Vendre une maison en indivision : comment partager l’argent ?

Découvrez comment vendre une maison en indivision et partager le produit de la vente entre conjoints ou concubins. Le guide complet pour rembourser le prêt et répartir les liquidités.

Publié le 04 Déc 2025
Mis à jour le 05 Déc 2025
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En Bref (TL;DR)

Vendre une maison en indivision est une opération qui nécessite de rembourser le prêt résiduel éventuel et de partager les liquidités restantes entre les partenaires selon leurs quotes-parts de propriété.

Approfondissons comment gérer le remboursement d’un éventuel prêt et comment répartir correctement les liquidités restantes.

Découvrez comment rembourser le prêt résiduel éventuel et comment répartir correctement les liquidités restantes entre les partenaires.

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Vendre la maison familiale est une étape cruciale dans la vie d’un couple, qu’il soit uni par les liens du mariage ou par une union de fait. Cette décision, souvent liée à de nouveaux projets ou à la fin d’un parcours commun, entraîne des implications émotionnelles, mais surtout juridiques et financières. Le partage du produit de la vente est au cœur du problème et exige clarté, accord et une connaissance approfondie des réglementations en vigueur. Aborder ce processus en toute conscience permet de gérer la transition de manière équitable et transparente, en protégeant les intérêts des deux partenaires et en transformant un conflit potentiel en une opportunité de clore un chapitre sereinement.

La procédure varie sensiblement en fonction du lien juridique entre les partenaires et du régime matrimonial adopté. Pour les conjoints, la distinction entre la communauté et la séparation de biens est fondamentale. Pour les concubins, en revanche, les quotes-parts de propriété indiquées dans l’acte d’achat deviennent cruciales. Comprendre ces différences est la première étape pour naviguer dans les complexités de la vente et s’assurer que le partage du gain reflète correctement les droits et les contributions de chacun.

Des mains s'échangeant les clés d'une maison au-dessus d'un contrat, symbolisant l'accord de vente et le partage des biens.
La vente d’un bien immobilier partagé est une étape importante. Découvrez comment gérer le partage du produit de la vente de manière équitable et conforme à la loi pour éviter les conflits futurs.

La propriété de la maison : les fondements juridiques

Lors de l’achat d’un bien immobilier en couple, la base de tout est l’acte de vente, le document notarié qui atteste qui sont les propriétaires et selon quelles quotes-parts. Pour les couples mariés, le régime matrimonial choisi entre en jeu. En l’absence d’un choix différent, la communauté légale de biens s’applique automatiquement. Sous ce régime, tous les achats effectués après le mariage, y compris la maison, appartiennent aux deux conjoints à 50 %, même si l’acte est au nom d’un seul d’entre eux. L’alternative est la séparation de biens, où chaque conjoint reste propriétaire exclusif des biens qu’il acquiert individuellement.

Pour les concubins (union de fait), la situation est plus simple : la propriété est déterminée exclusivement par ce qui est indiqué dans l’acte d’achat. Si le bien est en indivision, les quotes-parts de propriété (généralement 50 % chacun) sont spécifiées dans l’acte notarié. Cette différence est cruciale, car en l’absence de lien matrimonial, il n’existe pas de régime légal automatique régissant la propriété. La culture méditerranéenne, et en particulier italienne, considère la maison comme le cœur de la famille, un investissement pour la vie. Cependant, les dynamiques sociales modernes exigent une plus grande attention aux outils juridiques pour protéger les individus au sein du couple.

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Le processus de vente : un parcours à deux

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Pour vendre un bien immobilier en indivision, le consentement de tous les propriétaires est nécessaire. La décision doit être unanime ; il n’est pas possible de procéder si ne serait-ce qu’un des partenaires est contre. Une fois l’accord trouvé, le parcours suit les étapes d’une vente normale : évaluation du bien, mandat à une agence, acceptation d’une offre d’achat, signature du compromis de vente et, enfin, l’acte notarié. Durant ce processus, le notaire joue un rôle de garant, en vérifiant la légitimité de la propriété et la conformité de tous les documents.

Mais que se passe-t-il si aucun accord n’est trouvé ? Si un copropriétaire s’oppose à la vente, la seule voie pour débloquer la situation est la voie judiciaire. Celui qui souhaite vendre peut s’adresser au tribunal pour demander la division judiciaire du bien. Le juge évaluera si le bien peut être divisé en nature (par exemple, une villa jumelée). Si cela n’est pas possible, comme dans le cas d’un appartement, le juge peut ordonner la vente forcée du bien aux enchères, le produit de la vente étant ensuite partagé entre les copropriétaires en fonction de leurs quotes-parts. Cette solution, bien qu’efficace, entraîne des délais longs et des coûts importants, ainsi qu’une probable dépréciation du bien.

