Prêt immobilier à un seul nom et bien en indivision : risques, protections et solutions

Prêt à signature unique et bien en indivision ? Découvrez ce qui se passe, les risques et les protections au niveau juridique et fiscal. Notre guide complet vous explique les solutions pour protéger les deux partenaires.

Publié le 05 Déc 2025
Mis à jour le 05 Déc 2025
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En Bref (TL;DR)

Lorsque le prêt est au nom d’une seule personne mais que le bien appartient aux deux, il est crucial de connaître les implications juridiques et fiscales pour protéger les droits de chaque partenaire.

Nous analysons ce que ce choix implique pour les deux partenaires, tant du point de vue des droits de propriété que des obligations financières.

Nous approfondirons les implications juridiques et les solutions disponibles pour protéger les deux partenaires.

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Acheter un bien immobilier est une étape fondamentale, surtout pour les couples et les familles. Souvent, pour des raisons pratiques ou d’opportunité, on choisit une solution qui semble avantageuse : le bien est mis aux deux noms (en indivision), mais le prêt immobilier n’est souscrit que par une seule personne. Ce choix, bien que courant et parfois nécessaire, cache des implications juridiques, fiscales et personnelles qu’il est fondamental de connaître pour éviter de mauvaises surprises à l’avenir. Comprendre en profondeur ce que signifie séparer la propriété du bien de la titularité de la dette est le premier pas vers une décision éclairée et sûre.

Cette configuration peut découler de divers besoins. Peut-être que l’un des deux partenaires a une situation professionnelle plus stable ou un meilleur profil de crédit, ce qui rassure davantage la banque. Dans d’autres cas, il peut s’agir d’un choix dicté par des questions d’âge ou par l’accès à des avantages spécifiques. Quelle que soit la motivation, il est essentiel d’analyser les droits et les devoirs de chaque partie, tant envers l’établissement de crédit qu’entre les partenaires eux-mêmes. Cet article explore en détail tous les aspects de cette situation complexe, offrant un guide clair sur les risques, les protections et les solutions disponibles dans le contexte italien.

Couple devant une maison, une personne tient un contrat de prêt immobilier tandis que l'autre montre le bien.
Lorsque la propriété d’un bien est partagée mais que le financement est au nom d’une seule personne, il est essentiel d’en connaître les conséquences. Découvrez ce que la loi prévoit et comment se protéger.

Pourquoi le prêt immobilier est-il au nom d’une seule personne ?

La décision de mettre le prêt immobilier au nom d’un seul partenaire, tout en achetant la maison à deux, n’est presque jamais un hasard. Les banques, avant d’accorder un financement aussi important, effectuent une analyse approfondie de la situation des revenus et du patrimoine des demandeurs. Souvent, la solidité financière d’un seul individu s’avère plus convaincante que celle de deux personnes ayant des revenus moins stables ou des historiques de crédit complexes. Par exemple, un partenaire avec un contrat à durée indéterminée et un bon revenu a plus de chances d’obtenir le prêt qu’un couple où les deux ont des contrats atypiques ou des emplois précaires. Approfondir comment la banque évalue le type d’emploi peut clarifier beaucoup de ces mécanismes.

Dans d’autres contextes, le choix peut dépendre de facteurs d’âge, qui influencent la durée maximale du financement, ou de la volonté de ne pas impliquer l’autre partenaire dans un engagement financier à long terme. Parfois, ce sont les établissements de crédit eux-mêmes qui préfèrent un unique débiteur avec des garanties solides, simplifiant ainsi le dossier. Quelle que soit la raison, cette configuration crée une séparation nette entre la relation de dette avec la banque, qui ne concerne que le signataire, et le droit de propriété sur le bien, qui appartient aux deux cotitulaires de l’acte de vente.

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Propriété du bien immobilier vs Titularité du prêt

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Il est crucial de comprendre la distinction fondamentale entre être propriétaire d’un bien immobilier et être titulaire d’un prêt immobilier. La propriété est définie par l’acte de vente, ce qu’on appelle l’acte notarié. Si ce document indique deux personnes comme acquéreurs, toutes deux sont propriétaires du bien selon les quotes-parts spécifiées (généralement 50 % chacun). Ce droit de propriété est indépendant de qui paie les mensualités du financement. En revanche, le contrat de prêt est un accord distinct, conclu entre la banque et l’emprunteur. Celui qui signe ce contrat est le seul débiteur aux yeux de l’établissement de crédit.

Cette scission a d’énormes conséquences pratiques. La banque, en cas de non-paiement des mensualités, ne peut se retourner légalement que contre le patrimoine du titulaire du prêt. Cependant, la garantie principale du prêt est l’hypothèque, qui est inscrite sur l’ensemble du bien, y compris les quotes-parts de propriété du partenaire non-emprunteur. Cela signifie qu’en cas d’insolvabilité grave, la banque a le droit de saisir et de mettre aux enchères la totalité du bien, même si l’un des propriétaires n’a aucune dette directe envers elle. Cette dynamique expose le copropriétaire non-débiteur à un risque significatif.

