En Bref (TL;DR)
Thomas Coville et son équipage ont doublé le cap Horn avec onze heures d’avance sur le record actuel du Trophée Jules Verne.
L’équipe a également pulvérisé le record de traversée du Pacifique en seulement sept jours et douze heures grâce à une vitesse exceptionnelle.
La difficile remontée de l’Atlantique vers Brest sera désormais cruciale pour espérer franchir la ligne d’arrivée victorieux avant le 25 janvier.
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C’est un exploit majuscule que viennent de signer Thomas Coville et ses six équipiers au cœur de la nuit australe. Dans une obscurité d’encre, balayée par les vents hurlants des 50e Hurlants, le maxi-trimaran Sodebo Ultim 3 a doublé le mythique cap Horn ce dimanche 11 janvier 2026 à 01h47 (heure française). Une délivrance pour les marins, mais surtout un coup de maître stratégique : ils comptent désormais 10 heures et 59 minutes d’avance sur le tableau de marche du record actuel détenu par Francis Joyon depuis 2017.
Alors que l’actualité sportive traditionnelle se focalise souvent sur les résultats du week-end en football, les exploits sur les courts de tennis ou l’intensité des parquets de basket, c’est bien dans les mers du Sud, loin de tout stade et de tout public, que s’écrit la plus belle page de compétition de ce début d’année. Après 26 jours, 4 heures et 46 minutes de mer depuis leur départ d’Ouessant le 15 décembre dernier, les hommes de Coville ne se contentent pas d’être dans les temps : ils imposent un rythme infernal à ce tour du monde.
L’ambiance à bord, décrite comme électrique et concentrée, témoigne de l’enjeu. Ce passage du Horn ne marque pas seulement la fin des mers du Sud, souvent synonymes de danger extrême et de fatigue accumulée, mais le début de la remontée vers la maison. Avec ce chrono canon, l’espoir de faire tomber la barre mythique des 40 jours n’a jamais été aussi vivace.

Un Pacifique avalé à vitesse grand V
Si l’avance au cap Horn est significative, c’est grâce à une traversée de l’océan Pacifique d’anthologie. Selon les données officielles communiquées par l’équipe, Sodebo Ultim 3 a avalé cette immensité liquide en seulement 7 jours, 12 heures et 12 minutes. C’est un nouveau record absolu pour ce tronçon, effaçant des tablettes la précédente marque de François Gabart établie en 2017 de plus de trois heures.
« Ce sont des moments rares », a confié Thomas Coville dans une vidéo envoyée du bord quelques instants après le passage du « rocher noir ». Pour le skipper, qui franchit ce cap pour la douzième fois de sa carrière, l’émotion reste intacte. Mais pour ses six coéquipiers — Benjamin Schwartz, Nicolas Troussel, Frédéric Denis, Guillaume Pirouelle, Pierre Leboucher et Léonard Legrand — c’est une première. Ils entrent désormais dans le cercle très fermé des « cap-horniers », un titre honorifique qui transforme un athlète de haut niveau en véritable loup de mer.
Une avance précieuse mais fragile

Posséder près de 11 heures d’avance sur IDEC Sport est un luxe, mais dans l’échelle du Trophée Jules Verne, c’est une marge infime. Pour rappel, Francis Joyon avait réalisé une remontée de l’Atlantique fulgurante en 2017. L’équipage de Sodebo sait donc que la bataille est loin d’être gagnée. La gestion du matériel, mis à rude épreuve après près d’un mois de navigation à des vitesses moyennes dépassant souvent les 35 nœuds, sera la clé des prochains jours.
La stratégie météo pour la remontée de l’Atlantique Sud s’annonce d’ores et déjà complexe. Les modèles prévoient des zones de vents instables au large de l’Argentine, ce qui pourrait contraindre l’équipage à des manœuvres coûteuses en énergie. Chaque mille gagné dans le Grand Sud peut être perdu en quelques heures de « pétole » (absence de vent) près de l’équateur. La vigilance est donc maximale à la table à cartes, où Benjamin Schwartz et Thomas Coville scrutent les fichiers météo pour trouver le chemin optimal.
L’objectif : Brest avant le 25 janvier

Le compte à rebours tourne impitoyablement. Pour s’emparer du Trophée Jules Verne et inscrire leurs noms dans la légende de la voile, l’équipage doit couper la ligne d’arrivée au large d’Ouessant avant le 25 janvier 2026 à 20h31 et 35 secondes. Il leur reste donc un peu moins de 14 jours pour parcourir les quelque 7 000 milles théoriques qui les séparent de la Bretagne.
La performance physique requise pour maintenir ces géants des mers à 100% de leur potentiel est comparable à celle d’un marathonien qui devrait sprinter en permanence. Chaque manœuvre pour changer de voile ou prendre un ris nécessite une coordination parfaite et une force brute, rappelant l’intensité d’une mêlée de rugby ou d’un match de basket de haut niveau. Sauf qu’ici, il n’y a ni mi-temps, ni remplaçants.
Conclusion

En franchissant le cap Horn avec une avance substantielle et un nouveau record du Pacifique en poche, Thomas Coville et son commando ont rempli la première partie de leur contrat avec brio. Le Sodebo Ultim 3 a prouvé qu’il était une machine redoutable, capable de rivaliser avec les temps légendaires de Joyon. Mais la route est encore longue et semée d’embûches jusqu’à Brest. La France du sport retient son souffle : le record des 40 jours est plus que jamais à portée d’étrave.
Questions fréquemment posées

Le maxi-trimaran mené par Thomas Coville a franchi le cap Horn avec une avance significative de 10 heures et 59 minutes sur le record actuel détenu par Francis Joyon. Ce passage, effectué le 11 janvier 2026, marque un point stratégique crucial dans leur tentative de tour du monde, validant une vitesse moyenne exceptionnelle dans les mers du Sud.
L’équipage de Sodebo Ultim 3 a signé un exploit historique en traversant l’océan Pacifique en seulement 7 jours, 12 heures et 12 minutes. Cette performance efface des tablettes la précédente marque de François Gabart datant de 2017, confirmant la capacité du navire à maintenir des cadences infernales sur la durée.
Pour battre le record absolu et inscrire son nom au palmarès, le trimaran doit impérativement couper la ligne d’arrivée au large d’Ouessant avant le 25 janvier 2026 à 20h31. Il reste donc moins de deux semaines aux marins pour remonter l’Atlantique et parcourir les 7000 milles restants sans perdre leur précieuse avance.
Après l’euphorie du Grand Sud, l’équipage doit affronter une météo complexe avec des zones de vents instables au large de l’Argentine et le passage délicat de l’équateur. La gestion de la fatigue humaine et de l’usure du matériel, mis à rude épreuve après un mois de navigation à haute vitesse, sera déterminante pour la réussite finale.
Outre le skipper Thomas Coville, le bord compte six équipiers de talent dont Benjamin Schwartz, Nicolas Troussel et Frédéric Denis. Pour ces marins, le franchissement du Horn représente une étape symbolique majeure, leur conférant le statut prestigieux de cap-horniers tout en soudant le groupe pour le sprint final vers la Bretagne.
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