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C’est une journée qui fera date dans l’histoire du rallye-raid. Ce mardi 13 janvier 2026, la neuvième étape du Dakar, disputée entre Wadi Ad-Dawasir et Bisha, a totalement rebattu les cartes d’une compétition jusqu’ici indécise. Alors que le soleil se couchait sur les dunes saoudiennes, le classement général affichait un nouveau visage, marqué par la prise de pouvoir de l’Espagnol Nani Roma et la détresse mécanique de Sébastien Loeb.
L’étape, qualifiée de « marathon » par les organisateurs, a tenu toutes ses promesses en matière de dramaturgie. Entre navigation piégeuse et casses mécaniques, les nerfs des pilotes ont été mis à rude épreuve. Si le clan polonais Goczal a brillé de mille feux, c’est bien le duel au sommet pour le titre qui attire tous les regards, avec un trio de tête qui se tient désormais en une minute et dix secondes. Une densité de performance rarement vue à ce niveau de la course.
Le jour de gloire des Goczal
Sur la piste, la performance du jour est à mettre au crédit d’une famille en or. Selon Sports, c’est un véritable « jour de gloire » pour le clan Goczal. Le jeune prodige Eryk Goczal a survolé les débats au volant de son Toyota Hilux, bouclant les 410 kilomètres de spéciale en 3h46’42”. Il ne s’est pas contenté de gagner ; il a écrasé la concurrence, reléguant son propre oncle, Michal Goczal, à près de 8 minutes.
Ce doublé familial est historique. Il témoigne de la montée en puissance de la structure EnergyLandia, qui vient bousculer les écuries d’usine établies. L’audace de la jeunesse d’Eryk, couplée à une maîtrise technique impressionnante dans les franchissements de dunes, a laissé les favoris sans réponse sur le plan de la vitesse pure lors de cette journée.
Nani Roma, le retour du patron

Au classement général, le tremblement de terre a bien eu lieu. Selon 20 Minutes, Nani Roma prend la tête du Dakar 2026 « d’un rien ». Le vétéran espagnol, au volant de son Ford Raptor, a réalisé une opération comptable parfaite. Bien que terminant l’étape avec un retard de plus de 15 minutes sur le vainqueur du jour, il a su profiter des déboires de ses rivaux directs pour s’installer dans le fauteuil de leader.
La situation est cependant irrespirable. Roma ne devance son compatriote Carlos Sainz (Ford) que de 57 secondes. Nasser Al-Attiyah, désormais troisième sur son Dacia Sandrider, reste en embuscade à seulement 1 minute et 10 secondes. « C’est un peu un miracle parce qu’on a crevé trois fois », a confié le nouveau leader, conscient que la route vers Yanbu est encore longue et semée d’embûches.
Le cauchemar de Sébastien Loeb

Pour les fans français, la journée a tourné à la catastrophe. Selon L’Équipe, Sébastien Loeb « cède du terrain » de manière dramatique. Le pilote alsacien a vécu l’enfer mécanique : une rupture de direction assistée survenue au kilomètre 222 l’a contraint à disputer près de la moitié de la spéciale à la force des bras.
« C’était inroulable, je faisais des 360 degrés car je n’arrivais plus à tourner le volant », a déclaré un Loeb épuisé à l’arrivée. Le bilan est lourd : plus de 28 minutes perdues sur la tête de course. Désormais sixième au général à plus de 21 minutes de Nani Roma, ses espoirs de victoire finale semblent s’être envolés dans la poussière de Bisha, sauf retournement de situation miraculeux dans les derniers jours.
Une exigence physique digne des plus grands sports
Ce que les pilotes ont enduré aujourd’hui rappelle que le rallye-raid est un sport total. Contrairement à un match de football où l’effort est circonscrit à 90 minutes, ou à une rencontre de basket faite d’explosivité sur parquet, le Dakar exige une endurance de fond absolue. L’athlète derrière le volant doit posséder la concentration d’un joueur de tennis disputant un cinquième set, tout en encaissant des chocs violents pendant des heures.
La performance de Loeb, luttant avec un volant de plusieurs kilos sans assistance dans le sable mou, illustre cette dimension physique extrême. C’est une compétition où la machine est cruciale, mais où l’homme reste le facteur limitant lorsque la technologie faillit.
En Bref (TL;DR)
Le jeune prodige Eryk Goczal a survolé les débats en signant un doublé familial historique lors de cette étape marathon.
Nani Roma s’empare de la tête du classement général, talonné de très près par Carlos Sainz et Nasser Al-Attiyah.
Victime d’une rupture de direction assistée, Sébastien Loeb perd plus de vingt minutes et voit la victoire s’éloigner.
Conclusion

Cette 9e étape du Dakar 2026 restera comme le tournant de cette 48e édition. Avec trois pilotes en une minute, le suspense est à son comble avant l’étape décisive de demain. Si Nani Roma a pris l’avantage, la meute menée par Sainz et Al-Attiyah n’a pas dit son dernier mot. Pour Sébastien Loeb, l’heure est désormais à l’attaque à outrance pour sauver l’honneur, prouvant une fois de plus que sur le Dakar, rien n’est jamais écrit à l’avance.
Questions fréquemment posées

La victoire revient au jeune prodige Eryk Goczal qui a dominé la spéciale au volant de son Toyota Hilux. Il a devancé son oncle Michal Goczal de près de huit minutes, offrant un doublé historique à la famille et à la structure EnergyLandia sur ce tracé entre Wadi Ad-Dawasir et Bisha.
Le pilote français a subi une grave avarie mécanique avec la rupture de sa direction assistée au kilomètre 222. Contraint de piloter à la force des bras sur la moitié du parcours, il a perdu plus de 28 minutes sur la tête de course, chutant à la sixième place du classement général.
Le classement a été bouleversé avec la prise de pouvoir de Nani Roma sur Ford Raptor. La course est extrêmement serrée puisque le top 3 se tient en seulement une minute et dix secondes, avec Carlos Sainz en deuxième position et Nasser Al-Attiyah sur Dacia complétant le podium provisoire.
Le suspense est total car les écarts sont infimes entre les trois premiers concurrents. Nani Roma ne possède que 57 secondes de marge sur Carlos Sainz et à peine plus sur Nasser Al-Attiyah, ce qui promet une fin de rallye explosive où la moindre erreur sera fatale.
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