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Implications juridiques en cas de séparation ou de divorce

Lorsqu’une relation prend fin, la gestion d’un bien en indivision avec un prêt au nom d’une seule personne devient particulièrement complexe. Les conséquences juridiques varient en fonction du régime matrimonial du couple (s’il est marié) et des accords conclus. Pour les couples mariés sous le régime de la communauté de biens, le bien acheté pendant le mariage appartient aux deux, même si l’acte ne mentionne qu’un seul nom. La dette du prêt, cependant, reste personnelle au conjoint qui l’a souscrite. Sous le régime de la séparation de biens ou pour les couples non mariés (concubins), la propriété est divisée selon les quotes-parts indiquées dans l’acte notarié.

En cas de séparation, le conjoint titulaire du prêt reste le seul obligé de payer les mensualités. Cependant, le juge, en déterminant la pension alimentaire, peut tenir compte de cette dépense. Les solutions les plus courantes pour résoudre la situation sont au nombre de trois : la reprise du prêt, où un partenaire rachète la part de l’autre et assume l’intégralité de la dette (avec l’accord de la banque) ; la vente du bien immobilier pour rembourser la dette et partager le produit éventuel ; ou, s’il y a des enfants, l’attribution du logement à l’un des parents, qui continuera à y vivre.

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La protection du partenaire non titulaire du prêt

Le partenaire qui est copropriétaire du bien mais non titulaire du prêt se trouve dans une position vulnérable. Bien qu’il ait un droit de propriété réel sur le bien, il n’a aucun contrôle direct sur la dette qui le finance. Le plus grand risque, comme mentionné, est l’insolvabilité de l’emprunteur, qui pourrait entraîner la perte de la totalité du bien. C’est pourquoi il est fondamental d’adopter des mesures de protection préventives. L’outil le plus efficace est la convention sous seing privé, un accord rédigé entre les partenaires, de préférence avec l’aide d’un juriste.

Ce document peut régler les rapports internes, en établissant que, même si les mensualités sont payées depuis un seul compte bancaire, la charge économique est en fait partagée. Il peut définir les modalités de remboursement des sommes versées en cas de séparation ou de vente du bien, évitant ainsi des litiges futurs. Par exemple, on peut convenir que le partenaire non-emprunteur contribue aux dépenses par des versements périodiques ou que sa contribution soit considérée comme une forme de participation à l’investissement familial. Sans un accord écrit, prouver de telles contributions ultérieurement peut devenir extrêmement difficile.

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Aspects fiscaux et déductions d’intérêts

Un aspect souvent sous-estimé concerne les déductions fiscales sur les intérêts d’emprunt. La réglementation italienne est très claire : le droit à la déduction d’impôt sur le revenu (IRPEF) de 19 % n’appartient qu’à celui qui est à la fois titulaire du prêt et propriétaire du bien utilisé comme résidence principale. Dans le cas d’un bien en indivision et d’un prêt unique, le seul titulaire du financement peut déduire les intérêts, mais uniquement en proportion de sa quote-part de propriété. Par exemple, s’il possède 50 % du bien, il pourra déduire 19 % des intérêts calculés sur la moitié du montant maximum autorisé.

Cependant, certaines interprétations plus récentes et décisions de justice ont clarifié que, si l’emprunteur prend en charge l’intégralité du paiement, il peut déduire la totalité des intérêts, jusqu’au plafond maximum de 4 000 euros, à condition que le bien soit sa résidence principale. Le partenaire copropriétaire mais non-emprunteur, en revanche, n’a droit à aucune déduction, même s’il contribue financièrement au paiement des mensualités. Cette asymétrie fiscale représente un inconvénient économique qui doit être pris en compte. Pour une vue d’ensemble, il est utile de consulter le guide des déductions et avantages fiscaux sur les prêts immobiliers.

Solutions et alternatives pratiques

Avant d’opter pour la configuration “prêt à un, maison à deux”, il est sage d’évaluer des alternatives qui pourraient offrir plus d’équilibre et de sécurité. La solution la plus transparente et recommandée est de mettre le bien et le prêt aux deux noms. De cette manière, les droits et les devoirs sont équitablement répartis, et les deux partenaires peuvent bénéficier des déductions fiscales en fonction de leur quote-part. Bien que cela exige que les deux demandeurs aient des profils de crédit suffisants, cette option prévient la plupart des problèmes décrits.

Une autre possibilité est que le partenaire ayant moins de garanties de revenus intervienne non pas comme cotitulaire de la dette, mais comme garant ou tiers donneur d’hypothèque. Dans ce rôle, il ne devient pas débiteur direct, mais offre une garantie supplémentaire à la banque, renforçant ainsi la demande de prêt. Cette option peut être un bon compromis, même si elle comporte également des risques spécifiques. Pour mieux comprendre ce rôle, il peut être utile de lire l’article dédié au tiers donneur d’hypothèque, avec ses risques et avantages. Enfin, la consultation d’un notaire ou d’un conseiller financier est toujours l’étape la plus importante pour choisir la structure la plus adaptée à ses propres besoins.

