Carding et attaques BIN : comment on vous vole votre carte de crédit en ligne

Découvrez ce que sont le carding et les attaques BIN et comment les cybercriminels génèrent des numéros de carte de crédit valides. Lisez notre guide pour comprendre les risques, les techniques utilisées et les contre-mesures adoptées par les banques pour vous protéger.

Publié le 24 Nov 2025
Mis à jour le 24 Nov 2025
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En Bref (TL;DR)

Le carding et les attaques BIN sont des techniques par lesquelles les cybercriminels génèrent et testent des milliers de combinaisons numériques pour trouver des numéros de carte de crédit valides à utiliser dans des activités frauduleuses.

Ces techniques permettent aux criminels de générer et de tester systématiquement des milliers de numéros de carte de crédit jusqu’à trouver ceux qui sont valides et utilisables à des fins illicites.

Découvrez comment les institutions bancaires et financières luttent contre ces menaces pour protéger les comptes courants de leurs clients.

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À l’ère numérique, où les transactions en ligne font désormais partie de notre quotidien, la sécurité des données des cartes de paiement est une priorité absolue. Pourtant, les cybercriminels affinent constamment leurs techniques pour contourner les défenses. Parmi les menaces les plus insidieuses et répandues, on trouve le carding et les attaques BIN, deux méthodes frauduleuses qui permettent de générer et de valider des numéros de carte de crédit pour ensuite les utiliser dans des activités illicites. Comprendre le fonctionnement de ces attaques est la première étape pour se protéger efficacement et naviguer dans le monde des achats en ligne avec une plus grande conscience.

Ces pratiques ne causent pas seulement des pertes économiques directes aux titulaires de cartes, mais elles sapent également la confiance dans les systèmes de paiement électronique et peuvent nuire à la réputation des entreprises impliquées. Le phénomène est en croissance : selon des données récentes, en 2023 en Italie, la valeur des transactions non reconnues a augmenté de manière significative, passant de 0,0069 % en 2022 à 0,0124 %. Cet article explore en détail les mécanismes derrière le carding et les attaques BIN, en analysant le contexte italien et européen et en fournissant des outils utiles pour reconnaître et prévenir ces fraudes.

Numero di carta di credito scomposto in codice binario per illustrare un attacco informatico di tipo bin.
I cybercriminali utilizzano tecniche sofisticate come il BIN attack per generare numeri di carte di credito funzionanti. Scopri come proteggerti leggendo il nostro articolo.

Qu’est-ce que le carding et comment ça fonctionne

Le carding est une activité criminelle qui consiste à utiliser illégalement les données de cartes de crédit ou de débit volées pour effectuer des achats non autorisés. Le terme vient de l’anglais “card” (carte) et, à l’origine, il faisait référence à la vérification de la validité d’une carte volée par le biais de petites transactions test. Aujourd’hui, le concept s’est élargi et inclut l’ensemble du processus, de l’acquisition des données à leur exploitation économique. Les criminels, connus sous le nom de carders, obtiennent les informations par diverses méthodes, notamment le phishing, les violations de bases de données de sites de commerce électronique ou l’achat de listes de données sur le dark web.

Une fois en possession des numéros de carte, de la date d’expiration et du code CVV, les carders passent à la phase de “test”. Ils utilisent des bots automatiques pour effectuer des achats de faible montant sur des sites web avec des contrôles de sécurité peu stricts. Si la transaction réussit, la carte est confirmée comme “vivante” et prête à être utilisée pour des achats plus importants, souvent des biens de luxe ou des cartes-cadeaux faciles à revendre, ou ses données sont vendues sur des marchés illégaux du dark web.

Les phases de l’attaque de carding

Une attaque de carding typique se déroule en étapes bien définies, souvent automatisées pour maximiser l’efficacité. La première étape est l’acquisition des données. Les criminels exploitent des failles de sécurité, des e-mails de phishing ou des logiciels malveillants pour voler les informations des cartes. Ensuite, ces données sont collectées dans de vastes archives et souvent vendues en bloc sur le dark web, où le prix peut varier en fonction de la “fraîcheur” et de l’exhaustivité des informations. Un “kit” complet peut inclure non seulement les données de la carte, mais aussi des informations personnelles du titulaire, comme l’adresse et le numéro de sécurité sociale, rendant le vol encore plus dangereux.

La deuxième phase est la vérification, également connue sous le nom de card testing. Pour éviter d’être bloqués, les criminels utilisent des bots qui tentent des milliers de micro-transactions sur différents sites de commerce électronique. Ces débits, souvent de quelques centimes, servent à confirmer que la carte est active et n’a pas encore été bloquée par son propriétaire. Une fois cette phase passée, la carte est prête pour la dernière étape : la monétisation. Les données validées sont utilisées pour acheter des biens facilement revendables ou directement vendues à d’autres criminels, alimentant un vaste écosystème illégal.

