Fiscalité des Revenus Financiers : Guide Fiscal Complet 2025

Découvrez comment gérer la fiscalité et les impôts sur les revenus financiers. Le guide fiscal 2025 complet pour déclarer vos investissements sans erreur.

Publié le 30 Nov 2025
Mis à jour le 30 Nov 2025
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En Bref (TL;DR)

Un guide fiscal complet pour gérer correctement les impôts et taxes découlant des investissements dans votre déclaration de revenus.

Découvrez comment gérer correctement les obligations fiscales et intégrer les revenus de vos investissements dans votre déclaration de revenus.

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Gérer son épargne en Italie ne signifie pas seulement choisir le bon actif sur lequel miser, mais aussi comprendre en profondeur les dynamiques fiscales qui régissent les profits. La culture de l’épargne dans notre pays a des racines profondes, historiquement liées à la « brique » et aux titres d’État, symboles d’une tradition méditerranéenne prudente et conservatrice. Cependant, l’avènement des plateformes numériques et l’accès aux marchés mondiaux ont introduit un vent d’innovation qui exige une nouvelle conscience fiscale.

Chaque investisseur, du petit épargnant au trader expérimenté, se trouve aujourd’hui à devoir naviguer dans un océan de taux, de cadres déclaratifs et d’échéances. Comprendre quelle part de ses gains finira dans les caisses de l’État est fondamental pour calculer le rendement net réel de chaque opération. Ignorer cet aspect peut transformer un investissement apparemment gagnant en une charge bureaucratique coûteuse.

Dans ce guide, nous explorerons le système de fiscalité sur les revenus financiers, en analysant les différences entre les divers instruments et en comparant la situation italienne avec celle de l’Europe. L’objectif est de fournir des outils clairs pour planifier sa propre stratégie fiscale, en optimisant les profits dans le plein respect des réglementations en vigueur. Pour une vue d’ensemble des réglementations les plus récentes, il est utile de consulter notre guide fiscal 2025 sur les impôts et revenus financiers.

Calculatrice, stylo et pièces en euros posés sur des formulaires de déclaration de revenus financiers
Comprendre le prélèvement fiscal sur les investissements est fondamental. Découvrez les taux actuels et comment gérer au mieux les impôts sur vos revenus.

Le système dual italien : 26 % contre 12,5 %

Le système fiscal italien applique un régime de prélèvement libératoire qui, par souci de simplicité, peut être divisé en deux grandes catégories. Cette distinction reflète un choix politique précis : encourager le soutien à la dette publique par rapport à l’investissement spéculatif privé.

L’imposition standard à 26 %

La plupart des instruments financiers modernes sont soumis à un taux de 26 %. Cet impôt s’applique aux plus-values générées par l’achat et la vente d’actions, d’obligations d’entreprises (corporate bonds), de fonds communs de placement, d’ETF (Exchange Traded Funds) et de produits dérivés. Les dividendes versés par les sociétés cotées subissent également ce prélèvement à la source ou lors de la déclaration. C’est un taux qui place l’Italie dans une fourchette moyenne-haute par rapport à certains concurrents européens, mais qui garantit des recettes constantes pour l’État.

Le taux de 26 % représente la règle générale pour ceux qui investissent sur le marché boursier et dans les produits financiers complexes, réduisant de plus d’un quart le bénéfice brut généré.

L’exception des titres d’État (Liste Blanche)

Il existe une oasis pour les épargnants les plus traditionalistes : les titres d’État et assimilés. Les Bons Ordinaires du Trésor (BOT), les BTP (Bons du Trésor Pluriannuels) et les obligations émises par des États étrangers inclus dans la soi-disant « Liste Blanche » (pays qui permettent un échange d’informations adéquat) sont taxés à 12,5 %. Cet avantage fiscal est un pilier des finances publiques italiennes, conçu pour maintenir l’attrait de la dette souveraine aux yeux des ménages.

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Revenus de capitaux et revenus divers : une distinction cruciale

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Un concept qui déroute souvent les investisseurs est la différence technique entre les revenus de capitaux et les revenus divers. Cette distinction n’est pas purement académique, mais a un impact direct sur la possibilité de récupérer les pertes subies sur les marchés.

Les revenus de capitaux proviennent de l’emploi statique de l’argent. Dans cette catégorie entrent les intérêts (coupons d’obligations) et les dividendes d’actions. La réglementation italienne prévoit que ces gains soient toujours imposés, sans possibilité de déduire d’éventuelles pertes antérieures. Le fisc suppose que le capital, en soi, doit produire un rendement positif.

