Prêt immobilier et intérêts de retard : une prescription après 5 ans ?

Les intérêts de retard sur un prêt immobilier se prescrivent-ils après 5 ans ? Découvrez quand s'appliquent les délais de prescription pour les intérêts impayés et comment vous protéger en cas de litige avec la banque, en analysant les récents arrêts de la Cour de cassation.

Publié le 04 Déc 2025
Mis à jour le 04 Déc 2025
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En Bref (TL;DR)

La question de la prescription des intérêts de retard sur un prêt immobilier est complexe : le délai court de 5 ans ou le délai ordinaire de 10 ans s’applique-t-il, et à partir de quand court-il ?

Dans cet article, nous analysons les délais et les conditions de la prescription pour les intérêts de retard, qui selon la loi est de cinq ans, en clarifiant cependant comment la jurisprudence l’applique différemment dans le cas spécifique des prêts immobiliers.

Nous approfondirons les délais et les modalités d’application de la prescription qui, sous certaines conditions, peut éteindre le droit de la banque à recouvrer ces intérêts.

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Le prêt immobilier représente pour de nombreux Français une étape fondamentale, l’aboutissement d’un rêve. C’est un engagement à long terme, un pacte de confiance avec la banque qui repose sur un équilibre de droits et de devoirs. Mais que se passe-t-il lorsque cet équilibre est rompu et que le paiement des mensualités devient un problème ? L’anxiété, l’inquiétude et une menace s’installent : les intérêts de retard. Ces coûts supplémentaires, véritables pénalités pour le retard, peuvent faire grimper la dette. La question qui se pose spontanément est : cette épée de Damoclès restera-t-elle éternellement suspendue au-dessus de nos têtes ? La réponse se trouve dans un concept juridique fondamental, la prescription, un mécanisme qui équilibre la tradition de la dette avec l’innovation de la protection du consommateur.

Comprendre le fonctionnement de la prescription des intérêts de retard n’est pas seulement un exercice technique pour les avocats, mais une information cruciale pour chaque citoyen. Cela signifie connaître ses droits et avoir les outils pour affronter avec plus de sérénité un moment de difficulté financière. Dans un monde où les règles financières sont de plus en plus complexes, la connaissance est la première forme de protection. Cet article vise à clarifier un sujet délicat, en expliquant de manière simple et directe quand et comment le droit de la banque à réclamer les intérêts de retard peut effectivement s’éteindre, offrant une perspective d’espoir et une voie de sortie.

Sablier marquant le passage du temps placé à côté d'un contrat de prêt immobilier et d'une calculatrice.
Comprendre les délais de prescription pour les intérêts de retard est essentiel pour la gestion de son prêt immobilier. Découvrez comment et quand ils s’appliquent.

Que sont les intérêts de retard ?

Lorsque l’on signe un contrat de prêt immobilier, on s’engage à rembourser le capital emprunté en payant des mensualités périodiques. Ces mensualités incluent une part de capital et une part d’intérêts, dits rémunératoires, qui représentent le « coût » de l’argent prêté par la banque. Cependant, si l’on manque une échéance ou si l’on paie en retard, un mécanisme différent se déclenche : les intérêts de retard. Il ne s’agit pas du coût du prêt, mais d’une pénalité pour l’inexécution. Leur fonction est double : d’une part, indemniser la banque pour le préjudice subi en raison du non-paiement ou du paiement tardif ; d’autre part, inciter le débiteur à respecter les échéances. C’est comme rendre un livre à la bibliothèque : la location a un coût (intérêts rémunératoires), mais si on le rend en retard, on paie une amende (intérêts de retard).

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La prescription : un concept clé

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En droit italien, aucun droit ne peut être exercé indéfiniment. La prescription est une institution juridique qui entraîne l’extinction d’un droit si son titulaire ne l’exerce pas pendant le délai fixé par la loi. Il ne s’agit pas d’une annulation de la dette, mais de la perte, pour le créancier, de la possibilité d’en réclamer le paiement en justice. La loi prévoit un délai de prescription ordinaire de 10 ans pour la plupart des droits de créance. Cependant, pour des types spécifiques d’obligations, il existe des « prescriptions abrégées », avec des délais plus courts. Cette distinction est fondamentale pour comprendre le sort des intérêts de retard.