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L’attaque BIN expliquée simplement

Carding et attaques BIN : comment on vous vole votre carte de crédit en ligne - Infographie récapitulative
Infographie récapitulative de l’article “Carding et attaques BIN : comment on vous vole votre carte de crédit en ligne”

Une attaque BIN est une forme de fraude plus spécifique et technique, étroitement liée au carding. Le nom vient de Bank Identification Number (BIN), c’est-à-dire les 4 à 8 premiers chiffres d’un numéro de carte de paiement qui identifient l’établissement bancaire émetteur, le type de carte (crédit, débit, prépayée) et parfois même sa gamme (ex. Gold, Platinum). Dans une attaque BIN, les criminels ne partent pas de données de cartes déjà volées, mais les génèrent de toutes pièces en utilisant la force brute.

En exploitant un BIN connu, les fraudeurs utilisent des logiciels spécialisés pour générer systématiquement toutes les combinaisons possibles de numéros de carte restants, de dates d’expiration et de codes CVV. Ces programmes peuvent tester des milliers de combinaisons par seconde. L’objectif est de “deviner” une combinaison valide. Une fois qu’une correspondance fonctionnelle est trouvée, les criminels passent à la phase de card testing, exactement comme dans le carding traditionnel, pour confirmer l’opérabilité de la carte avant de l’exploiter.

La logique derrière la génération des numéros

La génération de numéros de carte de crédit n’est pas complètement aléatoire. Elle repose sur une structure précise et sur un algorithme de contrôle appelé algorithme de Luhn (ou Modulo 10). Cet algorithme, développé en 1954, sert à valider la correction formelle d’une séquence numérique et est utilisé pour la plupart des cartes de crédit. Le dernier chiffre du numéro de la carte, appelé “chiffre de contrôle”, est calculé en fonction des autres chiffres selon une formule mathématique spécifique.

Les criminels exploitent cette logique à leur avantage. En partant d’un BIN valide, leurs logiciels génèrent les chiffres manquants et calculent le dernier chiffre de contrôle en utilisant l’algorithme de Luhn. De cette manière, ils produisent une grande quantité de numéros qui, bien que n’étant pas nécessairement associés à un compte réel, sont formellement valides et peuvent passer un premier contrôle superficiel par un système de paiement. Cette technique, combinée à la génération automatique de dates d’expiration et de CVV, augmente considérablement les chances de trouver une carte active et vulnérable.

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Le contexte italien et européen : tradition et innovation dans la défense

Le marché européen, et en particulier le marché italien, présente des caractéristiques uniques qui influencent la propagation et la lutte contre les fraudes en ligne. D’une part, il existe une forte tradition liée à la sécurité et à la protection de l’épargne, qui se traduit par une certaine prudence de la part des consommateurs. D’autre part, l’innovation dans les paiements numériques progresse rapidement, poussée par de nouvelles habitudes de consommation. Dans ce scénario, les criminels adaptent leurs stratégies, exploitant à la fois les vulnérabilités technologiques et la moindre familiarité de certains utilisateurs avec les outils numériques. Selon un récent rapport de la Banque d’Italie, dans notre pays, le taux de fraude sur les cartes de paiement est inférieur à la moyenne européenne, mais le phénomène est en croissance.

Les institutions financières et les forces de l’ordre européennes collaborent activement pour contrer ces menaces. Des actions coordonnées, comme la “Carding Action” menée par l’Italie en collaboration avec Europol, ont permis d’analyser des centaines de milliers de codes de cartes de crédit et d’en bloquer des dizaines de milliers avant qu’ils ne puissent être utilisés frauduleusement. Cette synergie entre tradition d’enquête et innovation technologique est fondamentale. Les banques investissent dans des systèmes avancés de surveillance des transactions, capables de détecter des anomalies comme une fréquence élevée de petites transactions provenant d’une même adresse IP, signe typique d’une attaque de carding.

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Comment se défendre contre le carding et les attaques BIN

La défense la plus efficace contre ces fraudes repose sur une combinaison de bonnes pratiques personnelles et d’outils de sécurité offerts par les banques. La sensibilisation est le premier bouclier. Il est fondamental d’apprendre à reconnaître les tentatives de phishing, de ne pas cliquer sur des liens suspects et de ne jamais partager les données de sa carte par e-mail ou messagerie. Pour les achats en ligne, il est toujours préférable de privilégier des sites de commerce électronique fiables qui utilisent des protocoles de sécurité avancés. Un bon conseil est d’utiliser des cartes virtuelles à usage unique ou des cartes prépayées avec un solde limité, afin de circonscrire d’éventuels dommages.

D’un point de vue technologique, il est essentiel d’activer tous les systèmes de sécurité proposés par votre banque. L’authentification à deux facteurs (2FA), par exemple via une application ou un code par SMS, ajoute une couche de protection cruciale, rendant beaucoup plus difficile pour un criminel d’autoriser une transaction même s’il est en possession des données de la carte. Il est tout aussi important d’activer les services de notification par SMS ou application pour chaque transaction, afin de pouvoir surveiller en temps réel les mouvements et de bloquer immédiatement la carte en cas de débits suspects. Vérifier régulièrement son relevé de compte est une autre habitude indispensable pour repérer rapidement toute anomalie.