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Rembourser le prêt immobilier : la première étape après l’acte de vente

Si la maison est grevée d’un prêt immobilier en commun, son remboursement est une priorité absolue au moment de la vente. Les deux partenaires sont solidairement responsables de la dette envers la banque, ce qui signifie que l’établissement de crédit peut exiger le paiement intégral à chacun d’eux. La solution la plus courante et la plus sûre consiste à utiliser une partie du produit de la vente pour solder intégralement la dette restante. Cette opération est généralement gérée par le notaire le jour même de l’acte de vente. Le notaire retient la somme nécessaire, la verse à la banque pour le compte des vendeurs et obtient la quittance de remboursement, libérant ainsi le bien de toute hypothèque.

Il existe des alternatives, bien que plus complexes. L’une d’elles est la reprise du prêt immobilier par l’acheteur, qui s’engage à reprendre le financement existant. Cette option nécessite cependant le consentement explicite de la banque, qui évaluera la solvabilité du nouveau débiteur. Une autre possibilité, en cas de séparation, est que l’un des deux partenaires reprenne la totalité du prêt, devenant ainsi l’unique propriétaire du bien. Dans tous les cas, il est essentiel de planifier soigneusement comment vendre une maison avec un prêt en cours et éventuellement de calculer le capital restant dû pour avoir une vision financière claire.

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Le partage du produit de la vente : comment répartir le gain ?

Une fois le prêt remboursé et toutes les dépenses liées à la vente payées (frais d’agence, impôts, frais de notaire), vient le moment crucial : le partage du produit net de la vente. La règle générale est simple : la somme restante est partagée entre les propriétaires en fonction des quotes-parts de propriété indiquées dans l’acte de vente. Si la maison était en indivision à 50/50, le gain sera partagé en deux parts égales. Si les quotes-parts étaient différentes, par exemple 70/30, le partage suivra la même proportion. Ce principe s’applique aussi bien aux conjoints en séparation de biens qu’aux concubins.

Un aspect fiscal à ne pas sous-estimer est la possible plus-value immobilière sur la vente. Une plus-value imposable est générée lorsqu’un bien immobilier est revendu à un prix supérieur à celui de l’achat dans un délai de cinq ans. L’imposition ne s’applique pas si le bien a été utilisé comme résidence principale pendant la majeure partie du temps ou s’il a été reçu par succession. Si la plus-value est imposable, les propriétaires peuvent choisir entre l’imposition ordinaire à l’impôt sur le revenu ou un impôt forfaitaire de 26 %, à verser par l’intermédiaire du notaire au moment de l’acte de vente.

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Tradition et Innovation : de nouveaux accords pour les couples modernes

Le modèle traditionnel de la famille italienne, fondé sur le mariage en communauté de biens, reflétait une vision unitaire du patrimoine. La maison était le bien de la famille, et son partage à 50/50 était la conséquence naturelle de ce pacte. Cependant, la société a évolué. Les couples modernes, en particulier les concubins, recherchent de plus en plus des outils innovants pour régir leurs rapports patrimoniaux avec plus de flexibilité et de transparence, en protégeant les contributions individuelles. Un exemple est le cas d’un partenaire qui investit une somme plus importante pour l’apport initial ou pour une rénovation majeure.

Pour répondre à ces nouveaux besoins, la loi offre des solutions comme les pactes de vie commune ou les conventions d’indivision. Conclus devant un notaire ou un avocat, ces accords permettent de définir à l’avance les règles de gestion des biens communs, y compris les modalités de partage du produit de la vente de la maison. On peut y établir, par exemple, que les quotes-parts de propriété ne sont pas égales ou que, en cas de vente, les investissements personnels documentés seront d’abord remboursés. Ces outils représentent une avancée, offrant des protections pour les couples en union de fait et permettant de dépasser la rigidité des normes traditionnelles.

Que faire en cas de désaccord ?

Le désaccord sur la vente d’une maison en indivision ou sur le partage du produit peut se transformer en un conflit long et coûteux. Avant d’en arriver au tribunal, il existe des voies alternatives pour résoudre le litige de manière plus constructive. La médiation en est une. Un médiateur professionnel et impartial peut aider les partenaires à communiquer, à comprendre leurs besoins respectifs et à trouver un accord satisfaisant pour les deux, comme le rachat de la part de l’un ou la définition d’un plan de vente commun.