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La prescription des intérêts : la règle des 5 ans

Nous arrivons ici au cœur du sujet. L’article 2948, numéro 4, du Code civil italien établit une règle claire : « se prescrivent par cinq ans […] les intérêts et, en général, tout ce qui doit être payé périodiquement par année ou à des termes plus courts ». La jurisprudence, y compris plusieurs arrêts de la Cour de cassation, a confirmé que cette norme s’applique à tous les types d’intérêts, y compris les intérêts de retard. Le droit de la banque à réclamer le paiement des intérêts de retard sur une mensualité impayée s’éteint donc après 5 ans. Ce principe découle de la nature autonome de la créance d’intérêts par rapport à celle du capital. C’est une forme de protection pour éviter que le débiteur ne reste exposé à des demandes de paiement pour une durée indéfinie.

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À partir de quand court la prescription ?

Comprendre à partir de quel moment le délai de prescription commence à courir est essentiel. Il existe une différence substantielle entre le sort du capital et celui des intérêts. Pour le capital restant dû du prêt, la Cour de cassation a clarifié que, s’agissant d’une dette unitaire même si remboursée par échéances, la prescription décennale ne court qu’à partir de l’échéance de la dernière mensualité du plan d’amortissement. Pour les intérêts de retard, en revanche, la situation est différente. La prescription quinquennale commence à courir à partir de l’échéance de chaque mensualité impayée. Si une mensualité qui devait être payée le 1er septembre 2020 n’est pas réglée, le droit de la banque à réclamer les intérêts de retard sur *cette mensualité spécifique* se prescrira le 1er septembre 2025. Pour faire face aux conséquences d’une mensualité de prêt impayée, il est crucial de connaître ces délais.

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Comment la prescription est-elle interrompue ?

La prescription n’est pas un processus inéluctable. Elle peut être « interrompue », et dans ce cas, le décompte repart de zéro. L’interruption se produit principalement de deux manières. La première est une action formelle du créancier, comme l’envoi d’une lettre de mise en demeure par courrier recommandé avec accusé de réception ou par Courrier Électronique Certifié (PEC), ou encore l’engagement d’une action en justice. Un simple appel téléphonique ou un e-mail ordinaire ne sont pas suffisants. La seconde manière est une reconnaissance de la dette par le débiteur, par exemple en effectuant un paiement partiel ou en demandant une renégociation de la dette. Il est donc fondamental de prêter la plus grande attention à toute communication reçue et envoyée. En cas de litige, des outils comme l’ Arbitre Bancaire et Financier peuvent offrir une voie de résolution alternative au tribunal.

L’impact de la tradition et de l’innovation

Le sujet de la prescription des intérêts de retard se situe au carrefour de la tradition et de l’innovation. La culture méditerranéenne, et en particulier la culture italienne, considère la propriété immobilière comme un pilier de la stabilité familiale, et le prêt immobilier comme un engagement quasi sacré, basé sur le principe traditionnel que « les pactes doivent être respectés ». D’autre part, l’innovation juridique, également poussée par les réglementations européennes de protection des consommateurs, a introduit des outils comme la prescription abrégée pour rééquilibrer la position entre le contractant fort (la banque) et le faible (le client). Cette évolution protège le débiteur d’une exposition à la dette potentiellement illimitée, garantissant la sécurité juridique. La prescription devient ainsi un pont entre le devoir d’honorer ses dettes et le droit de ne pas être poursuivi éternellement par celles-ci, un exemple de la manière dont la loi s’adapte pour équilibrer des valeurs anciennes et des nécessités modernes. Comprendre toutes les clauses contractuelles avant de signer est la première étape pour une gestion sereine de son financement, c’est pourquoi il est utile de consulter un guide sur ce qu’il faut lire avant de signer un prêt immobilier.