Que faire en cas de fraude

Si, malgré toutes les précautions, vous découvrez des débits non autorisés sur votre compte, il est fondamental d’agir rapidement. La première chose à faire est de contacter immédiatement votre banque ou l’émetteur de la carte pour demander son blocage immédiat. Cela empêchera les criminels d’effectuer d’autres transactions. La plupart des institutions financières proposent un numéro vert dédié, actif 24 heures sur 24, précisément pour ces urgences. Garder son calme et fournir toutes les informations demandées de manière claire est essentiel pour accélérer la procédure.

Ensuite, il est nécessaire de porter plainte auprès des autorités compétentes, comme la Police Judiciaire. La plainte est un document fondamental pour entamer la procédure de contestation des opérations frauduleuses et demander le remboursement. Il faut ensuite envoyer une communication écrite à votre banque pour contester formellement les débits, en joignant une copie de la plainte. Grâce aux protections prévues par la loi, dans la plupart des cas de fraude sans faute grave du titulaire, il est possible d’obtenir le remboursement complet des sommes dérobées.

Conclusions

disegno di un ragazzo seduto a gambe incrociate con un laptop sulle gambe che trae le conclusioni di tutto quello che si è scritto finora

Le carding et les attaques BIN représentent une menace concrète et en constante évolution dans le paysage de la sécurité numérique. Les cybercriminels exploitent des technologies sophistiquées et la psychologie des utilisateurs pour atteindre leurs objectifs, en générant des numéros de carte de crédit valides et en les utilisant pour des activités illicites à grande échelle. Cependant, la connaissance de ces techniques et l’adoption de mesures de sécurité simples mais efficaces peuvent faire une grande différence. La protection de ses propres données financières est une responsabilité partagée : d’une part, les banques et les institutions doivent investir dans des technologies de défense toujours plus avancées ; d’autre part, chaque utilisateur a le devoir d’être un consommateur numérique informé et prudent.

Surveiller ses comptes, utiliser des outils comme l’authentification à deux facteurs et les cartes virtuelles, et agir promptement en cas de suspicion sont les armes les plus puissantes à notre disposition. La culture de la sécurité, qui en Italie puise ses racines dans une attention traditionnelle à l’épargne, doit aujourd’hui évoluer pour relever les défis de l’innovation numérique. Ce n’est que par une approche proactive et consciente qu’il sera possible de continuer à bénéficier de la commodité des paiements en ligne, en minimisant les risques et en protégeant notre patrimoine dans un monde de plus en plus connecté.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le carding exactement et comment ça fonctionne ?

Le carding est une activité criminelle qui consiste à voler et à utiliser illégalement des données de cartes de crédit. Les criminels utilisent des logiciels automatiques pour générer et tester des milliers de combinaisons numériques. Ce processus, connu sous le nom d’« attaque BIN », se concentre sur les premiers chiffres de la carte (le Bank Identification Number) pour ensuite générer les chiffres restants et vérifier leur validité par de petites transactions en ligne.

Comment les criminels font-ils pour ‘deviner’ mon numéro de carte de crédit ?

Les criminels ne devinent pas au hasard. Ils partent du BIN (Bank Identification Number), les 6 à 8 premiers chiffres qui identifient la banque et le type de carte. Ensuite, un logiciel génère séquentiellement les numéros restants, en calculant le dernier chiffre de contrôle via l’algorithme de Luhn. Ces numéros sont ensuite testés en masse sur des sites web pour découvrir lesquels sont actifs et utilisables.

Suis-je exposé au risque de carding même si je n’ai jamais perdu ma carte physique ?

Oui, le risque existe indépendamment de la possession physique de la carte. Les attaques de carding et les attaques BIN se déroulent entièrement en ligne. Les criminels n’ont pas besoin de voler votre carte, mais seulement de générer et de valider les numéros qui la composent pour ensuite effectuer des achats frauduleux sur internet. La sécurité physique de la carte ne protège pas contre ce type de fraude numérique.

Que puis-je faire concrètement pour me protéger du carding ?

Pour une protection efficace, activez toujours les services de notification par SMS ou via l’application pour chaque transaction, afin de détecter immédiatement les mouvements suspects. Pour les achats en ligne, privilégiez l’utilisation de cartes prépayées ou virtuelles à usage unique. Vérifiez fréquemment le relevé de votre carte et utilisez des mots de passe uniques et complexes pour vos comptes sur les sites de commerce électronique.

Que dois-je faire immédiatement si je soupçonne d’être victime de carding ?

Si vous remarquez des débits suspects sur votre relevé de compte, la première chose à faire est de contacter immédiatement votre banque ou l’émetteur de la carte pour en demander le blocage. Ensuite, contestez les transactions frauduleuses et portez plainte auprès de la Police Judiciaire. Agir rapidement est crucial pour limiter les dégâts et entamer les démarches de remboursement.

Francesco Zinghinì

Ingénieur électronique expert en systèmes Fintech. Fondateur de MutuiperlaCasa.com et développeur de systèmes CRM pour la gestion du crédit. Sur TuttoSemplice, il applique son expertise technique pour analyser les marchés financiers, les prêts et les assurances, aidant les utilisateurs à trouver les solutions les plus avantageuses avec une transparence mathématique.

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