur, qui valorise son profil, que pour l’entreprise, qui peut compter sur une équipe toujours qualifiée et en phase avec les évolutions du marché.

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Les devoirs du travailleur en mode agile

À la flexibilité et à l’autonomie accordées par le travail agile correspondent des devoirs spécifiques pour le travailleur. Le premier est l’obligation de diligence et de confidentialité. Même à distance, l’employé doit exécuter sa prestation avec le même soin et la même attention qu’au bureau, en protégeant les données et les informations de l’entreprise auxquelles il a accès. Un autre devoir fondamental concerne l’utilisation correcte des outils de travail fournis par l’entreprise, qui doivent être utilisés exclusivement pour l’activité professionnelle. Le travailleur a également l’obligation de coopérer activement à la mise en œuvre des mesures de prévention pour la santé et la sécurité, en signalant les risques éventuels. Enfin, la protection des données est un aspect crucial : il est de la responsabilité du travailleur de suivre les politiques de l’entreprise pour garantir la sécurité des informations traitées à distance.

Le travail agile en Europe : l’Italie en comparaison

Dans le contexte européen, le travail agile n’est pas réglementé par une directive unique, mais par un ensemble de principes communs et de réglementations nationales. L’Italie, avec sa législation, se situe dans une position intermédiaire, cherchant à allier flexibilité et protections solides pour les travailleurs. Des pays comme la Finlande affichent des taux d’adoption du travail agile bien plus élevés que la moyenne de l’UE, ce qui témoigne d’une approche culturelle plus consolidée. En Italie, en revanche, on observe un écart entre les grandes entreprises, plus enclines à mettre en œuvre des modèles de travail flexibles, et les PME, souvent plus réticentes. Les données d’Eurostat de 2023 montrent que le pourcentage de travailleurs agiles en Italie (4,4 %) est inférieur à la moyenne européenne (9 %). Cette différence n’est pas seulement réglementaire, mais culturelle : le défi pour le marché italien est de surmonter la culture traditionnelle du « présentéisme » pour adopter un modèle basé sur la confiance et l’atteinte des objectifs, une véritable rencontre entre tradition et innovation.

Conclusion

disegno di un ragazzo seduto a gambe incrociate con un laptop sulle gambe che trae le conclusioni di tutto quello che si è scritto finora

Le travail agile représente une transformation profonde du monde du travail, une opportunité d’innovation qui doit être gouvernée par des règles claires pour exprimer pleinement son potentiel. La réglementation italienne, axée sur la Loi 81/2017 et le Protocole National, fournit une base solide pour garantir un équilibre entre flexibilité et protections. Des droits tels que l’égalité de traitement, la déconnexion, la sécurité et la formation sont des piliers incontournables qui protègent le travailleur agile. En même temps, des devoirs comme la diligence et la protection des données assurent la pérennité du modèle pour les entreprises. L’élément clé reste l’accord individuel, un outil essentiel pour personnaliser les règles et construire une relation basée sur la confiance et la transparence. En regardant vers l’avenir, le véritable défi sera culturel : dépasser la mentalité du contrôle pour embrasser celle de la responsabilité et des résultats, rendant le travail agile non seulement « intelligent », mais aussi équitable et productif pour tous.

Questions fréquentes

Mon employeur peut-il m’obliger à passer en télétravail ?

Non, le travail agile (*smart working*) repose toujours sur un accord volontaire entre vous et votre employeur. La loi italienne (Loi n° 81/2017) prévoit que cette modalité de travail soit le fruit d’une entente formalisée par un accord individuel écrit. Un éventuel refus de votre part ne peut être un motif de licenciement ou de sanction disciplinaire. L’accord est fondamental car il définit tous les aspects du travail agile, comme la durée, l’alternance entre bureau et télétravail, les horaires et le droit à la déconnexion.

Que se passe-t-il si j’ai un accident en travaillant à la maison ?

Si vous avez un accident en travaillant depuis chez vous, vous avez droit à la même couverture d’assurance de l’INAIL que celle prévue pour ceux qui travaillent au bureau. L’important est que l’accident se soit produit pendant l’exercice de vos fonctions professionnelles. La loi (art. 23 de la Loi 81/2017) étend la couverture également aux accidents survenus sur le trajet entre votre domicile et le lieu que vous avez choisi pour travailler, s’il est différent de votre domicile. Il est du devoir de l’employeur de vous informer des risques spécifiques liés au travail agile et des mesures de prévention à adopter.

Dois-je être toujours joignable en télétravail ? Qu’est-ce que le droit à la déconnexion ?

Non, vous ne devez pas être toujours joignable. Vous avez droit à la déconnexion, c’est-à-dire le droit de ne pas répondre aux e-mails, appels téléphoniques ou messages professionnels en dehors des horaires de travail établis. Ce droit est une mesure fondamentale pour protéger votre temps de repos et prévenir le stress lié à l’hyperconnexion. L’accord individuel de travail agile doit spécifier vos temps de repos et les plages horaires pendant lesquelles vous êtes tenu de travailler, garantissant ainsi la déconnexion.

Qui doit fournir l’ordinateur et payer la connexion Internet ?

En règle générale, c’est à l’employeur de fournir les outils technologiques nécessaires pour travailler, comme l’ordinateur et les logiciels, en garantissant également leur sécurité et leur maintenance. Cependant, l’accord individuel ou la convention collective peut prévoir des solutions différentes. Par exemple, il peut être convenu d’utiliser les outils personnels du travailleur en échange d’une indemnité ou d’un remboursement de frais. Si l’employeur ne fournit pas les outils nécessaires, vous pouvez refuser de travailler en mode agile.

En télétravail, ai-je les mêmes droits que ceux qui travaillent au bureau ?

Oui, la loi garantit l’égalité de traitement économique et normatif entre les travailleurs agiles et ceux qui effectuent les mêmes tâches dans l’entreprise. Cela signifie que vous avez droit à la même rémunération, aux mêmes échelons d’ancienneté, aux titres-restaurant (si prévus par la convention collective), aux congés, aux permissions et aux mêmes opportunités de formation et de développement professionnel que vos collègues en présentiel.

Francesco Zinghinì

Ingénieur et entrepreneur numérique, fondateur du projet TuttoSemplice. Sa vision est de briser les barrières entre l’utilisateur et l’information complexe, rendant des sujets comme la finance, la technologie et l’actualité économique enfin compréhensibles et utiles au quotidien.

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