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C’est une tradition immuable qui marque, chaque année, la fin des festivités de Noël au Vatican. Ce dimanche 11 janvier 2026, en la fête du Baptême du Seigneur, le pape Léon XIV a présidé la messe solennelle dans le cadre majestueux de la chapelle Sixtine. Au cours de cette liturgie empreinte de douceur et de solennité, le Saint-Père a administré le sacrement du baptême à vingt nouveau-nés, fils et filles d’employés du Saint-Siège. Dans une homélie dense et théologique, l’évêque de Rome a invité les fidèles à redécouvrir le sens profond de la « justice » divine, qui ne condamne pas mais « justifie » et sauve.
Alors que les décorations de la place Saint-Pierre s’apprêtent à être rangées, marquant le passage au temps ordinaire, cette célébration a offert au souverain pontife l’occasion de revenir sur l’essence même de la mission du Christ. Entre les pleurs des nourrissons, que le pape a qualifiés avec bienveillance de « plus belle des chorales », et les chants du chœur de la Sixtine, Léon XIV a délivré un message d’espérance, centré sur la miséricorde agissante de Dieu.
Un rite immuable sous la voûte de la Sixtine
La cérémonie s’est déroulée sous les célèbres fresques de Michel-Ange, rappelant la continuité de l’histoire du salut, de la Genèse au Jugement dernier. Pour ces vingt familles, l’instant était historique. Comme le veut la tradition instaurée par Jean-Paul II, c’est le pape lui-même qui a versé l’eau sur le front des enfants, les faisant entrer dans la communauté chrétienne. L’atmosphère, bien que solennelle, était familiale. Le pape Léon XIV, fidèle à son style pastoral proche des gens, a pris le temps de bénir chaque enfant, échangeant quelques mots avec les parents et les parrains.
Ce rite du baptême des nouveau-nés en ce jour précis n’est pas anodin. Il relie le baptême sacramentel de l’Église au baptême historique de Jésus dans le Jourdain. Selon Vatican News, le Saint-Père a insisté sur ce lien indissoluble : le ciel qui s’ouvre au-dessus du Jourdain s’ouvre également pour chaque enfant baptisé. « Le baptême n’est pas une simple formalité sociologique ou un rite de passage culturel », a rappelé le pontife, « c’est une nouvelle naissance, une plongée dans la vie même de la Trinité ».
La justice de Dieu au cœur de l’homélie