Conclusions

disegno di un ragazzo seduto a gambe incrociate con un laptop sulle gambe che trae le conclusioni di tutto quello che si è scritto finora

Le choix de mettre le prêt au nom d’une seule personne et le bien en indivision est une solution à double tranchant. Si d’un côté elle peut faciliter l’accès au crédit, de l’autre elle introduit une série de complexités juridiques, fiscales et personnelles qui ne doivent pas être ignorées. Les risques, surtout pour le partenaire non-emprunteur, sont concrets et peuvent surgir de manière brutale en cas d’insolvabilité du débiteur ou de fin de la relation. La perte du droit à la déduction fiscale pour l’un des deux copropriétaires est un autre inconvénient économique à prendre en compte.

Pour aborder cette situation avec sérénité, le mot-clé est planification. Il est fondamental de dialoguer ouvertement, de comprendre en profondeur les droits et les devoirs de chacun et de formaliser les accords internes par le biais d’une convention sous seing privé. La consultation de professionnels tels que des notaires et des avocats n’est pas une dépense superflue, mais un investissement pour la protection de son propre avenir. Évaluer attentivement toutes les alternatives, comme la cotitularité des deux contrats ou l’utilisation de garanties, permet de trouver l’équilibre le plus juste pour un projet de vie aussi important que l’achat d’une maison.

Questions fréquentes

Que se passe-t-il si nous nous séparons et que la maison est en indivision mais pas le prêt ?

En cas de séparation, la propriété du bien reste partagée entre les deux partenaires selon les quotes-parts détenues. L’obligation de payer les mensualités du prêt, cependant, reste exclusivement à la charge de la personne qui l’a souscrit. La banque, en effet, ne se retournera que contre le titulaire du financement. Cependant, l’hypothèque inscrite en garantie du prêt grève l’ensemble du bien ; par conséquent, en cas de non-paiement, la banque pourrait saisir et vendre aux enchères la maison, y compris la quote-part de propriété du partenaire non titulaire du prêt. Les parties peuvent trouver un accord, comme la vente du bien ou la reprise du prêt par l’un des deux, mais en l’absence d’accord, la situation peut devenir complexe et nécessiter l’intervention d’un juge.

Qui peut déduire les intérêts d’emprunt dans cette situation ?

La déduction fiscale de 19 % sur les intérêts d’emprunt revient uniquement à la personne qui est à la fois titulaire du contrat de prêt et propriétaire du bien. Dans ce cas précis, comme le bien est en indivision, le seul titulaire du prêt pourra déduire 100 % des intérêts d’emprunt, jusqu’au plafond maximum de 4 000 euros, même s’il ne possède qu’une quote-part de la maison. Le copropriétaire qui n’a pas signé le contrat de prêt n’a droit à aucune déduction fiscale.

Si le titulaire du prêt ne paie pas, que risque le copropriétaire du bien ?

Le risque principal pour le copropriétaire non-emprunteur est la perte du bien. Si le titulaire du prêt cesse de payer les mensualités, la banque engagera des procédures de recouvrement de créance. Comme l’hypothèque est inscrite sur la valeur totale du bien en garantie du prêt, la banque peut procéder à la saisie et à la vente forcée de la maison, même si une partie de celle-ci appartient à une personne étrangère au contrat de prêt. Le copropriétaire, bien que n’étant pas débiteur direct, risque donc de perdre sa quote-part de propriété sans pouvoir s’opposer à l’action de la banque.

Comment le partenaire non titulaire du prêt peut-il se protéger ?

Pour se protéger, le partenaire non titulaire du prêt devrait formaliser les accords avec l’autre par le biais d’une convention sous seing privé. Ce document peut spécifier, par exemple, que les paiements effectués par le partenaire non-emprunteur pour la maison (comme contribution aux mensualités ou pour d’autres dépenses) constituent un prêt à rembourser en cas de séparation ou de vente du bien. Une autre solution est la reprise du prêt, par laquelle le partenaire non titulaire reprend la dette, mais cette opération nécessite le consentement de la banque. En général, la consultation d’un juriste avant d’adopter cette configuration est la forme de protection la plus efficace pour définir clairement les droits et les devoirs de chacun.

En cas de décès du titulaire du prêt, que se passe-t-il ?

Au décès du titulaire, la dette résiduelle du prêt est transférée à ses héritiers, ainsi que sa quote-part de propriété du bien. Si les héritiers acceptent la succession, ils deviennent responsables du paiement des mensualités restantes. Une option est de vérifier si une assurance-vie liée au prêt avait été souscrite, ce qui, dans ce cas, éteindrait la dette. En l’absence d’assurance, les héritiers peuvent décider de reprendre le prêt, de le rembourser par anticipation (éventuellement en vendant le bien) ou de renoncer à la succession. Le copropriétaire survivant devra se coordonner avec les héritiers pour gérer l’avenir de la propriété et de la dette.

Francesco Zinghinì

Ingénieur électronique expert en systèmes Fintech. Fondateur de MutuiperlaCasa.com et développeur de systèmes CRM pour la gestion du crédit. Sur TuttoSemplice, il applique son expertise technique pour analyser les marchés financiers, les prêts et les assurances, aidant les utilisateurs à trouver les solutions les plus avantageuses avec une transparence mathématique.

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