En Bref (TL;DR)
Quatre jours après le passage dévastateur de la tempête Goretti, 23 000 foyers normands demeurent privés d’électricité malgré les efforts des techniciens.
La situation est aggravée par un dysfonctionnement du système FR-Alert qui continue d’envoyer des notifications erronées aux habitants de la région.
Avec des rafales records atteignant 161 km/h, cet épisode violent relance le débat sur l’adaptation des infrastructures au changement climatique.
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Ce lundi 12 janvier 2026, à 21h35, la Normandie porte encore les stigmates de la violence des éléments. Quatre jours après le passage dévastateur de la tempête Goretti, qui a balayé le quart nord-ouest de la France dans la nuit du 8 au 9 janvier, la situation reste critique pour des milliers d’habitants. Alors que la nuit est tombée sur la région, 23 000 foyers sont toujours privés d’électricité, plongeant de nombreuses communes rurales de la Manche, du Calvados et de l’Orne dans l’obscurité et le froid.
Si les services de secours et les techniciens sont à pied d’œuvre sans relâche depuis vendredi matin, l’ampleur des dégâts sur le réseau de distribution complique considérablement les opérations de rétablissement. À cette crise énergétique s’ajoute une confusion technologique inattendue : le système d’alerte aux populations FR-Alert connaît des dysfonctionnements majeurs, continuant de sonner sur les téléphones de nombreux Normands bien après la fin de l’alerte rouge.

Un réseau électrique en souffrance
Le bilan communiqué ce soir reste lourd. Selon les derniers chiffres relayés par Ouest-France, ce sont encore 23 000 clients qui attendent le retour du courant. Ce chiffre, bien qu’en baisse par rapport au pic de la crise où plus de 100 000 foyers étaient impactés, témoigne de la sévérité de l’épisode. Les départements de la Manche et du Calvados sont particulièrement touchés, les chutes d’arbres ayant endommagé des lignes haute et basse tension dans des zones parfois difficiles d’accès.
D’après les informations fournies par Enedis, plus de 500 techniciens, épaulés par des renforts venus d’autres régions épargnées, sont mobilisés sur le terrain. Le gestionnaire du réseau appelle à la plus grande prudence, rappelant qu’il ne faut en aucun cas toucher aux câbles tombés à terre, ces derniers pouvant être encore sous tension. Le retour à la normale pour l’ensemble des abonnés pourrait prendre encore plusieurs jours dans les secteurs les plus isolés.
Des records de vent et des images impressionnantes

La tempête Goretti restera dans les annales météorologiques de la région. Météo-France a relevé des valeurs exceptionnelles lors du pic de l’événement. Une rafale record de 161 km/h a été enregistrée à Cherbourg, surpassant les mesures de la tempête d’octobre 1987. Dans les terres, les vents ont fréquemment dépassé les 110 km/h, causant des dégâts structurels importants sur les toitures et la végétation.
Les témoignages visuels de la puissance de la nature sont saisissants. Selon 20 Minutes, qui a compilé des images amateurs et professionnelles, le littoral a fait face à des « vagues monstrueuses », certaines atteignant plus de 8 mètres à la bouée des Pierres Noires. Le média décrit également des paysages marqués par des « arbres décapités » et des infrastructures littorales malmenées par la houle, illustrant la force cinétique phénoménale déployée par ce système dépressionnaire.
L’imbroglio FR-Alert : quand la technologie s’emballe

Au stress de la coupure électrique s’ajoute, pour de nombreux habitants, une anxiété générée par la technologie. Depuis ce matin, le dispositif FR-Alert, conçu pour prévenir les populations d’un danger imminent via une notification sonore stridente sur mobile, connaît un bug technique. Alors que la vigilance rouge est levée depuis longtemps, des milliers de Normands continuent de recevoir des messages d’alerte, créant confusion et agacement.
La Préfecture a dû communiquer en urgence pour rassurer la population. Selon les autorités, il s’agit d’un « dysfonctionnement technique temporaire » qui entraîne la répétition de l’alerte initiale. Ce bug n’indique aucun nouveau péril météorologique. Les services de l’État travaillent actuellement avec les opérateurs téléphoniques pour stopper ces envois intempestifs qui, paradoxalement, pourraient nuire à la crédibilité du système lors de futures crises réelles.
Le contexte climatique en question
La succession d’événements météorologiques extrêmes, comme la tempête Ciarán en 2023 et désormais Goretti en ce début d’année 2026, relance inévitablement le débat sur le climat. Si chaque tempête est un phénomène météo distinct, leur intensité et les dommages associés interrogent sur la résilience de nos infrastructures face au réchauffement global.
Les experts en écologie et en climatologie soulignent que si le lien direct entre le changement climatique et la fréquence des tempêtes en Europe de l’Ouest reste complexe à établir formellement, l’intensité des précipitations et la hausse du niveau de la mer (aggravant les submersions côtières) sont des marqueurs clairs d’un environnement en mutation. La gestion des forêts, la sécurisation du réseau électrique et l’aménagement du littoral devront s’adapter à cette nouvelle donne où la nature se montre de plus en plus imprévisible.
Conclusion

En cette soirée du 12 janvier, la priorité reste la sécurité des personnes et le rétablissement des services essentiels. La solidarité joue à plein dans les communes rurales normandes, où les voisins s’organisent pour aider les plus vulnérables privés de chauffage. Alors que les équipes d’intervention s’apprêtent à passer une nouvelle nuit de labeur pour reconnecter le réseau, la tempête Goretti laissera, au-delà des dégâts matériels, le souvenir d’un avertissement sérieux sur notre dépendance aux infrastructures énergétiques face aux colères du climat.
Questions fréquemment posées

Le retour à la normale pourrait prendre encore plusieurs jours pour les secteurs les plus isolés, malgré la mobilisation de plus de 500 techniciens sur le terrain. Actuellement, environ 23 000 foyers restent privés de courant, principalement dans la Manche, le Calvados et l Orne, en raison des dégâts importants sur le réseau de distribution.
La réception continue de ces messages est due à un bug technique du système d alerte aux populations et ne signale aucun nouveau danger météorologique. La Préfecture a confirmé qu il s agit d un dysfonctionnement et travaille activement avec les opérateurs téléphoniques pour stopper ces envois intempestifs qui surviennent après la levée de la vigilance rouge.
Météo-France a relevé des valeurs historiques, notamment une rafale record de 161 km/h à Cherbourg, surpassant les mesures de la tempête de 1987. À l intérieur des terres, les vents ont fréquemment dépassé les 110 km/h, causant des dommages structurels majeurs aux toitures et à la végétation.
Il est impératif de ne jamais toucher aux câbles tombés au sol, car ils peuvent être encore sous tension et présenter un risque d électrocution mortel. Enedis recommande de garder ses distances et de signaler immédiatement la localisation du danger aux services de secours ou au gestionnaire du réseau.
Les départements de la Manche et du Calvados sont les plus impactés, subissant à la fois des vents violents et des vagues dépassant les 8 mètres sur le littoral. Les zones rurales de ces départements, ainsi que celles de l Orne, concentrent la majorité des coupures d électricité dues aux chutes d arbres sur les lignes haute et basse tension.
Sources et Approfondissements
- Le dispositif d’alerte aux populations FR-Alert (Ministère de l’Intérieur)
- Carte de vigilance météorologique officielle (Météo-France)
- Informations sur les risques de tempêtes (Ministère de la Transition écologique)
- Site des services de l’État dans la Manche (Préfecture)
- Contexte : Article Wikipédia sur la tempête Ciarán (citée en comparaison)

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