Si la médiation échoue, la seule option restante est la division judiciaire. Cette procédure légale, engagée à la demande de l’un des copropriétaires, aboutit à une décision imposée par un juge. Comme mentionné précédemment, le juge peut ordonner la vente aux enchères du bien. C’est une solution définitive mais souvent désavantageuse : les enchères publiques tendent à atteindre des prix inférieurs à ceux du marché et les frais de justice peuvent encore éroder le gain final. C’est pourquoi, parvenir à un accord à l’amiable est presque toujours le choix le plus judicieux d’un point de vue économique et émotionnel.

Conclusion

disegno di un ragazzo seduto a gambe incrociate con un laptop sulle gambe che trae le conclusioni di tutto quello che si è scritto finora

Vendre une maison en indivision et partager le produit de la vente est une opération complexe qui mêle des aspects juridiques, financiers et émotionnels. La clé pour la gérer avec succès réside dans une communication transparente et la conclusion d’accords clairs, de préférence dès le moment de l’achat. Qu’il s’agisse de conjoints ou de concubins, comprendre les implications du régime matrimonial et des quotes-parts de propriété est essentiel pour éviter les malentendus et les conflits futurs. L’adage “les bons comptes font les bons amis” n’a jamais été aussi pertinent.

Faire appel à des professionnels tels que des notaires, des avocats et des conseillers financiers est un investissement fondamental pour naviguer ce parcours en toute sécurité. De la gestion du prêt résiduel au partage correct du gain, en passant par les obligations fiscales, un accompagnement expert garantit que chaque étape est exécutée correctly, protégeant les droits des deux partenaires. Avec la bonne préparation et une approche collaborative, il est possible de transformer la vente d’une maison partagée en un processus équitable et serein, prêt à ouvrir les portes d’un nouvel avenir.

Questions fréquentes

Que se passe-t-il si la maison est en indivision à 50/50 ? Comment l’argent est-il partagé ?

Lorsqu’une maison en indivision est vendue, le produit net est partagé entre les propriétaires en fonction des quotes-parts de propriété indiquées dans l’acte d’achat. Si le bien est au nom de chaque partenaire à 50 %, le montant restant après avoir remboursé le prêt et payé les frais de vente sera divisé en deux parts égales. Tout accord différent, par exemple pour reconnaître un investissement plus important de l’un des deux, doit être formalisé pour avoir une valeur légale.

Nous avons encore un prêt immobilier à rembourser. Comment ça se passe quand nous vendons la maison ?

Vendre une maison avec un prêt en cours est une pratique courante. Au moment de l’acte notarié, une partie du prix de vente est utilisée pour rembourser intégralement le capital restant dû à la banque. Le notaire supervise cette opération, s’assurant que la banque reçoit le montant dû et lève l’hypothèque. La somme d’argent qui reste après le remboursement du prêt et le paiement des frais est ensuite partagée entre les co-indivisaires.

L’un de nous a dépensé plus pour la maison. A-t-il droit à une part plus importante du produit de la vente ?

Légalement, le partage du produit de la vente suit les quotes-parts de propriété, indépendamment de qui a supporté des dépenses plus importantes pour l’achat ou la rénovation. Pour obtenir le remboursement des sommes supplémentaires versées, un accord écrit (comme une reconnaissance de dette ou une convention d’indivision) est nécessaire, dans lequel les deux partenaires reconnaissent la contribution plus importante et établissent une répartition différente. En l’absence d’un accord formel, il est présumé que la contribution plus importante était une forme de libéralité ou de donation, difficilement récupérable.

Nous sommes concubins, non mariés, est-ce que ça change quelque chose pour le partage de l’argent ?

Non, pour le partage du produit de la vente d’un bien en indivision, être marié ou concubin ne fait aucune différence. Ce qui compte, ce sont uniquement les quotes-parts de propriété établies dans l’acte d’achat (acte notarié). Que vous soyez des conjoints en séparation de biens ou un couple en union de fait, la répartition du gain net se fera toujours en fonction de ces pourcentages.

Devons-nous payer des impôts sur l’argent que nous recevons de la vente de la maison ?

Dans la plupart des cas, vous ne payez pas d’impôts. L’impôt sur la plus-value (c’est-à-dire le gain réalisé sur la vente) n’est pas dû si le bien a été utilisé comme résidence principale pendant la majeure partie du temps entre l’achat et la vente. L’impôt est en revanche exigé si vous vendez un bien (qui n’est pas la résidence principale) dans les cinq ans suivant l’achat, car cela est considéré comme une opération spéculative. Le taux de l’impôt forfaitaire est de 26%.

Francesco Zinghinì

Ingénieur électronique expert en systèmes Fintech. Fondateur de MutuiperlaCasa.com et développeur de systèmes CRM pour la gestion du crédit. Sur TuttoSemplice, il applique son expertise technique pour analyser les marchés financiers, les prêts et les assurances, aidant les utilisateurs à trouver les solutions les plus avantageuses avec une transparence mathématique.

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