Conclusions

disegno di un ragazzo seduto a gambe incrociate con un laptop sulle gambe che trae le conclusioni di tutto quello che si è scritto finora

En résumé, la loi offre une issue au cauchemar des intérêts de retard : la prescription quinquennale. Ce délai court à partir de l’échéance de chaque mensualité et représente une protection importante pour le débiteur. Cependant, il est fondamental de se rappeler que la prescription n’opère pas automatiquement ; c’est au débiteur de l’invoquer, c’est-à-dire de la faire valoir formellement, au moment où la banque avancerait une demande de paiement pour des intérêts désormais prescrits. La gestion d’un prêt immobilier, surtout dans les moments difficiles, exige attention et conscience. Conserver toute la documentation et ne pas hésiter à s’adresser à un professionnel ou à une association de consommateurs sont des étapes essentielles. Connaître ses droits, comme celui relatif à la prescription, n’est pas une invitation à ne pas payer ses dettes, mais l’outil le plus puissant pour affronter les difficultés financières avec lucidité et défendre sa sérénité économique.

Questions fréquentes

En combien de temps se prescrivent les intérêts de retard sur un prêt immobilier ?

En règle générale, le droit de recouvrer les intérêts de retard se prescrit par cinq ans. Ce délai, établi par l’article 2948, n° 4 du Code civil italien, s’applique à tous les intérêts et aux prestations payables périodiquement. Cependant, des arrêts récents de la Cour de cassation ont précisé que si les intérêts, qu’ils soient rémunératoires ou moratoires, sont intégrés dans les mensualités du plan d’amortissement, ils suivent la prescription décennale de la dette principale, qui court à partir de la date d’échéance de la dernière mensualité du prêt.

Quelle est la différence entre les intérêts de retard et les intérêts rémunératoires ?

Les intérêts rémunératoires représentent la compensation que le débiteur paie à la banque pour avoir reçu une somme d’argent en prêt. Ils sont, en pratique, le ‘coût’ de l’argent. Les intérêts de retard, en revanche, ont une fonction punitive et indemnitaire. Ils ne sont appliqués que lorsque le débiteur est en retard dans le paiement d’une ou plusieurs mensualités et se substituent aux intérêts rémunératoires pour la période du retard, en se calculant uniquement sur la mensualité échue.

Que se passe-t-il si la banque envoie une lettre de relance pour une mensualité impayée ?

L’envoi d’une lettre de relance, comme un courrier recommandé ou une PEC (Posta Elettronica Certificata – Courrier Électronique Certifié), par laquelle la banque demande formellement le paiement de la mensualité échue, interrompt le délai de prescription. Cela signifie qu’à partir de la réception de la communication, le décompte des cinq ans pour la prescription des intérêts de retard repart de zéro. Pour que l’acte soit valide, il doit manifester de manière claire et sans équivoque la volonté de la banque de faire valoir son droit.

À partir de quand commence à courir la prescription des intérêts de retard ?

La prescription pour les intérêts de retard individuels commence à courir à partir de la date d’échéance de chaque mensualité impayée. Cependant, la jurisprudence de la Cour de cassation a clarifié un point fondamental : le contrat de prêt immobilier est considéré comme une obligation unitaire. Si les intérêts font partie intégrante des mensualités, la prescription, dans ce cas décennale, ne court pas à partir de l’échéance des différentes mensualités, mais à partir de la date d’échéance de la dernière mensualité prévue par le plan d’amortissement.

La prescription des intérêts de retard est-elle toujours et uniquement de cinq ans ?

Non, pas toujours. Bien que la règle générale pour les intérêts soit la prescription abrégée de cinq ans, dans le cas spécifique des prêts immobiliers, la situation est plus complexe. La jurisprudence prévalente, y compris une ordonnance récente de la Cour de cassation (n° 4232/2023), établit que si les intérêts moratoires sont inclus dans les mensualités du plan d’amortissement, leur droit au recouvrement est lié à celui du capital. Par conséquent, la prescription ordinaire de dix ans s’applique, laquelle ne commence à courir qu’à partir de l’échéance de la dernière mensualité du prêt.

Francesco Zinghinì

Ingénieur électronique expert en systèmes Fintech. Fondateur de MutuiperlaCasa.com et développeur de systèmes CRM pour la gestion du crédit. Sur TuttoSemplice, il applique son expertise technique pour analyser les marchés financiers, les prêts et les assurances, aidant les utilisateurs à trouver les solutions les plus avantageuses avec une transparence mathématique.

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