Les revenus divers, en revanche, sont générés par la différence entre le prix de vente et le prix d’achat (plus-value). Si vous vendez une action à un prix supérieur à celui de son acquisition, vous générez une plus-value imposable. Si vous la vendez à un prix inférieur, vous générez une moins-value. La particularité des revenus divers est que les moins-values peuvent être utilisées pour compenser les plus-values futures, réduisant ainsi la charge fiscale globale au cours des quatre années suivantes.

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Les trois régimes fiscaux pour l’investisseur

La manière dont les impôts sont payés dépend du régime choisi auprès de son intermédiaire financier. En Italie, il existe trois options principales, chacune avec ses avantages et ses inconvénients spécifiques.

Régime administré

C’est le choix le plus courant pour ceux qui investissent par l’intermédiaire de banques italiennes ou de courtiers ayant un siège en Italie. L’intermédiaire agit en tant que substitut d’impôt : il calcule, retient et verse les impôts pour le compte du client au moment de la réalisation du gain. L’investisseur n’a rien à inscrire dans sa déclaration de revenus, garantissant une simplicité maximale et l’anonymat vis-à-vis du fisc. Pour ceux qui souhaitent approfondir comment naviguer en bourse avec ces régimes, nous suggérons de lire le guide pratique des actions et obligations 2025.

Régime déclaratif

Dans ce cas, l’investisseur reçoit le bénéfice brut et doit calculer lui-même les impôts dus, en les versant l’année suivante via le formulaire F24. C’est le régime obligatoire pour ceux qui utilisent des courtiers étrangers sans succursale en Italie. Bien qu’il nécessite une plus grande attention bureaucratique et souvent l’aide d’un expert-comptable, il offre l’avantage financier de pouvoir réinvestir la liquidité brute pendant une année entière avant de payer les impôts.

Régime de gestion de portefeuille

Il s’applique aux gestions de patrimoine. Dans ce scénario, l’impôt ne s’applique pas sur les gains individuels réalisés, mais sur le résultat de la gestion à la fin de l’année. Cela signifie que l’on paie des impôts même si les titres n’ont pas été vendus, mais que la valeur du portefeuille a augmenté. L’avantage réside dans la possibilité de compenser les revenus de capitaux et les revenus divers entre eux, ce qui n’est pas permis dans les autres régimes.

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L’Italie dans le contexte européen et méditerranéen

En comparant l’Italie avec ses partenaires européens, un tableau varié se dessine. Notre taux de 26 % est supérieur à la moyenne de certains pays d’Europe de l’Est, qui utilisent des leviers fiscaux agressifs pour attirer les capitaux, mais il est inférieur ou aligné avec les économies plus structurées comme la France ou l’Allemagne, où une fiscalité progressive ou mixte est souvent en vigueur.

La culture méditerranéenne, historiquement liée à la propriété tangible et à la transmission patrimoniale familiale, se heurte à la nécessité d’une harmonisation européenne. L’Union Européenne pousse vers une plus grande transparence et standardisation, cherchant à limiter la concurrence fiscale déloyale. Cependant, les différences nationales restent fortes, influençant les choix de domiciliation des grands patrimoines.

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Focus : Cryptomonnaies et nouvelles technologies

L’innovation financière a contraint le législateur italien à mettre à jour les normes. Avec la Loi de Finances 2023, les cryptomonnaies ont été officiellement réglementées d’un point de vue fiscal. Les plus-values provenant de crypto-actifs sont imposées à 26 %, mais seulement si le profit total sur la période d’imposition dépasse le seuil de 2 000 euros.

La franchise de 2 000 euros pour les cryptomonnaies représente un tournant : en dessous de ce montant, les petits gains sont exonérés d’impôt, encourageant l’entrée des néophytes sur le marché numérique.

Il est fondamental de suivre toutes les transactions, car le calcul de la valeur de portefeuille et des plus-values peut devenir complexe, surtout avec des opérations fréquentes. De plus, il est obligatoire de déclarer la possession de monnaies virtuelles dans le cadre RW à des fins de surveillance fiscale, indépendamment du gain. Pour éviter des sanctions dans ce domaine en rapide évolution, il est essentiel de consulter le guide sécurisé sur les cryptomonnaies et les portefeuilles.

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IVAFE et investissements à l’étranger

Ceux qui détiennent des produits financiers, des comptes courants ou des livrets d’épargne à l’étranger doivent composer avec l’IVAFE (Impôt sur la Valeur des Actifs Financiers à l’Étranger). Cet impôt est l’équivalent du droit de timbre payé sur les dépôts de titres italiens.