L’homélie prononcée par Léon XIV s’est articulée autour d’une phrase clé de l’Évangile selon saint Matthieu, où Jésus répond à Jean-Baptiste qui hésite à le baptiser : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice ». Le pape s’est longuement arrêté sur ce terme de « justice », souvent mal compris dans notre langage contemporain.
« Quelle est cette justice ? », a interrogé le Saint-Père. « Ce n’est pas celle des tribunaux humains, qui cherchent à punir le coupable et à rétribuer le mérite. La justice de Dieu est infiniment supérieure. » Selon les propos rapportés par les médias du Vatican, Léon XIV a expliqué : « À travers le baptême de Jésus, Dieu nous justifie. Dans son infinie miséricorde, le Père nous rend justes par son Christ, l’unique Sauveur de tous. »
Cette distinction théologique est cruciale pour comprendre le pontificat actuel. Pour Léon XIV, la justice de Dieu ne consiste pas à appliquer la loi avec froideur, mais à rendre l’homme capable d’aimer à nouveau, en le libérant du poids du péché. « Dieu ne vient pas pour nous juger avec dureté, mais pour nous relever. Sa justice est celle qui prend sur elle le mal du monde pour le vaincre par l’amour », a-t-il ajouté. En descendant dans les eaux du Jourdain, Jésus a symboliquement pris sur lui les fautes de l’humanité, inaugurant une ère de grâce.
La foi, véritable héritage des parents
S’adressant plus directement aux parents et parrains présents, le pape a souligné la responsabilité qui leur incombe désormais. Si la vie biologique est un don des parents, le sens de cette vie est un don qui vient de plus haut, mais qui doit être transmis. « Les enfants que vous tenez maintenant dans vos bras sont transformés en créatures nouvelles », a affirmé Léon XIV. « Tout comme ils ont reçu la vie de vous, leurs parents, ils reçoivent maintenant le sens de cette vie : la foi. »
Le Saint-Père a encouragé les familles à ne pas laisser cette flamme s’éteindre. Dans un monde souvent marqué par l’incertitude et l’obscurité, la foi agit comme une boussole. Il a invité les parents à être les premiers témoins de cette lumière auprès de leurs enfants, non pas par de grands discours, mais par l’exemple d’une vie chrétienne authentique et joyeuse. Selon Yahoo Actualités, le pape a conclu cette partie de la célébration en demandant aux mères de ne pas hésiter à allaiter leurs bébés s’ils avaient faim, rappelant avec humanité que « la liturgie ne doit pas être un obstacle aux besoins des plus petits ».
Angélus : Le baptême, lumière et victoire
À midi, après la célébration dans la chapelle Sixtine, le pape Léon XIV est apparu à la fenêtre du Palais apostolique pour la traditionnelle prière de l’Angélus. Devant une place Saint-Pierre encore ornée de la crèche et du sapin, il a prolongé sa méditation sur le mystère du jour. Le thème de la lumière, omniprésent dans la liturgie de Noël qui s’achève, a été repris avec force.
« Le baptême de Jésus est une épiphanie, une manifestation », a déclaré le pape aux pèlerins rassemblés. « C’est la lumière qui déchire les ténèbres, la voix du Père qui proclame sa bienveillance. » Selon les sources vaticanes, le pontife a souligné que Dieu ne regarde pas le monde de loin, comme un observateur distant. « Il vient parmi nous. Il se fait proche. Dans le baptême, le ciel descend sur la terre. »
Le pape a également évoqué la dimension de « victoire » inhérente au baptême. Non pas une victoire militaire ou politique, mais la victoire de l’humilité sur l’orgueil. En acceptant d’être baptisé parmi les pécheurs, Jésus montre que la véritable grandeur réside dans le service et la solidarité avec la condition humaine. Cette « lumière et victoire », selon les mots de l’Angélus, est offerte à chaque chrétien pour qu’il devienne à son tour porteur d’espérance.
La fin du temps de Noël et l’envoi en mission
Avec cette fête du Baptême du Seigneur, le temps liturgique de Noël se clôt officiellement. Dès demain, l’Église entrera dans le « temps ordinaire ». Pour Léon XIV, ce passage n’est pas une rupture, mais un envoi en mission. La lumière reçue à Noël et manifestée à l’Épiphanie doit maintenant être portée dans le quotidien de la vie ordinaire.
« Ne gardez pas cette lumière pour vous », a exhorté le pape en conclusion de l’Angélus. « Comme Jésus après son baptême, nous sommes poussés par l’Esprit pour aller vers les autres, pour annoncer que Dieu est Père et qu’il nous aime. » Cette transition liturgique rappelle aux fidèles que la foi ne se vit pas seulement dans les moments exceptionnels de fête, mais dans la fidélité de chaque jour.
En ce début d’année 2026, le message de Léon XIV résonne comme un appel à la confiance. Face aux défis du monde, la communauté chrétienne est invitée à puiser dans la grâce de son baptême la force de témoigner d’une justice qui sauve et d’une espérance qui ne déçoit pas.
En Bref (TL;DR)
Le pape Léon XIV a perpétué la tradition en baptisant vingt nouveau-nés sous les fresques majestueuses de la chapelle Sixtine.
L’homélie pontificale a présenté la justice divine comme une miséricorde infinie qui ne condamne pas, mais justifie et sauve.
Le Saint-Père a rappelé aux familles leur responsabilité essentielle de transmettre la foi, véritable sens de la vie chrétienne.
Conclusion

En baptisant ces vingt bébés et en clôturant le cycle de la Nativité, le pape Léon XIV a posé un acte de foi en l’avenir. Sa prédication sur la justification divine rappelle que le christianisme est avant tout l’accueil d’un don gratuit. Alors que le Vatican range les ors de Noël, l’Église, elle, est renvoyée à sa mission essentielle : témoigner, dans la simplicité du quotidien, que le ciel reste ouvert au-dessus de chacun.
Questions fréquemment posées

Dans son homélie, le pape Léon XIV précise que la justice de Dieu ne doit pas être confondue avec la justice humaine qui punit les coupables. Il s agit d une justice supérieure qui justifie et sauve l homme par la miséricorde. En prenant sur lui les fautes de l humanité lors de son baptême, Jésus ne vient pas juger avec dureté mais relever l homme pour le rendre capable d aimer à nouveau.
Perpétuant une tradition immuable, le Saint-Père a baptisé vingt nouveau-nés dans la chapelle Sixtine. Ces enfants sont les fils et filles des employés du Saint-Siège. Ce geste symbolique relie le sacrement de l Église au baptême historique de Jésus dans le Jourdain, marquant l entrée de ces nourrissons dans la communauté chrétienne et la vie de la Trinité.
Le pape a souligné que la responsabilité des parents dépasse le simple don de la vie biologique. Ils ont le devoir de transmettre le sens de cette vie, c est-à-dire la foi. Léon XIV les a encouragés à être des boussoles pour leurs enfants et à témoigner de la lumière divine non par des discours, mais par l exemple d une vie chrétienne authentique et joyeuse au quotidien.
Cette célébration clôt officiellement le temps liturgique de Noël et marque l entrée dans le temps ordinaire. Pour le pape, cette transition n est pas une rupture mais un envoi en mission. Les fidèles sont invités à porter la lumière reçue à Noël dans leur vie de tous les jours, transformant la foi en un témoignage actif de la bienveillance de Dieu envers le monde.
Fidèle à son style proche des gens, le pape Léon XIV a fait preuve d une grande humanité durant la liturgie. Il a qualifié les pleurs des nourrissons de plus belle des chorales et a explicitement invité les mères à allaiter leurs enfants s ils avaient faim, rappelant que le rite sacré ne doit jamais devenir un obstacle aux besoins naturels des plus petits.
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