Le taux est de 2 pour mille (0,2 %) de la valeur des produits financiers à la fin de la période d’imposition ou à la fin de la période de détention. Pour les comptes courants, l’impôt est fixe à 34,20 euros, mais n’est dû que si le solde moyen annuel dépasse 5 000 euros. De nombreux investisseurs qui utilisent des courtiers en ligne basés aux Pays-Bas, en Allemagne ou à Chypre négligent souvent cet aspect, s’exposant à des sanctions pour omission de déclaration dans le cadre RW.

Stratégies d’optimisation fiscale

Payer ses impôts est un devoir, mais en payer plus que nécessaire est une erreur de planification. Il existe des outils légaux pour optimiser la charge fiscale, en exploitant les réglementations à son avantage.

  • Récupération des moins-values : Tenir un registre précis des pertes subies (le « sac à dos fiscal ») permet de réduire les impôts sur les gains futurs. Il est vital de choisir des instruments qui génèrent des « revenus divers » (comme des actions individuelles ou des certificats spécifiques) pour utiliser ce crédit d’impôt, car les ETF et les fonds communs de placement ne permettent pas la compensation directe.
  • Plans Individuels d’Épargne (PIR) : Introduits pour soutenir les PME italiennes, les PIR offrent une exonération totale des impôts sur les revenus financiers et de succession, à condition que l’investissement soit maintenu pendant au moins 5 ans. Ils représentent une parfaite alliance entre innovation financière et soutien à l’économie réelle nationale.
  • Fonds de pension : Les versements à la prévoyance complémentaire sont déductibles du revenu IRPEF jusqu’à 5 164,57 euros par an. De plus, les rendements générés par les fonds de pension bénéficient d’un taux préférentiel (maximum 20 %, réductible à 12,5 % pour la part en titres d’État), bien plus avantageux que le taux standard de 26 %.

Pour ne pas commettre d’erreurs dans le remplissage des formulaires de déclaration et maximiser ces opportunités, nous vous renvoyons à notre guide complet de la déclaration de revenus 2026.

Conclusions

disegno di un ragazzo seduto a gambe incrociate con un laptop sulle gambe che trae le conclusioni di tutto quello che si è scritto finora

La fiscalité des revenus financiers en Italie est un mécanisme complexe qui requiert attention et compétence. Bien que le taux de 26 % puisse sembler onéreux, la présence de régimes préférentiels pour les titres d’État et les opportunités offertes par la compensation des moins-values permettent une gestion efficace du patrimoine. L’investisseur moderne ne doit pas subir passivement le prélèvement fiscal, mais l’intégrer comme une variable fondamentale dans son équation d’investissement. Connaître les règles du jeu est le premier pas pour protéger les fruits de son épargne et envisager l’avenir avec une plus grande sérénité financière. Pour approfondir comment éviter les pièges fiscaux, nous conseillons la lecture de impôts et investissements : guide pour éviter les erreurs avec le fisc.

Questions fréquentes

Quel est le taux d’imposition sur les BTP et les titres d’État en 2025 ?

Le taux appliqué aux BTP, aux BOT et aux titres d’État des pays de la Liste Blanche reste préférentiel à 12,5 %, contrairement aux 26 % prévus pour les actions et autres instruments financiers.

Comment fonctionne la compensation des moins-values en Italie ?

Les moins-values (pertes) génèrent un crédit d’impôt utilisable dans les 4 ans pour compenser les plus-values futures, mais seulement si celles-ci proviennent de ‘revenus divers’ (comme les actions ou les obligations) et non de ‘revenus de capitaux’ (comme les ETF ou les fonds).

À combien s’élève le droit de timbre sur le compte-titres ?

Le droit de timbre s’élève à 0,20 % par an, calculé sur la valeur de marché des produits financiers détenus dans le portefeuille, sans plafond pour les personnes physiques.

Quelle est la différence entre le régime administré et le régime déclaratif ?

Dans le régime administré, la banque calcule et verse les impôts pour vous, garantissant l’anonymat ; dans le régime déclaratif, vous recevez le montant brut et devez calculer et verser vous-même les impôts via la déclaration de revenus.

Comment les cryptomonnaies sont-elles imposées en Italie en 2025 ?

Les plus-values sur les cryptomonnaies sont imposées à 26 %. Il est obligatoire de déclarer leur possession dans le cadre RW à des fins de surveillance fiscale, que des gains aient été générés ou non.

Francesco Zinghinì

Ingénieur électronique expert en systèmes Fintech. Fondateur de MutuiperlaCasa.com et développeur de systèmes CRM pour la gestion du crédit. Sur TuttoSemplice, il applique son expertise technique pour analyser les marchés financiers, les prêts et les assurances, aidant les utilisateurs à trouver les solutions les plus avantageuses avec une transparence mathématique.

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